Les Brèves

    Comment le marché de Noël est-il sécurisé ?

    Tours

    60 chalets, 75 exposants et des milliers de visiteurs attendus tout au long du mois de décembre... La féerie de Noël a conquis Tours. Mais derrière les stands de chichis, de vin chaud ou encore de bijoux de créateurs, c’est toute une organisation qui a dû être mise en place, notamment du point de vue sécuritaire. marie deroubaix


    75 000 euros. C’est le budget alloué cette année pour la sécurisation du marché de Noël de Tours. L’année dernière, il était de 105 000 euros car il avait duré une semaine de plus. Mais « le dispositif n’a pas changé », explique-t-on. Des inspections visuelles sont réalisées par les agents de sécurité, à l’égard des personnes pénétrant dans l’enceinte du marché de Noël. L’ouverture des manteaux peut être demandée. Un rituel qui est presque « rentré dans les mœurs », pour Henri Rousseau, adjoint à la sécurité. Depuis les attentats qui ont frappé la France, et un an après l’attaque au camion-bélier sur un marché de Noël à Berlin le 19 décembre 2016, ce genre d’événements est très surveillé. « Vigipirate est toujours en vigueur, jusqu’en février 2018 », explique l’élu. Ainsi, des sentinelles sont là pour assurer des rondes, et la présence de la police municipale est renforcée. La police nationale, de son côté, assure également une partie de la sécurité. Des blocs de béton anti-intrusion sont disposés aux deux entrées du site, et trois caméras de surveillance « balaient la place où l’ensemble des visiteurs déambulent ». Si les moyens déployés pour la sécurisation de l’événement sont importants, pour Henri Rousseau, il est préférable que les forces de l’ordre se fondent dans la foule, en privilégiant « la discrétion ». Une discrétion qui en étonne certains, à commencer par un exposant, qui explique que si les fouilles sont bien visibles le week-end, « en semaine elles sont inexistantes. Ce n’est pas logique. On fait dans la demi-mesure. Pourquoi inspecter les visiteurs le week-end et pas en semaine ? ». À la mairie, on explique simplement que face à l’affluence des visiteurs le week-end, les précautions y sont renforcées, mais qu’il existe bien une inspection visuelle pour chaque personne entrante, même en semaine. Quoi qu’il en soit, la plupart des visiteurs déambulent de stand en stand sans se préoccuper de ces mesures, comme Michelle, 67 ans : « je n’ai pas de sentiment d’insécurité ». Et tant mieux ! Même si, comme le rappelle Henri Rousseau, « le risque zéro n’existe pas. » 

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