Les Brèves

    2018 une année qui sera peut-être un tournant

    Financer son achat immobilier

    Fabien Verrier, directeur de l’agence à Tours de La centrale de financement annonce un début d’année plutôt positif. Pour autant, la guerre que se livrent les sociétés d’assurance et les banques pourrait contraindre à une lutte qui ne serait qu'au bénéfice des acquéreurs. Mais 2018 devrait encore être une année pour faire de bonnes affaires.

    Comment s’est comporté le marché en 2017 et quels sont les premiers signaux pour 2018 ?

    Fabien Verrier : Ce fut une bonne année. Nous travaillons peu sur le rachat de crédit, nous sommes plutôt tournés vers les primo-accédants, les investisseurs… C’est plutôt notre cible. Et globalement 2017 a été une bonne année, même si l’on a pu ressentir un ralentissement un peu difficile à expliquer à partir d’octobre.

    Le début d’année 2018 repart plutôt bien avec des retours assez rapides, même si on entend dire que les taux remontent. Pour ce qui nous concerne comme nous avons des accords avec des acteurs bancaires, malgré la grille initiale, et en fonction du projet, on est encore en capacité de négocier.

    Il semble que 2018 sera plus chaotique avec une guerre qui s’annonce entre les assureurs et les banques sur le marché de l’immobilier. Vous craignez cette tension ?

    Fabien Verrier : Cela fait un petit moment que les banques ont compensé les taux très bas par les assurances. La loi Hamon permettait déjà aux gens de changer d’assurance pendant douze mois. Les banques avaient obtenu que ce départ ne pouvait se faire que sur des garanties équivalentes. Mais cela va changer. Les acquéreurs vont vouloir comparer et il peut y avoir des écarts assez importants. L’assurance peut représenter 40 % du coût du prêt.

    Mais pour ce qui est de cette « guerre » annoncée, toutes les offensives et les contre-offensives sont déjà dans les tiroirs.

    Que recherchent vos clients principalement ?

    Fabien Verrier : Des maisons, dans l’ancien principalement et plutôt en périphérie de Tours. Autant certains veulent se rapprocher de leur travail, autant d’autres iront dans des communes plus éloignées à condition que les infrastructures communales et éducatives soient de qualité.

    Qu’espérez-vous pour 2018 ?

    Fabien Verrier : On espère un développement des ventes évidemment et pourquoi pas les premiers effets du passage en métropole que nous ne ressentons pas encore. On espère aussi ne pas subir le contrecoup avec la réduction relative du PTZ. Mais globalement on sent que cela repart au point que nous avons ouvert une seconde agence dans la métropole.

    Les Brèves