Les Brèves

    Jeu (d’)rôle à Tours !

    Loisirs

    « Donjons et dragons » est l’un des jeux de rôle les plus connus... Cité dans des séries à la mode comme « The big bang theory » ou encore « Stranger things », nous avons voulons comprendre la mécanique de ce type de jeux. Nous sommes partis à la rencontre de Michael Lys, adhérent à l’association tourangelle « De cape et de dés », qui a créé son propre jeu de rôle.

    marie olympe deroubaix

    Se mettre dans la peau d’un nain, d’un elfe ou encore d’un demi orque-humain, et plonger dans un univers où les continents sont formés par la « cité des arbres du bois sacré », la « capitale des lutins » ou encore la « cité des gobelins »... C’est ce que propose le jeu de rôle « Adra, le destin du premier monde », créé par un Tourangeau de 26 ans, Michael Lys. Les jeux de rôle ne sont pas comme les jeux de société classiques. Ici, « on interprète son propre personnage, et on fait des choix quasi illimités », explique Michael. En somme, on se met dans la peau de qui on veut, et on imagine son histoire : « Si tu la joues sérieux, tu peux faire de la diplomatie en essayant de créer des accords entre ton groupe de personnages et une grande famille, ou au contraire tu peux déclencher une guerre... Si tu la joues WTF, tu peux interpréter un nain qui adore picoler... » Tout ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que chacune des actions du joueur aura une conséquence dans le jeu, et à chaque fois qu’on lance les dés, le sort peut être plus ou moins clément avec son personnage. Par exemple, si on décide de s’attaquer à un monstre bien plus fort que soit, et que notre score aux dés est bon, on peut tout de même réussir à le combattre.

    De l’improvisation et du théâtre

    Dans chaque jeu de rôle, il y a un maître du jeu pour narrer l’histoire de base et guider les joueurs. Un maître du jeu qui doit être particulièrement imaginatif : « C’est un peu comme l’effet papillon : chaque chose que fait le groupe de joueurs aura une répercussion sur l’univers du jeu et amènera à l’une des fins que j’ai imaginée. » Le jeu peut se jouer en « one shot », c’est-à-dire en une seule partie, qui peut durer facilement plusieurs heures, ou en plusieurs parties qui elles peuvent s’étendre sur un ou même deux ans ! Les passionnés se retrouvent régulièrement le vendredi soir à l’espace Courteline, où des soirées jeux sont organisées par l’association « De cape et de dés ». Michael en est le vice-trésorier depuis le début de l’année scolaire. On l’y voit souvent jouer le maître du jeu d’« Adra, le destin du premier monde ». L’occasion pour lui de tester son jeu auprès de plusieurs publics, et de toujours l’améliorer : « je travaille sur différents scénarios possibles pour peaufiner l’univers avec plus de créatures, plus d’histoires secrètes, et plus de quêtes ». Il recherche actuellement un éditeur et est suivi par une structure d’aide aux entrepreneurs. Cet amoureux des jeux, des mangas et autres bandes dessinés, baigne dedans depuis plusieurs années. Tout a commencé lorsqu’il a découvert les « livres dont vous êtes le héros ». Cela lui a ensuite donné l’envie de découvrir les jeux de rôle. Un loisir qui nécessite également d’aimer le théâtre, puisque chacun des joueurs peut mimer les gestes de son personnage, et mener les conversations avec les autres joueurs comme s’il était dans sa peau. Alors si vous mourez secrètement d’envie d’interpréter le rôle d’une licorne qui sauve le monde, il est temps de vous lancer !

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    • L’association « De cape et de dés » compte plus de 80 adhérents. Les joueurs se retrouvent tous les vendredis soir en période scolaire, et un samedi par mois. Les nouveaux joueurs ont le droit à une soirée découverte gratuite. Ensuite, il faut débourser 1 euro par soirée, ou devenir adhérent pour 15 euros par an. (Chaque personne peut devenir à tout moment adhérent en déduisant les sommes déjà déboursées au cours des précédentes soirées).