Les Brèves

    LE « MARÉCHAL » FERRAND MONTERA AU PERCHOIR

    Rencontres parlementaires LREM au Vinci

    Il fut l’un des artisans de la victoire d’Emmanuel Macron et l’un de ses premiers soutiens. Sa nomination en tant que président de l’Assemblée nationale aurait même pu intervenir dès l’après législatives si une « affaire » judiciaire ne l’avait pas mis sous les projecteurs. Pour Philippe Chalumeau, le plus important c’est d’avoir eu un vote clair où chacun s’est exprimé « en son âme et conscience ». philippe hadef

    Philippe Chalumeau était tout sourire. Et pour cause, c’est dans sa ville que le député LREM a pu rassembler l’ensemble des députés de son parti, auxquels il faut ajouter la présence du Premier ministre, « patron » par excellence de la majorité et une pléiade de ministres. Une occasion rêvée pour mettre en lumière la ville de Tours et son environnement patrimonial.

    Il y eut même, en marge des travaux réalisés au cœur du Vinci – des ateliers étaient organisés dès l’après-midi du vote ainsi que le lendemain – une rencontre entre Philippe Briand, président de la Métropole ainsi que Christian Bouchet, maire de Tours et Édouard Philippe. Ils ont même trinqué ensemble et échangé quelques mots que l’on imagine proche des préoccupations de ces deux élus de terrain.

    Philippe Chalumeau qui a orchestré ces deux journées à Tours n’était, lui, pas mécontent de cette déferlante médiatique, même si ces derniers se sont souvent focalisés sur l’absence d’une femme au perchoir ce que le vote à bulletin secret n’a pas réussi à faire émerger. C’est même avec une majorité très prononcée (64 %) que Richard Ferrand a été désigné comme candidat du groupe LREM à la présidence de l’Assemblée nationale.

    « La justice fait son travail »

    Il n’en reste pas moins que l’affaire des Mutuelles de Bretagne qui a suscité un premier non-lieu puis une nouvelle constitution de partie civile dans le sillage d’une nouvelle plainte de la part de l’association anti-corruption Anticor est encore une épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête.

    Pour l’heure, Richard Ferrand n’est toujours pas mis en examen. Mais il y a 15 mois, en juin 2017, alors ministre, il avait dû être exfiltré pour prendre la présidence du groupe LREM à l’Assemblée nationale en attendant des jours meilleurs.

    Cette fois, et alors que l’instruction est toujours en cours, cette place de quatrième personnalité la plus importante de l’État ne lui a pas échappé. Et quand on posa la question de son attitude en cas de mise en examen, son entourage proche n’est pas allé par quatre chemins et a confirmé que, même dans ce cas de figure hypothétique, « il ne quitterait pas la présidence de l’Assemblée nationale ».

    Qui vivra verra... en quelque sorte. D’autant que, pour l’heure, rien ne laisse présager une mise en examen et la présomption d’innocence reste la règle, ce que rappelle Philippe Chalumeau : « les parlementaires ont voté en leur âme et conscience. Et il a notamment déjà démontré sa capacité à travailler en équipe. Pour le reste la justice fait son travail ».

    « On n’est pas toujours compris »

    Nous avons profité de la présence de Philippe Chalumeau pour le faire réagir sur les derniers événement politiques et notamment le départ de Nicolas Hulot qui, par le jeu des chaises musicales, offre aujourd’hui le perchoir à Richard Ferrand. « L’exercice au sein d’un ministère est quelque chose de difficile. Nicolas Hulot est plus un militant dans l’âme. Il n’empêche que malgré ce qu’il a pu exprimer, ce gouvernement a le meilleur bilan écologique de la 5è République ». Et on imagine que François de Rugy, plus aguerri aux vicissitudes de la gestion ministérielle fera moins de vagues et avancera au pas cadencé qu’on voudra bien lui imposer.

    Quant à la cote de popularité d’Emmanuel Macron, cela ne fait pas frémir le député : « C’est l’exercice du pouvoir. Quand on prend des décisions on n’est pas toujours compris et les résultats ne sont pas immédiats. Mais il est évident aussi que pour redistribuer de la richesse il faut d’abord en créer. Et notre rôle est de redonner de la dynamique aux entreprises ». 

    Les Brèves

    • Municipales 2020

      « Nous serons partout, ou presque »

      À Tours, face à une droite morcelée, une gauche qui cherche à se reconstruire, La République en Marche sent une opportunité sans pour autant l’afficher mais « un mouvement pour exister a besoin d’un attachement local » et quel meilleur exercice que celui des municipales qui se profilent à l’horizon de 2020 ?

      Et d’ailleurs, le lancement de cette opération « conquête » de la Touraine débutera le 29 septembre prochain à Chinon avec trois thématiques : le commerce de centre-ville, le développement durable et la mobilité ».

      Et la formule qui devrait être appliquée dans le département ne dérogera pas aux précédentes campagnes de LREM : questionnaire en porte-à-porte dans toutes les villes du département « pour créer une dynamique et écouter ce que les habitants veulent vraiment ».

      Mais LREM ne sera pas partout présent comme lors des précédentes législatives et les élus Macron-compatibles « s’ils ont fait du bon travail et que leur projet nous paraît intéressant, nous n’irons probablement pas mettre un candidat en face » ajoute Philippe Chalumeau.

      Aucun doute en revanche sur la constitution d’une liste pour Tours. Mais impossible de faire lâcher un nom ou le portrait-robot du prochain ou prochaine tête de liste : « on aime rester maître des horloges. Mais pour moi qui suis médecin, la première étape c’est de faire un scanner de la ville et peut-être quelques examens complémentaires avant de poser un diagnostic. Ensuite, après cette restitution, nous en viendrons au projet. Puis enfin à l’incarnation de celui-ci ».