Les Brèves

  • 19,3 %

    C’est le taux de pauvreté recensé dans la ville de Tours par l’Observatoire des inégalités.

  • PRESQUE 6 000 PAUVRES À JOUÉ-LÈS-TOURS

    L’Observatoire des inégalités a recensé les taux de pauvreté dans les villes de plus de 20 000 habitants. Joué-lès-Tours en fait donc partie. Dans cette commune, sur les 35 971 personnes dans les ménages fiscaux, 5 946 sont en situation de pauvreté, soit 16,5 %. Avec Tours, ce sont les deux communes recensées dans le département de l’Indre-et-Loire. 

L’INDRE-ET-LOIRE VA EXPÉRIMENTER LE « PLAN PAUVRETÉ »

Politique : D’ici la fin de l’année, notre département doit échanger avec les Tourangeaux et les associations pour mettre en place la stratégie gouvernementale de lutte contre la pauvreté. Caire Seznec

Jeudi dernier, Emmanuel Macron, le président de la République, a présenté sa stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté, plus communément appelé « Plan pauvreté ». Les grandes lignes concernent un investissement dans la petite enfance (jusqu’à 6 ans), un renforcement de l’accompagnement des jeunes sans solution (de 16 à 25 ans), et la simplification du système de prestations sociales notamment avec la mise en place d’un « revenu universel » regroupant plusieurs allocations sociales. L’ensemble des départements français devrait y travailler à partir de l’année prochaine.

Quid de l’hébergement d’urgence ?

Mais, théoriquement, dès cette année, une première phase d’expérimentation doit être lancée dans une dizaine de territoires, dont l’Indre-et-Loire. Cette annonce a réjoui Philippe Chalumeau, député de Tours, qui s’est exprimé en ces termes : « le Département a très largement contribué aux différents ateliers menés en vue de ce plan d’investissement inédit pour faire plus pour ceux qui ont moins (...) ». Côté associatif, Entraides et Solidarité 37 estime « plutôt positif dans la tonalité générale » le plan proposé par le gouvernement notamment en ce qui concerne l’insertion et l’accompagnement des publics en grande difficulté. Seul bémol, d’une part, l’hébergement d’urgence. « À Tours, comme dans d’autres villes, nous avons beaucoup de refus au 115, précise Éric Lepage, directeur général d’Entraides et Solidarité 37. On n’a pas entendu de mesures importantes pour endiguer cette problématique pourtant forte. » D’autre part, ce dernier a attendu une annonce de construction de logements accessibles aux très bas revenus. « Certes, il y a des logement sociaux mais certaines familles ne peuvent même pas y louer un appartement, lance-t-il. Elles ont de trop faibles ressources. »

Des rencontres à Tours

Le choix du gouvernement d’expérimenter sa stratégie dans notre département n’est sans doute pas anodin : selon l’Observatoire des inégalités, la ville de Tours recense un taux de pauvreté de 19,3 %, « soit 5 % de plus que la moyenne française ». Cela représente 23 172 personnes sur les quelque 120 000 personnes dans les ménages fiscaux. Le député Philippe Chalumeau doit organiser une série de rencontres avec les Tourangeaux et plusieurs associations pour échanger à propos du « plan pauvreté ». 

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