Les Brèves

    ACHAT D'UN ORDINATEUR, DES COUPS DE POUCE MÉCONNUS PAR LES ÉTUDIANTS

    DROIT : Le coût des études ne cesse d'augmenter?: entre le logement, les frais de scolarisation, la vie étudiante ou encore les transports, il est bien souvent difficile de boucler les fins de mois. L'achat de matériel informatique, pourtant devenu indispensable à la réussite d'un cursus, devient vite secondaire. Heureusement, des aides existent.

    La France se situe dans la moyenne des pays européens en matière de frais de scolarité. En Angleterre, les étudiants paient 100 % de leur inscription, ce qui met le ticket d'entrée à 5?000 €. C'est 0 % dans les pays scandinaves, qui offrent en plus des bourses pour soutenir les frais annexes (logement, transport, etc.). Dans l'Hexagone, il faut compter entre 100 et 1?000 € pour entrer dans le premier cycle de l'enseignement supérieur (bac +3). Or, ces chiffres ne prennent pas en compte le coût de la vie étudiante qui, lui, ne fait qu'augmenter. Selon les syndicats Unef et Fage, un étudiant qui ne bénéficie d'aucune bourse et qui n'habite pas chez ses parents doit débourser près de 2?400 € pour couvrir les frais d'une rentrée en faculté. Cette somme inclut les dépenses courantes (logement, internet, transports, habillement, etc.) et celles plus spécifiques à la rentrée en université (inscriptions, Sécurité sociale étudiante, matériel, fournitures, etc.). L'augmentation des loyers dans certaines grandes villes ainsi que celle des frais de transport ont porté un coup rude, ces dernières années, aux finances des étudiants. Beaucoup doivent composer avec un budget réduit en opérant des coupes drastiques dans des dépenses qui peuvent apparaître secondaires, comme le matériel informatique. Or, un bon ordinateur couplé à une tablette est devenu un allié indispensable à la réussite d'un cursus secondaire. L'investissement de départ étant important, cet effort est de moins en moins fait par les étudiants qui ne savent pas nécessairement que des aides existent.

    Des coups de pouce bienvenus

    Il est tout d'abord possible de se tourner vers la CAF pour financer l'achat de matériel informatique (tablette, PC, ordinateur portable), sous la forme d'un microcrédit dont une partie est supportée par un prêt à taux zéro et, selon les ressources, par une subvention qui ne peut excéder 400 €. L'avantage est que les mensualités sont petites (de l'ordre de 15 €), mais l'on doit rembourser l'intégralité du prêt.

    Certaines régions viennent également en aide à leurs étudiants, mais les disparités entre les localités sont importantes. Le financement et les conditions d'attributions sont décidés au niveau du conseil général : il faut donc se tourner vers les référents présents dans la mission locale de son département. Les académies les plus généreuses offrent jusqu'à 500 € pour s'équiper.

    Les marques elles-mêmes entendent contribuer à résorber de la fracture numérique. Si c'est là une bonne occasion pour elles de capter une première clientèle, les réductions offertes aux étudiants sont intéressantes, aussi bien en matière de matériel (Apple et son programme spécial, Sony et ses -7 % sur les portables, etc.) que de logiciels (Microsoft Office et sa formule Université pour 79 € pour 4 ans).

    Enfin, il ne faut pas hésiter à se tourner vers les banques. Certaines, comme le CIC, proposent l'ordinateur à 1 € par jour, et toutes ont des prêts à taux très faible pour les étudiants. L'investissement sera dans tous les cas rentabilisé.

    Un site pour s'y retrouver

    L'accès à l'information sur ces aides n'est pas des plus simples et les conditions d'exigibilité restent pour le moins obscures. Une plateforme, www.fibii.co, rassemble de manière simple, compréhensible et personnalisée l'ensemble des coups de pouce auxquels peut prétendre un étudiant. C'est un excellent point de départ pour défricher cette jungle administrative. Il suffit de s'inscrire, d'entrer certaines informations relatives à sa situation, notamment financière, et le tour est joué. 

    Les Brèves