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    coureurs ont participé au Paris-Tours 2018 dimanche dernier

UN PARIS-TOURS JONCHÉ DE CREVAISONS

Cyclisme

Dimanche dernier, la 112e édition du Paris-Tours a signé la fin du règne des sprinteurs. Mais son tracé a été vivement critiqué. À tel point que certains ne souhaitent plus s’inscrire pour cette course cycliste. Claire Seznec

Dimanche dernier, la course cycliste du Paris-Tours, appelée la « classique des feuilles mortes » a eu son lot de surprises. Cette année, la fin du parcours entre Chartres et Tours, long de 214,5 km, était de vignes, de terres calcaires et de montées. Pour certains cyclistes, notamment pour les sprinters habitués du terrain plat, ça a donc été difficile de défendre sa place dans le peloton. Le directeur sportif de la Team Direct Énergie a d’ailleurs estimé que le Paris-Tours était cette année le « championnat du monde des crevaisons », c'est ce qui a été prouvé. Entre les pierres qui roulent et la poussière, les conditions n’étaient pas forcément rassemblées pour tous.

« C’était un parcours incroyable »

Reste que les derniers kilomètres ont permis à Soren Kragh Andersen de remporter sa toute première victoire dans une course « classique ». Peu après son arrivée à Tours, après 4 h 37 de course, il a déclaré avoir « un peu de mal à y croire » : « c’était un parcours incroyable, ça m’a plu, même si certains secteurs étaient un peu dangereux ». Mais d’autres ont beaucoup moins apprécié, malgré de belles courses. Le Français Benoît Cosnefroy, arrivé 3e, a d’ailleurs précisé, au micro de France 3, qu’il n’est « pas sûr que ce soit ça, le vélo », à propos du tracé. Alors que deux coureurs de Quick-Step (Niki Terstra arrivé 2e et Philippe Gilbert arrivé 8e) sont dans les dix premiers, le directeur de l’équipe a même tweeté qu’il ne participerait plus au Paris-Tours dans les années à venir : « cela n’a rien à faire dans une course sur route. Même si on gagne, c’est la dernière fois que nous participons à cette course. » La sentence est donc tombée. De son côté, le directeur de la course du Paris-Tours a lui-même reconnu que « c’était limite par endroits » et a promis de « réajuster les choses ». Finalement, cette édition tant attendue par son renouveau, a-t-elle été un flop ?

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