Les Brèves

  • AGRI’ÉCOUTE : DÉJÀ 4 000 APPELS DE DÉTRESSE

    Créé en octobre 2014 par la MSA, dans le cadre de son plan de prévention du suicide en agriculture, ce service téléphonique d’écoute téléphonique de la MSA (09 69 39 29 19), destiné à la population agricole en difficulté, est accessible 24 h/24 et 7 jours sur 7.

    Il permet ainsi à tout adhérent de la MSA de dialoguer anonymement, à tout moment, week-end et nuit compris, avec des psychologues cliniciens.

    Depuis sa création en octobre 2014, Agri’Écoute a traité plus de 4 000 appels au plan national.

ENTRE ESPÉRANCES ET INQUIÉTUDES

Retraités agricoles

La réforme des retraites, qui met un terme à la multiplication des régimes, ouvre une voie de négociation pour les agriculteurs. Depuis des années, ces derniers demandent que leur régime et la diversité des parcours soient pris en compte. Philippe Hadef

La Confédération paysanne rappelle qu’en agriculture, « le niveau moyen de pension est de 740 € mensuels ». Dans un communiqué du 11 octobre 2018, le syndicat demande que « le nouveau système donne corps à une véritable solidarité financée aussi par des prélèvements sur les plus hauts revenus au bénéfice des pensionnés les moins bien lotis. Si la solidarité doit être assurée par l’État, elle est aussi l’affaire de tous les cotisants. » Et ajoute que : « Le gouvernement doit cesser de reporter la question de la revalorisation des pensions agricoles actuelles. ».

Pour la Mutuelle sociale agricole (MSA), « la confiance dans le système de retraite ne sera confortée que par l’équité de traitement entre les assurés et la lisibilité des droits et des financements ». Pour autant, la Mutuelle Sociale Agricole partage les objectifs généraux de la réforme et compte notamment sur la notion de système universel « lisible et applicable à tous ».

Un minimum garanti

Il y a toutefois un « mais » qui alimentera probablement les prochaines rencontres car si le principe de la réforme est positivement reçu, « elle devra néanmoins tenir compte des spécificités de certains secteurs », ajoute la MSA, « afin de maintenir des mécanismes de solidarité interprofessionnels qui visent à garantir un niveau de pension décent. Pour les agriculteurs, et en premier lieu les non-salariés, il est nécessaire que la réforme prenne en compte la faiblesse et la volatilité des revenus professionnels agricoles ».

Dans ce cadre précis, la MSA fait des propositions qui rejoignent les demandes des organisations syndicales avec notamment « l’harmonisation entre salariés et non-salariés du montant et des conditions d’attribution de la pension de retraite minimale, qui doit garantir au minimum 85 % du SMIC ; le financement de ce minima contributif par les cotisations mais également par la solidarité nationale (impôt et/ou CSG) ».

Et comme il s’agit de mettre à plat le système et de mettre un terme à la multiplicité des systèmes, elle propose que cette réforme, notamment pour le système de pensions de réversion, soit le même pour tous les assurés, sur la base notamment « du maintien de la majoration actuelle de pension de réversion, pour les plus bas revenus, à 60 % de la pension du conjoint décédé et l’ouverture de ces mêmes droits dans le cadre du Pacs ». 

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