Les Brèves

  • Rendez-vous le 27 janvier

    La prochaine Marche pour le Climat de Tours a lieu le dimanche 27 janvier, à 14h30, sur la place de la Préfecture. Lors de cette manifestation, le mouvement des Coquelicots va être présent et Annie Bouchet souhaite créer un champ de coquelicots, fabriqués à la main. Ensuite, à partir de 16h30, les associations de défense et de protection de l’environnement vont se rendre dans un village associatif, sur la place de la Victoire. Des stands et des ateliers vont y être organisés jusqu’en fin d’après-midi.

  • À SAVOIR

    Indre-et-Loire

    Traiter des milliers de déchets

    D’ici la fin de l’année 2020, un centre de tri automatisé interdépartemental devrait ouvrir dans la zone d’activités du Cassantin, au nord de Tours. D’un coût estimé à 25 millions d’euros, il pourrait recevoir les déchets de l’Indre-et-Loire mais aussi d’un quart de la Sarthe et de Blois et donc pourrait traiter 50 000 tonnes de déchets par an. Son ouverture devrait entraîner la fermeture du centre de tri de La Riche, de Loches et de Chinon. Une quinzaine de techniciens vont être recrutés.

    Tours

    À deux roues sur l’avenue

    La protection de l’environnement et du climat passe également par les modes de transport doux, comme le vélo. Néanmoins, le collectif Cycliste 37 s’estime aujourd’hui « oublié », notamment sur l’avenue Grammont, à Tours, malgré l’annonce de la requalification de la voie. Il se dit déçu : « aucune mesure significative n’est prévue pour améliorer le quotidien des cyclistes ; ils seront condamnés à circuler, soit sur des voies encombrées par des voitures, soit sur des aires piétonnes ». Alors, Tours est-elle réellement la capitale du vélo ?

    Tours

    Le climat tient conférence

    L’Université populaire de Tours invite Christophe Bonneuil, historien des sciences et expert sur les transformations des rapports entre science, nature et société. Il anime une rencontre-débat intitulée « Du bon usage de la Terre : histoire du géopouvoir », au centre de vie du Sanitas, le mercredi 23 janvier à 20h30. Et si c’était l’occasion d’en apprendre plus sur les liens entre l’environnement et nos modes de vie ?

PLANTER DES COQUELICOTS CONTRE LES PESTICIDES

Depuis le mois de septembre, le mouvement Nous voulons des coquelicots émerge en France. Il dénonce l’usage et les dangers des pesticides. En Indre-et-Loire, bientôt 400 personnes y participent. Claire Seznec

Enfant, nous pouvions nous émerveiller devant des champs de coquelicots ; puis, nous nous enthousiasmions en découvrant quelques-uns au bord de la route ; et aujourd’hui ? Cette plante messicole disparaît de notre territoire (lire p.06-07). Si les professionnels de l’environnement et de la biodiversité en ont conscience depuis plusieurs années, les citoyens, eux, le découvrent peu à peu. La cause de cette disparition pourrait être l’utilisation des pesticides. Lors de la Marche pour le climat de septembre dernier, à Tours, un nouveau mouvement s’est créé, relié à un groupe national : Nous voulons des coquelicots. Il souhaite l’arrêt de tous les pesticides, « pas uniquement ceux de synthèse mais aussi tout ce qui détériore la faune, la flore, l’eau, l’air... », souligne Annie Bouchet, l’administratrice du mouvement pour l’Indre-et-Loire. Cette dernière a été propulsée à ce « poste » un peu par hasard, au détour de la marche pour le climat, événement déclencheur pour elle. « J’ai lancé un appel pour créer un rassemblement des coquelicots tous les mois à Tours car le combat contre les pesticides revient à celui pour le climat, se souvient cette Tourangelle engagée. Depuis, ce mouvement me procure une sacrée énergie. » Et il en faut pour tenir dans la durée et ne pas baisser les bras face au manque de réaction de la population et des élus.

« La planète nous survivra, alors autant ne pas l’endommager »
Annie Bouchet, administratrice des Coquelicots 37


Faire du climat une priorité

Lors de leurs rassemblements, les Coquelicots veulent sensibiliser les habitants, les jardiniers amateurs, mais aussi les agriculteurs au risque des pesticides. « Nous ne sommes pas contre ces derniers, précise Annie Bouchet. Nous pensons à eux : ces produits à haute dose sont quand même néfastes. On entend parler de plus en plus de maladies qui y sont potentiellement liées. » Le tout reste de toucher la population sans la faire culpabiliser. Selon l’administratrice des Coquelicots d’Indre-et-Loire, tout le monde, à son niveau, a pollué et pollue encore la planète ne serait-ce qu’en laissant échapper un papier de sa poche ou en jetant ses déchets sur les trottoirs, sciemment. « La planète nous survivra, alors autant ne pas l’endommager, martèle Annie Bouchet. On doit entrer dans l’ère du respect de la nature. » Ces dernières années, les catastrophes naturelles et climatiques (séismes, inondations et violentes tempêtes) ont des impacts sur la faune et la flore. Les associations environnementales et des scientifiques alertent sur ces sujets et dénoncent une certaine inaction globale même si des prises de conscience émergent çà et là. « On fonce dans le mur et on va le payer cher. On a l’impression que la planète n’est pas la priorité mais quelle sera notre vie quand il sera trop tard ? » demande-t-on au sein du mouvement des Coquelicots.

Afin de sensibiliser plus largement, Annie Bouchet œuvre pour créer un événement départemental des Coquelicots, à Tours. Le projet est d’amener, le temps d’une journée, tous les collectifs à se rencontrer et à rencontrer les Tourangeaux. Des stands et des ateliers pourraient animer ce rassemblement. Dans l’idéal, Fabrice Nicolino, journaliste et auteur du manifeste Nous voulons des coquelicots, serait invité. Mais pour l’heure, le projet est en cours de création. Il pourrait voir le jour au printemps. 

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