Les Brèves

  • 69 000 m2

    C’est la surface prévue pour le Nouvel Hôpital Trousseau

LE CHU REGROUPE SES FORCES À TROUSSEAU

NOUVEL HÔPITAL TROUSSEAU

À l’horizon 2026, le site de l’hôpital Trousseau devrait avoir changé de look : les services médicaux présents dans l’actuelle tour seront relocalisés dans de nouveaux bâtiments, à ses pieds. L’objectif ? Rendre plus agréables le travail des soignants et le séjour des patients, mais aussi créer une sorte de quartier hospitalier. Caire Seznec

Aujourd’hui, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tours se réparti en de nombreux sites dont Bretonneau, Clocheville, l’Ermitage et encore Trousseau. D’ici 2026, seuls deux sites devraient avoir subsisté, à savoir Bretonneau et Trousseau. Ce dernier devrait avoir une nouvelle enveloppe architecturale. Les équipes du CHU travaillent depuis cinq ans à sa restructuration afin d’offrir un bâtiment à la hauteur de la médecine qui y est dispensée. L’ambition de l’architecte retenu, Laurent Pérusat, du cabinet AIA ? Transférer tous les services existants dans l’actuelle tour à ses pieds, dans de nouveaux bâtiments situés entre ladite tour et l’avenue de la République. À terme, la fameuse tour fabriquée en 1974 devient obsolète, tant par son architecture que par sa consommation énergétique et sa fonctionnalité. À terme, à l’horizon 2040, elle pourrait être en partie ou intégralement détruite ; mais pour l’heure, le CHU ne s’avance pas sur le sujet. Toutes les consultations, les blocs opératoires, le plateau d’imagerie, les soins critiques et encore les hébergements en ambulatoire vont donc descendre de plusieurs étages pour s’intégrer au cœur d’un « jardin » d’accès. L’idée est de rendre ce futur « quartier médical » plus vert et plus reposant pour les personnels qui y travaillent ainsi que pour les patients dont les chambres auront vue sur le parc.

De nouveaux accès devraient être créés afin de désengorger et d’isoler le flux d’urgence et une réflexion est en cours à propos des places de stationnement. Ces derniers seront-ils en souterrain, en aérien ou en silo ? La question reste en suspens. La deuxième ligne de tramway de la métropole tourangelle, quant à elle, doit également passer et s’arrêter aux portes de Trousseau. D’ailleurs, au sein de la Commission médicale d’établissement, une attention particulière est accordée « à la bonne concordance des temps entre l’ouverture du Nouvel Hôpital et de la ligne de tram ».

Rapatrier la pédiatrie

Depuis l’ouverture de l’hôpital Trousseau dans les années 1970, la médecine et la chirurgie ont beaucoup évolué. Les bâtiments, eux, ont changé moins vite, voire pas du tout. Le projet du Nouvel hôpital semble entrer dans ce cadre : repartir de zéro pour mieux structurer l’ensemble des services médicaux hospitaliers, se projeter sans connaître ce que sera la médecine de demain. « L’architecture doit donc être simple afin de pouvoir évoluer au fil du temps et des besoins, précise l’architecte retenu pour le projet. Les cheminements doivent être rapides et linéaires. Demain, l’hôpital doit pouvoir accueillir des transports automatisés. » Ce volet concerne autant le traitement des déchets que le linge ou la réduction de la perte de temps entre la logistique et le poste de soin. Les circuits doivent devenir les plus courts possibles, physiquement et numériquement. L’ensemble des données devrait parvenir à l’ensemble des soignants et des patients en un laps de temps réduit. L’idée est d’optimiser le temps et l’espace dans ce nouvel établissement hospitalier. Sans doute est-ce également dans cette optique que les différentes spécialités devraient s’y regrouper. Pour l’instant, le CHU œuvre pour déplacer l’unité de pédiatrie, actuellement à Clocheville « dans un bâtiment obsolète »* selon la directrice générale du CHU, sur le site de Trousseau, dans un futur nouveau bâtiment. Dans les simulations de l’architecte, ce dernier pourrait se situer à proximité du Nouvel hôpital et de son pôle logistique. À terme, des laboratoires et un plateau de biologie pourraient également être créés juste à côté afin d’inventer un véritable pôle d’enseignement et de recherche, en ligne avec la Faculté de Médecine. Le CHU de Tours étant un établissement unique dans la région Centre-Val de Loire, ce projet devrait aboutir, mais pas avant 2040...

Mais pour l’heure, l’architecte et le CHU continuent de travailler ensemble en rencontrant notamment les usagers et les personnels soignants de l’hôpital Trousseau. D’ici le début de l’année 2020, les plans doivent être terminés afin de développer le projet et de lancer les appels d’offre en 2021. ?

* Le projet pour le site de Clocheville, qui appartient à la Ville de Tours, devrait être défini en 2022.

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  • DES MILLIERS DE PATIENTS AU CHU DE TOURS

    Aujourd’hui, 8 831 équivalents temps plein travaillé sont salariés au Centre hospitalier universitaire de Tours, tous sites confondus. Ce dernier est donc le premier employeur de la région Centre-Val de Loire et devrait voir ses effectifs augmenter jusqu’à environ 10 000 personnels, dans 140 métiers différents, d’ici 2026. Chaque année, il accueille près de 110 000 patients aux urgences, 410 000 patients en consultations externes et 43 000 patients en hospitalisation de jour.