Les Brèves

  • 40 000 €

    C’est le montant du diagnostic social et de l’accompagnement social des personnes installées aux Îles Noires.

AUX ÎLES NOIRES, LES BULGARES SONT ACCOMPAGNÉS

TOURS MÉTROPOLE

À partir de la mi-mars, les 86 ressortissants bulgares installés aux Îles Noires, à La Riche, devraient être expulsés. Ils doivent ensuite être accompagnés par différents services afin de s’insérer dans la société tourangelle. Claire Seznec

Au début du mois de juillet dernier, la justice a tranché : les ressortissants bulgares présents dans un « bidonville » aux Îles Noires, dans une zone inondable de La Riche, devront être expulsés. Depuis, la trêve hivernale a permis aux 28 ménages (sept familles avec de jeunes enfants, personnes fragiles, personnes âgées et personnes isolées) de rester dans leurs caravanes et autres logements précaires. Entre-temps, une Maîtrise d’œuvre urbaine et sociale (MOUS) a été montée par l’association Trajectoire et l’association Entraide et Solidarités.

Ses objectifs ? « Effectuer un diagnostic social sur la situation des personnes » vivant aux Îles Noires et « initier ou renforcer l’accompagnement social » de ces dernières.

Insérer les adultes

La MOUS travaille main dans la main avec les services de l’État, les services municipaux et les organismes sociaux du territoire pour mettre en œuvre une coordination sociale. Les populations bulgares des Îles Noires sont maintenant domiciliées pour moitié par Entraide et Solidarités et pour l’autre moitié par le CCAS de Tours et de La Riche. Deux solutions de relogement sont évoquées : des logements « sas » permettant de « sécuriser le début du parcours d’insertion » et des baux glissants permettant aux associations de louer un logement pour une personne précaire.

L’insertion économique est, quant à elle, prioritaire. Aujourd’hui, sur 42 personnes en âge de travailler, deux sont en CDD, trois sont suivies par la Mission locale et une est inscrite à Pôle emploi. Pour aller plus loin, des entretiens vont être menés par Pôle emploi sur le site même des Îles Noires ; la Mission locale de La Riche, elle, va renforcer son accompagnement en plus des trois jeunes suivis actuellement. D’autres solutions sont étudiées « pour les personnes les plus précaires ». La maîtrise de la langue française étant primordiale pour trouver un travail, des formations en ce sens vont également être mises en place.

Scolariser les enfants

Sur le campement bulgare, dix-huit mineurs auraient entre 6 et 16 ans et seraient donc soumis à l’obligation de scolarité. Actuellement, trois enfants sont scolarisés à l’école ; trois sont accueillis dans une salle du centre social Équinoxe dans le cadre du récent dispositif d’accompagnement ; et un élève devrait sortir dudit dispositif pour intégrer une classe de CM2 d’ici quelques mois. Une enseignante FLE, qui apprend le français, prend en charge les enfants deux fois par semaine. Elle évalue leur niveau et leur capacité à suivre une scolarisation à temps plein.

Néanmoins, la majorité des mineurs de 6 à 16 ans ne sont pas vaccinés et ne peuvent donc pas intégrer l’école maternelle ni élémentaire. Plusieurs dossiers vont être constitués par les associations à destination de la CPAM afin que les familles bulgares aient accès aux soins (aide médicale d’État ou couverture médicale universelle).

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