Les Brèves

  • Rendez-vous samedi 16 mars

    Le Campus des métiers et de l’artisanat d’Indre-et-Loire ouvre ses portes le samedi 16 mars, de 9h à 17h30, à Joué-lès-Tours. Des présentations des formations, des échanges avec les formateurs, des visites de l’établissement (salles, laboratoires, hébergement...) et de l’information sur l’alternance sont prévus. L’ensemble des 45 formations, du CAP au Bac +3, va être relayé afin de raconter les métiers enseignés. Les activités autour de l’art et du cuir, de l’alimentation, de la beauté et du bien-être et encore de la vente commerciale et de la mécanique vont également être présentées.

TAXIDERMISTE, VITRAILLISTE... LA RARETÉ A LA COTE

Artisanat

Au campus des métiers et de l’artisanat d’Indre-et-Loire, des formations à certains métiers rares existent. Les personnes les plus intéressées par ces derniers sont souvent des adultes en reconversion professionnelle. Claire Seznec

En France, les formations aux métiers rares en apprentissage deviennent presqu’introuvables. Pourtant, ces fameux métiers sont souvent reliés à l’art, à l’artisanat et à des secteurs spécifiques comme la maroquinerie ou l’horlogerie. Au Campus des métiers et de l’artisanat d’Indre-et-Loire, à Joué-lès-Tours, les équipes ont fait le pari de répondre aux demandes des jeunes et des moins jeunes, motivés à se lancer dans ces métiers. « Cette année, il y a des étudiants en taxidermie, en sellerie harnacheur, en sellerie générale, en vitrailliste et encore en borderie d’art, énumère Stéphanie Villaire, responsable de l’unité métiers d’art et du cuir au campus. Dans les métiers d'art, on compte aussi l’horlogerie et la tapisserie d’ameublement. » Pour ces deux dernières branches, des plateaux techniques ont été créés car le nombre d’élèves est assez conséquent, ces secteurs étant encore bien actifs dans l’économie française. « Ce sont des activités de production et/ou de réparation », précise la responsable.

Pour les autres branches citées, les étudiants travaillent surtout avec les artisans, aucun plateau technique ne pouvant être créé pour une seule personne, « comme c’est le cas pour la broderie d’art ». Le lien avec l’entreprise est donc prégnant puisque c’est elle qui s’assure de former l’apprenti. Un référent pédagogique travaille au respect du « référentiel des activités » afin qu’elles soient bien réalisées et évaluées, conjointement avec l’entreprise, souvent petite. « Mettre une note n’est pas simple. Elle doit refléter quelque chose de constructif, en fonction de ce qui a été réalisé correctement ou non », complète Stéphanie Villaire. D’autant que les diplômes délivrés proviennent de l’Éducation nationale même si l’organisme ne s’en occupe plus depuis plusieurs années.

« Pour les métiers de niche, le diplôme délivré est souvent
un CAP »Stéphanie Villaire, responsable de l’unité métiers d’art et du cuir

Beaucoup de reconversion

« Pour les métiers de niche, les métiers rares, le diplôme délivré est souvent un CAP, en deux ans, précise-t-on au campus des métiers et de l’artisanat d’Indre-et-Loire. C’est le cas, par exemple, pour la taxidermie. » En horlogerie, les apprentis peuvent pousser jusqu’au brevet technique mais rien ne les y oblige. D’après Stéphanie Villaire, les activités réalisées lors d’un CAP suffisent largement à combler les savoirs du métier sélectionné. « Ce diplôme atteste de compétences car il y a beaucoup de pratiques, continue la responsable. Aujourd’hui, on dévalorise beaucoup les CAP alors qu’ils amènent à de beaux métiers. »

Parmi les apprentis du campus des métiers et de l’artisanat d’Indre-et-Loire, on compte de nombreux jeunes adultes en cours de reconversion, déjà. Aujourd’hui, dans le cadre d’un contrat en apprentissage, un apprenti doit avoir entre 15 et 30 ans. « Certains font du droit, de l’économie, de la communication, et finalement ces domaines ne leur conviennent pas, explique Stéphanie Villaire. Ils cherchent alors un secteur d’activité plus proche de leurs envies et de leur éthique. » Les métiers artisanaux, où l’on fait avec les mains, repassent donc au premier plan. Mais ce qu’il faut, surtout ? De la passion, de la curiosité, une grande habilité manuelle et de la créativité. 

+ d'infos

Pour en savoir plus sur les formations artisanales dispensées au campus des métiers et de l’artisanat d’Indre-et-Loire, rendez-vous sur www.campusdesmetiers37.fr

Les Brèves

  • À la découverte des métiers

    Les professionnels de l’unité métiers d'art et du cuir du Campus des métiers et de l’artisanat organisent des journées découvertes. L’idée ? Permettre à des jeunes de mieux comprendre et de tester un métier. Le premier rendez-vous a lieu le mercredi 20 mars, pour le métier d’horloger. Il faudra ensuite attendre le mercredi 3 avril pour le métier de tapissier.

    Plus d’informations sur www.campusdesmetiers37.fr ou au 02 47 78 47 36. Les inscriptions sont obligatoires.