Les Brèves

    QUAND LES AIDANTS ONT BESOIN D’AIDE

    A partir d’un certain âge, certaines personnes âgées ont besoin d’aide dans les tâches quotidiennes. S’habiller, se laver, préparer à manger, s’occuper des documents administratifs… Tout cela peut vite devenir une vraie aventure. La famille peut les aider ; mais parfois, l’aidant a aussi besoin d’être soutenu par une auxiliaire de vie. Claire Seznec

    L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) estime à 10,5 % la population de plus de 75 ans en Indre-et-Loire. D’année en année, ce taux augmente sensiblement : entre 2008 et 2013, la hausse s’élève à 13,63 % des personnes concernées. La majorité d’entre elles vit à Tours et dans sa première couronne. Toujours d’après l’Institut, 55 % d’entre eux seraient « limités dans leurs activités » et 35 % auraient de l’ « aide de leur entourage ». Parfois, les proches aidants ont besoin d’être soulagé dans certaines tâches. C’est ce que proposent les aides à domiciles, qu’elles soient des entreprises privées ou des organismes publics.

    En Touraine, le Service et d’accompagnement à domicile (SAAD) offre une prestation favorisant le maintien à domicile pour les personnes souffrant d’incapacité temporaire, de perte d’aptitude à « faire » due au vieillissement et étant isolées. Concrètement, l’aide à domicile, également appelée auxiliaire de vie, se rend régulièrement chez l’individu en question et apporte une assistance dans les actes de la vie quotidienne (aide à la toilette, habillage, confection de repas, tâches ménagères, ou encore démarches administratives).

    Soulagement psychologique

    D’après une étude de Citizing Consulting publiée en 2018, il existerait « un lien de causalité entre aide à domicile et bien-être des aidants familiaux ». Pourquoi ? L’aide à domicile augmenterait la « probabilité d’être en situation d’emploi à temps plein » et donc d’augmenter les revenus de l’aidant. Néanmoins, « chaque heure d’aide à domicile permet à l’aidant familial de réduire son temps d’aide de 21,25 minutes », si l’aidé n’est accompagnée que par un proche. Ce léger répit apporte surtout un soulagement psychologique et, de fait, un peu de temps pour souffler, un peu de temps pour soi.

    Pour autant, l’aidant reste une véritable « maillon » du maintien à domicile. Qu’il souhaite être aidé par une personne extérieure ne doit pas lui amener un sentiment de culpabilité. Malheureusement, ce sentiment injustifié reste fréquent. L’auxiliaire de vie agit comme une soupape, à la fois pour la personne âgée qui rencontre et échange avec un individu extérieur à la famille, et pour le ou les aidants eux-mêmes. Accepter de « déléguer » certains actes du quotidien garantit également la sécurité de la personne dépendante. 

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