Les Brèves

  • 32e

    C’est le classement de Tours parmi les 50 meilleures villes où s’installer pour passer sa retraite.

    Source : La Figaro

  • Les attentes des Français

    Parmi les 414 000 personnes ayant répondu à la consultation citoyenne sur le grand âge, les femmes sont particulièrement présentes, à 62 %. Cela pourrait s’expliquer par le fait que la majeure partie des aidants et des personnels soignants auprès des seniors sont des femmes.

    Quatre propositions citoyennes pour la nouvelle loi « grand âge et autonomie » se détachent des résultats : créer une meilleure qualité et une plus grande diversité des solutions de logement et d’hébergement au grand âge (renforcement du maintien à domicile, promotion de la qualité de l’hébergement en Ehpad, développement de nouvelles solutions d’accueil) ; améliorer le travail et le quotidien des aidants, qu’ils soient des professionnels comme des proches des seniors (amélioration des conditions de travail, renforcement du soutien aux aidants familiaux) ; diminuer les dépenses de prise en charge pour la famille (réduction du reste à charge) ; et faire évoluer l’accès à la santé pour les seniors (adaptation du système de santé en fonction des besoins).

EN QUÊTE D’AUTONOMIE

LOI GRAND ÂGE

D’ici fin 2019, une nouvelle loi intitulée « grand âge et autonomie » devrait être votée. Après une consultation citoyenne et des revendications des acteurs du secteur, un rapport gouvernemental sur l’état des lieux de l’autonomie des seniors va être publié à la fin du mois. Il doit également proposer des solutions, notamment en termes de financement. Claire Seznec

« Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », ce fut la question posée aux citoyens français, d’octobre à décembre dernier, par le gouvernement. Environ 18 000 propositions ont été notées et doivent être désormais étudiées dans le cadre d’un projet de loi sur la prise en charge du grand âge. Trois ans après l’entrée en vigueur de la loi de l’adaptation de la société au vieillissement*, cette loi « grand âge et autonomie » pourrait être votée d’ici la fin de l’année. L’idée ? Répondre aux besoins des Français en matière de prévention de la dépendance et d’amélioration des solutions de prise en charge, que ce soit à domicile comme en établissement.

Les syndicats s’expriment aussi

Si les participants de la consultation citoyenne sur le grand âge ont avancé quatre axes de réflexion (lire encadré), ils ont également rejeté deux points : le fait de réserver les Ehpad aux personnes atteintes de troubles cognitifs ou mentaux, comme la maladie d’Alzheimer ; et le financement privé de la perte d’autonomie, préférant que l’Etat en assure les frais.

Quant aux acteurs professionnels, ils commencent à avancer leurs recommandations, bien qu’ils n’aient pas été sollicités directement dans le cadre de la consultation. A la fin du mois de décembre, leurs priorités ont été publiées. On y retrouve la préservation de l’autonomie et de la qualité de vie des seniors, la reconnaissance du rôle des aidants, la réduction du « reste à charge » de l’accueil en maison de retraite et encore la permission, à donner aux aînés, de choisir leur lieu de vie.


« le gouvernement passera à l’action dans quelques semaines » Agnès Buzyn, ministre de la Santé, lors des Assises nationales des Ehpad (mars 2019)


Un rapport pour fin mars

La prochaine étape ? Un rapport gouvernemental sur la concertation, publié le 28 mars prochain. Et il commence à y avoir urgence : à en croire la courbe démographique, il y aurait 4,5 millions de personnes âgées de plus de 85 ans en 2050, contre 1,5 million aujourd’hui. Des solutions de financements doivent donc rapidement être trouvées afin de compléter les 30 milliards d’euros annuels consacrés actuellement à la perte d’autonomie. Lors des Assises nationales des Ehpad, les 12 et 13 mars, Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a affirmé que « le gouvernement passera à l’action dans quelques semaines, pour apporter des solutions immédiates et des solutions de long terme » notamment concernant le travail des métiers du grand âge. Ces derniers, trop peu nombreux, avec de petits salaires, sans perspective d’évolution de carrière, pourraient voir leurs rôles revalorisés. De quelle manière ? Pour l’heure, la ministre émet l’hypothèse de créer des « passerelles entre les métiers d’aide à domicile et de soignants ». Cela permettrait d’améliorer les formations liées à la prise en charge des personnes âgées et, de fait, d’améliorer les salaires. Le spécialiste de la question du vieillissement, Jérôme Guedj, préconise « un plan Marshall des Ehpad et des services d’aide à domicile » dont les grandes lignes rejoignent les préconisations des syndicats et acteurs du secteur concerné. Selon Agnès Buzyn, des pistes de financement pourraient être abordées dans le rapport du mois de mars.

*cette loi repose sur l’anticipation de la perte d’autonomie, l’adaptation globale de la société au vieillissement (transports, aménagements urbains, logements) et l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie. 

Les Brèves

  • À SAVOIR

    Autonomie

    17 % des seniors touche une alloc

    D’après une étude de Citizing Consulting réalisée en 2018, 1,2 million de personnes âgées dépendantes (60 ans et plus) perçoivent l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Cette allocation permet de payer, en totalité ou en partie, les dépenses nécessaires pour rester à domicile ou aller en établissement médico-social. Elle est versée par le Conseil départemental. En Indre-et-Loire, en décembre 2013, 16,9 % de la population âgée a touché l’APA, soit 8,9 % pour les personnes restées à domicile et 8 % pour les personnes hébergés en établissement.

    Source : Insee

    Enjeux

    Améliorer la santé

    En novembre dernier, un rapport sur l’autonomie des personnes âgées en 2030 a été adopté par le Conseil de l’âge du Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge. Il dresse les enjeux pour 2030, année au cours de laquelle les premières générations du baby-boom auront… 85 ans. Il fait notamment l’état des lieux de la mauvaise santé des aînés, 70 % des 85 ans et plus déclarant souffrir d’une maladie chronique et 57 % des résidents en Ehpad étant atteints de troubles cognitifs. Selon le rapport, l’année 2018 a été compliquée dans les Ehpad, les frais d’hébergement étant trop élevés pour les familles et les places se faisant de plus en plus rares.

    En construction

    Montlouis attend 800 logements

    Dans le quartier des Hauts de Montlouis-sur-Loire, une nouvelle résidence à destination des personnes âgées autonomes doit ouvrir au premier trimestre 2020. Elle va comprendre 40 logements (du T2 au T3) avec une salle commune de 48 m2, 10 hectares d’espaces verts mais aussi 12 000 m2 de commerces. Tous les espaces ont été pensés pour les personnes en perte d’autonomie, avec des barres d’appui et des éviers adaptés aux personnes en situation de handicap, par exemple. La gestion des lieux et son animation vont être pris en charge et assurés par la commune.