Les Brèves

    « C'EST IMPORTANT DE DIRE CE QU’ON FAIT AU QUOTIDIEN »

    INDRE-ET-LOIRE

    Jean-Gérard Paumier, président du Conseil départemental

    En début d’année 2019, le Conseil départemental d’Indre-et-Loire a voté, comme toutes les collectivités, son budget primitif. Dans celui-ci, on trouve le budget d’investissement, celui qui assure de nombreux services et permet la réalisation de projets. Propos recueillis par Claire Seznec

    Cette année, le Conseil départemental d’Indre-et-Loire va distribuer dans les boÎtes aux lettres des fascicules explicatifs sur le budget de la collectivité. Pourquoi ?

    Les élus locaux demeurent les plus connus auprès de la population, notamment les maires, mais aussi les conseillers départementaux. En Touraine, il nous a semblé important de dire ce qu’on fait au quotidien afin que les citoyens connaissent nos actions. Ils ont une sensibilité sur les questions de fiscalité et nous nous devons de préciser à quoi sert l’argent public sur notre territoire.

    À combien s’élève le budget 2019 du Conseil départemental ?

    Il est de 602 millions d’euros et a été voté le 22 mars dernier, avec 36 pour, deux abstentions et aucune opposition. Pour la quatrième année consécutive, les impôts n’augmentent pas.

    Comment se dispatche cette somme ?

    Cette année, 121 millions d’euros sont dédiés au fonctionnement, car il faut environ 2 800 agents départementaux ; et, cas atypique et historique en France, 73 % du budget des pompiers d’Indre-et-Loire vient du Conseil départemental. Enfin, 76 millions d’euros sont dédiés au budget d’investissement. C’est le point le plus suivi car il concerne autant l’action social que la santé, le handicap et encore la voirie.

    Quel est le premier budget d’investissement départemental ?

    Il s’agit des collèges, avec 19 millions d’euros alloués. C’est très important car plusieurs projets sont en cours de réflexion, voire de réalisation à travers tout le territoire. Entre les rénovations et le déploiement du numérique dans les établissements, nous souhaitons aussi maintenir des collèges en milieu rural.

    En deuxième, la voirie a une place de choix…

    Le plus gros morceau, en ce qui concerne la voirie, c’est la problématique des ponts. Suite à l’effondrement du Pont de Gênes, l’été dernier, plus de 800 ponts de Touraine ont été analysés. Un plan de 12 millions d’euros a été voté afin de réaliser des travaux, dans les trois années à venir, pour ceux qui en ont besoin. Je précise tout de même qu’il n’y a pas de risque comme à Gênes.


    « Ça nous semble important de donner la parole aux Tourangeaux »


    Quels sont les autres champs d’action du Conseil départemental ?

    L’aide aux communes et aux territoires en permettant la réalisation de travaux et en proposant des conseils en ingénierie ; la rénovation des Ehpad du département ; le développement durable avec la rénovation du Champ Girault, véritable passoire énergétique et encore la création d’une voie de circulation douce entre Veretz et la gare de Montlouis… L’année dernière, le département a été désendetté de 10 millions d’euros. Depuis 2015, cela fait 37 millions. Le désendettement libère autant de possibilités pour investir et pour lancer des projets.

    La nouveauté de l’année est la création d’un budget participatif. Qu’est-ce que c’est ?

    Nous devons encore définir les contours de ce fameux budget, mais il sera voté en juin et devrait s’élever à 1 million d’euros. L’objectif est d’avoir l’avis des citoyens, des associations, des jeunes, sur des éléments d'investissement ou encore d’avoir de nouvelles idées de projets. Cette année, ce sera une année de rodage, afin de voir comment ça se déroule. Mais ça nous semble important de donner la parole aux Tourangeaux sur les questions d’investissements financiers du Département. 

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