Les Brèves

    L’ÉDIFICE A BESOIN DE TRAVAUX

    Au cœur de la cité royale de Loches, la collégiale Saint-Ours date principalement du XIIe siècle. Cette année, un programme de restauration et de sauvegarde est lancé par la Ville. Il doit s’étirer pendant plusieurs années. Claire Seznec

    Commencée vers l’an 965 par le comte d’Anjou Geoffroy Grosegonelle, père de Foulques Nerra, la collégiale Saint-Ours de Loches a évolué le temps de deux siècles : l’édifice principal a été construit dans la moitié du XIe siècle ; mais il a été agrandi lors d’importants travaux entrepris par le prieur Thomas Pactius, lui donnant un véritable aspect roman. Son architecture comprend notamment des éléments « exceptionnels » dont un portail polychrome sculpté de personnes et d’animaux fantastiques, portail considéré comme « le mieux conservé de Touraine », et deux pyramides octogonales creuses, les « dubes » couvrant la nef, « une particularité unique en France ». Dans la collégiale se trouve le tombeau d’Agnès Sorel, la favorite de Charles VII, surmonté d’un gisant en albâtre. En 2015, ce dernier a été restauré suite à une étude sur son état de conservation. Cette fameuse étude en a amené une autre, sur l’état global de la collégiale. Le diagnostic est alors tombé : il faut faire des travaux pour la sauver. En 2019, la Ville de Loches s’est donc engagée dans un programme de restauration et de sauvegarde du monument.

    Tout semble à restaurer

    Soutenue par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), par le Département d’Indre-et-Loire et encore par la Fondation du Patrimoine, la commune recherche encore des soutiens, le coût de la rénovation de la collégiale s’élevant à plus de 6 millions d’euros... Car les travaux vont se dérouler en plusieurs endroits : à l’intérieur et à l’extérieur des dubes pour les rendre étanches ; sur le portail où la couche picturale doit être consolidée, nettoyée et parfois remise en couleurs à l’aquarelle pour une « lisibilité convenable » ; sur les vitraux signés « Lobin », restaurés à l’identique ; sur l’orgue, dont la mécanique doit être reconstruite ; mais aussi sur les murs intérieurs et extérieurs du bâtiment, là où se trouvent les parements dont certaines pierres de tuffeau risquent de chuter à un moment donné. La flèche du clocher est également fragile, faute d’étanchéité. Le clocher entier doit être remis à neuf. Et la liste des parties à restaurer est non-exhaustive puisque d’autres éléments intérieurs et extérieurs s’y greffent.

    Tentant le tout pour le tout, la Ville de Loches a déposé une candidature « au repérage du patrimoine en péril, initié par la Mission Stéphane Bern ». Elle espère être éligible à un prochain potentiel Loto du Patrimoine. 

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    • 6 millions d’euros

      C’est le montant total minimum des travaux engagés pour les prochaines années à la collégiale Saint-Ours de Loches.