Les Brèves

    UN « BÂTIMENT QUI DANSE » POUR 2022

    Centre Chorégraphique National de Tours

    Trop excentré, trop petit et mal desservi, le Centre Chorégraphique National de Tours (CCNT) est au cœur des discussions depuis 2015. La mairie a pris la décision de le déplacer dans le quartier des Casernes Beaumont-Chauveau et nous dévoile aujourd’hui le projet concret prévu pour fin 2021 – début 2022.

    Dans un quartier en pleine rénovation, la tonalité à laquelle le bâtiment aspire est importante, voire même décisive. Un des enjeux principaux est l’implantation d’un véritable éco-quartier, grâce à une ouverture sur un parc et des espaces verts à disposition.

    Une station de tramway à proximité (ligne B à venir à l’horizon 2025), devrait aussi desservir l’ensemble de la structure et venir désenclaver le quartier jusqu’à présent très peu dynamisé.

    Un projet audacieux mais nécessaire

    L’architecte à l’origine du projet, Lina Ghotmeh, souhaite créer un bâtiment où danse et architecture font communion, un véritable lieu de vie pour les artistes et les spectateurs. Elle le décrit comme un « bâtiment qui danse », ouvert, lumineux et élégant. Les locaux doivent s’étendre sur 3 800 m2, comprenant une grande salle de 450 places, un studio de répétition, des logements pour les artistes, ainsi qu’un café et une billetterie dans le hall d’entrée. L’édifice se veut moderne, mais garde tout de même une affinité forte avec la ville et son histoire, par sa façade en bois par exemple. De plus, la réalisation de ce projet se base notamment sur une valorisation des savoir-faire locaux. Le budget total pour ce projet singulier s’élève à environ 11 millions d’euros hors taxe. Il sera en partie financé par la ville de Tours à hauteur de 2,3 millions d’euros, par l’État de 3,5 millions d’euros et par la région de 2,1 millions d’euros.

    Ce projet permet de dégager de nouvelles ambitions culturelles pour le CCNT. Thomas Lebrun, directeur depuis 2012, exprime sa volonté de recevoir des créations artistiques de plus grande ampleur, de sensibiliser d’autant plus les jeunes générations et les amateurs et de promouvoir des collaborations à l’échelle nationale voire internationale. 

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