Les Brèves

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    jeunes environ défilent dans les rues de Tours pour le climat chaque mois.

« TOUTE INITIATIVE EST BONNE »

Échos citoyens

En attendant la prochaine marche pour le climat, les associations et les lycéens se mobilisent pour « la transition énergétique ». Ils reviennent sur le plan climat de Tours Métropole. Claire Seznec

En 2018, la Touraine a vécu l’année la plus chaude jamais enregistrée avec 3 degrés au-dessus de la normale. Entre les pluies diluviennes et les périodes caniculaires, notre département a souffert et risque bien de souffrir encore cette année. En fin de semaine dernière et début de cette semaine, nous avons tout de même gagné puis perdu 10°C en quelques jours. Alors la COP régionale initiée en Centre-Val de Loire va-t-elle fédérer les habitants, les entreprises et les associations d’Indre-et-Loire ? « Toute initiative est bonne pour l’environnement », déclare-t-on au sein du collectif Touraine Climat qui regroupe une vingtaine d’associations (Greenpeace, Attac, Zéro déchet, Sortir du nucléaire...). En attendant, le collectif reste sur ses gardes au niveau local : en mai dernier, il a été invité à examiner le plan climat 2011-2014 de Tours Métropole... Un mois après le vote de celui-ci. « Les objectifs de ce plan visaient à réduire de 8 % les émissions de CO2 en 2014 puis de 20 % d’ici 2020, a-t-il expliqué le temps d’une conférence de presse. Mais nous n’avons aucun bilan officiel sur les 56 actions prévues dans le plan climat. Nous attendions des données quantifiables. » Un autre rendez-vous pourrait être pris pour la fin du mois de juin ; puis un autre, à l’automne, afin de définir le prochain plan. Les lycéens eux-mêmes sont déçus. Dans le mouvement « Pas de printemps silencieux », les jeunes tourangeaux estiment que « le sujet, c’est la transition énergétique » et pas le développement durable, « une notion des années 1990 ». 

Les Brèves

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    Courçay

    Le projet de méthanisation inquiète

    Dans le Lochois, une centrale de méthanisation pourrait être construite par la SAS Méthamorphose Biogaz. Pour Benoît Latour, agriculteur et président de la SAS, il s’agit de répondre à « un enjeu de société » et de faire de « l’économie circulaire » en valorisant les produits agricoles pour produire de « l’énergie verte consommée localement ». L’usine doit traiter environ 19 000 tonnes de matières par an et pourrait alimenter 1 700 foyers en gaz. Mais il doit s’implanter à 500 mètres des habitations du village de Courçay, au lieu dit « Le Pas de la mule » précisément. Et les riverains sont vent debout contre le projet. S’ils ne sont pas contre la méthanisation, ils sont surtout opposés à un projet si proche des maisons. Ils auraient préféré que l’usine s’installe plus loin. Ils ont lancé une pétition sur le site Change.org. Actuellement, un peu plus de 800 personnes ont signé contre l’unité de méthanisation de Courçay. Si le projet est accepté par la préfecture d’Indre-et-Loire, le collectif de riverain n’exclut pas d’engager des recours.

    Tours

    Des amendes contre la pollution

    Depuis le mois de septembre dernier, la Ville de Tours s’est dotée d’une brigade verte. Dans un premier temps, les huit agents ont sensibilisé les citoyens aux bonnes pratiques et aux bons gestes (jeter les papiers dans une poubelle, jeter son mégot dans un cendrier ou une poubelle, éviter les dépôts sauvages). Depuis le mois de mars, ils peuvent désormais verbaliser les auteurs d’incivilités. Voici quelques contraventions possibles :

    • jet de mégots et chewing-gums : 68 €

    • jet de papiers sur la voie publique : 68 €

    • déjections canines non ramassées : 68 €

    • dépôts sauvages et abandons d’encombrants : 68 €

    • bac à déchets non rentré : 35 €

    Reste que dans certains quartiers de la ville, les agents ne semblent pas passer. Ou du moins, pas assez.

    Tours Métropole

    La chaufferie biomasse se construit

    Lundi dernier, la première pierre de la chaufferie biomasse installée dans la zone industrielle du Menneton, à Tours, a été posée. L’objectif est de « chauffer l’ouest de la métropole » tourangelle avec de l’énergie verte. Plus précisément, le réseau de chaleur va investir les hôpitaux Clocheville et Bretonneau, l’Hôtel de Ville de Tours, l’Université, les logements Tours Habitat, les gymnases, les crèches et encore les écoles de cette zone. L’énergie produite doit être « à 73 % renouvelable » et devrait être composée de bois issu des forêts locales, ce qui pose d’ailleurs un problème de densité forestière : « 26 600 tonnes de bois » vont être prélevés chaque année « dans un rayon de 100 km » et 1 000 tonnes de pépins de raisin seront également fournies par une entreprise.

    Le projet doit s’achever en 2023.

    Indre-et-Loire

    Les plus jeunes inventent demain

    La finale départementale du concours Ecoloustics a été remportée par trois classes d’Indre-et-Loire : les CE2-CM1 de l’école Yvan Pommaux (Draché), les CM1 d’André Cravatte (Perrusson) et les 6e5 du collège Léonard de Vinci (Tours). Ce concours, organisé par le Syndicat intercommunal d’énergie d’Indre-et-Loire (SIEIL), se donne comme objectif de sensibiliser les jeunes à la transition énergétique. Dans ce cadre, chaque classe a présenté un projet innovant. Pour exemple, les élèves lauréats de Drahcé ont imaginé « un mur anti bruit fait de panneaux solaires le long de la ligne LGV qui traverse la commune », une idée jamais développée jusqu’à présent.