Les Brèves

  • Plastique, pas fantastique

    Lors du dernier conseil municipal, Christophe Bouchet a présenté un plan de réduction des déchets plastiques à usage unique dans les collectivités afin que « Tours devienne une figure de proue » sur ce sujet. D’ici 2020, les emballages individuels plastique et les bouteilles en plastique devraient avoir disparu de la mairie tourangelle, et ce jusque dans les fournitures. Cet été, un « label commerçants citoyens » doit aussi être créé afin de supprimer les plastiques à usage unique en ville ainsi que dans les associations. Évidemment, cette annonce a été à la fois bien vue et mal reçue, notamment par les élus écolos qui estiment qu’il s’agit là d’un coup de communication à l’arrivée de la campagne municipale. Toujours est-il que la suppression et l’interdiction du plastique à usage unique est... une directive européenne, parue à la fin du mois de juin. Elle sera effective à partir du mois de juillet 2021. La majorité tourangelle tente d’avancer cette date à échelle locale, et ça ne peut être que positif pour la planète, coup de communication ou pas.

Les oppositions montent au créneau

Conseil municipal de Tours

De plus en plus, lors des conseils municipaux de Tours, les oppositions et la majorité s’écharpent. La cause serait-elle l’arrivée des élections municipales en mars prochain ? Toujours est-il que les critiques fusent à l’égard de la politique du maire, Christophe Bouchet. C.S.

Ça a été un mercredi soir long, voire très long. La semaine dernière s’est tenu le dernier conseil municipal de Tours avant l’été et et l'un des premiers débats a duré près de 2h20. Il s’agissait, dans le cadre du projet de rachat et de refinancement de la dette, de racheter des emprunts obligataires de 11 millions d’euros. Pour cela, la Ville veut faire un nouvel emprunt « sur dix à vingt ans à un taux de 1% alors que le taux actuel est de 5,9%, soit une économie de 400 000 d’euros dès l’an prochain », précise l’adjointe aux finances. Déjà, en 2018, 9,5 millions d’euros ont été empruntés. Cette délibération n’a pas du tout été au goût de tout le monde au conseil municipal. Les oppositions se sont tout bonnement lâchées sur le sujet. Pierre Commandeur d’estimer que « c’est un lissage de la dette pas très efficace » ; Cécile Jonathan de lancer un assassin « vous vous y prenez mal » ; Xavier Dateu d’affirmer qu’ « en cette période électorale, des projets sortent de tous côtés avec des taux d’investissement astronomiques (...) » et de demander « qui paie quoi » ; enfin, Nicolas Gautreau d’arguer que « ce nouvel emprunt est une opération coûteuse, inefficace et inopportune ». Face à eux, Christophe Bouchet s’est défendu, trouvant « tout cela malveillant » et précisant que « les comptes de la Ville sont sincères ». 

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