Les Brèves

    « On doit entrer dans une logique métropolitaine »

    Nicolas Gautreau

    Sans étiquette – Les Indépendants


    Qui êtes-vous ?

    Je suis professeur d’histoire. Je préside également l’association des parents d’élèves du Conservatoire de Tours. Dans ma vie politique, j’ai été adjoint de Jean Germain mais j’ai aussi siégé au Département d’Indre-et-Loire. Aujourd’hui, je suis conseiller municipal d’opposition, dans le groupe Les Démocrates, à la mairie de Tours. Cependant, ma candidature aux municipales n’a aucun filtre de parti politique. Je travaille avec des Tourangeaux implantés dans le privé, le public, l’associatif, le commerce.

    Pourquoi vous présentez-vous aux élections municipales de Tours en 2020 ?

    Pour une raison principale : le bilan municipal des six années passées est calamiteux. Il y a eu des réalisations positives, mais trop peu. Il y a eu un maire élu et aussi parti au Sénat. Ça fait longtemps que je voulais partir sur un projet dénué de parti politique. Ça se fait dans les petites communes alors pourquoi pas à Tours ? On en est capable.

    Quels sont les grands axes de votre campagne ?

    Les quatre axes portés par Les Indépendants sont la définition même du développement durable, un domaine où Tours n’est clairement pas à la hauteur : le développement économique, l’écologie, la solidarité sociale et générationnelle, et enfin la démocratie participative. Ça paraît simple mais il faut repenser tout le travail collectif afin de tenir compte de la vie quotidienne des Tourangeaux. C’est ensemble, soudé, en cohérence, qu’on fera les choses. Les citoyens élisent une équipe municipale. Il faut donc suivre leurs avis, même s’ils ne sont pas à 100 % d’accord avec les propositions. Reculer sur un projet n’est pas un problème quand on concerte la population en même temps.

    Existe-t-il un enjeu particulier dans ces élections ?

    Tours est en concurrence directe avec des villes comme Angers et Orléans. Cette dernière, récemment métropole, ne nous fait pas de cadeau ! On doit entrer dans une logique métropolitaine. La Ville de Tours se doit d’être motrice. C’est fondamental, d’autant que la ville est endettée. Il existe des marges de manœuvres intelligentes à mettre en œuvre, sans se déchirer pour des étiquettes politiques. 

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