Les Brèves

    « Il faut améliorer les conditions de vie »

    Philippe Lacaïle

    Sans étiquette - Association Tours en Mouvement


    Qui êtes-vous ?

    Je suis né à Tours, dans le quartier populaire de la Bergeonnerie. J’ai fait mes études à Paris, à Sciences-Po puis à l’ENA. Début 1990, j’ai été haut fonctionnaire auprès du ministère de l’Intérieur puis auprès du ministère des Transports. Entre 2000 et 2014, j’ai été nommé Directeur général des services à Tours Plus (NB : l’équivalent de la métropole de Tours aujourd’hui) et de la Ville de Tours. J’ai notamment porté le projet de la première ligne de tramway.

    Pourquoi vous présentez-vous aux élections municipales de Tours en 2020 ?

    Il y a un an et demi, j’ai créé l’association Tours en Mouvement avec des acteurs de la société civile. Ensemble, nous avons dressé le bilan des politiques publiques de la Ville et avons proposé un projet pour Tours, en dehors des clivages politiques gauche-droite. Il s’agit de redonner une vision, un fil conducteur, pour la ville. On peut faire beaucoup de choses. Pour cela, il faut faire entrer des jeunes dans la politique locale et opérer un renouvellement profond.

    Quels sont les grands axes de votre campagne ?

    Le projet tourne autour de questions essentielles comme le logement, les transports, les écoles. Il a été élaboré en trois axes majeurs : permettre la transition écologique pour faire de Tours une ville « zéro carbone » ; mettre en place une démocratie participative avec un budget participatif d’environ 1,5 million d’euros par an ; et développer le soutien à l’Université, notamment pour la recherche et le développement. Je n’ai pas une approche politicienne. Il faut améliorer les conditions de vie des Tourangeaux et faire de Tours une ville où il fait bon vivre, où on peut sortir, se loger convenablement, trouver du travail.

    Existe-T-il un enjeu particulier dans ces élections ?

    Oui, celui de la place de la Ville de Tours dans la métropole. Aujourd’hui, on a le sentiment qu’elle est déconnectée des décisions de Tours Métropole Val de Loire. Il n’y a pas assez de projets en commun ; le maire de Tours n’est pas le président de la métropole.

    On doit revenir à une vision globale et ça passe aussi par l’administratif, actuellement scindé en deux : des agents pour Tours, des agents pour Tours Métropole, tous travaillant sur les mêmes sujets mais sans concertation.

    Les Brèves