Les Brèves

    « Nous devons créer une ville paisible »

    Benoist Pierre

    Candidat à l'investiture La république en marche


    Qui êtes-vous ?

    Je viens du Gâtinais mais j’ai fait mes études au lycée Descartes, à Tours. À l’époque, j’ai eu une véritable fascination pour cette grande ville. Cela fait 32 ans que j’y vis. Je suis l’un des doyens de l’Université de Tours, j’y enseigne l’histoire. Je suis également coordinateur du comité En Marche d’Indre-et-Loire.

    Pourquoi vous présentez-vous aux élections municipales de Tours en 2020 ?

    Je suis d’abord candidat à l’investiture En Marche car je fais partie de ce mouvement qui m’a fait prendre conscience que chaque citoyen peut jouer un rôle et prendre ses responsabilités. Je veux servir la ville, soutenu par un collectif et par les citoyens. Il faut de la volonté politique, il faut aller plus loin. Il faut projeter Tours plus haut tout en respectant son socle historique. La ville a des atouts, des potentiels à développer.

    Quels sont les grands axes de votre campagne ?

    La première chose à faire est de créer une méthode de travail. Nous devons davantage impliquer les citoyens dans le processus de délibérations pour avoir une vue d’ensemble, sans adversité. Ensuite, un constat est à dresser : Tours est une belle ville mais elle n’est pas au niveau d’une métropole, ni en dynamisme économique ni en écologie. Au quotidien, il faut caractériser les disparités entre les quartiers afin d’accompagner et de protéger les citoyens que ce soit en termes de sécurité, de bien-être, de tranquillité publique. Enfin, les Tourangeaux doivent cultiver l’art de vivre ensemble. Nous devons créer une ville paisible, une ville bienveillante, une ville de partage.

    Existe-t-il un enjeu particulier dans ces élections ?

    Je crois beaucoup aux partis mais ils doivent s’organiser autrement, en faisant des passerelles entre les mouvements et les fameux partis, en s’intégrant les uns les autres. Un autre élément est à prendre en compte : les gens ont envie de participer. Nous devons trouver comment faire. L’expérience d’usage des citoyens peut permettre de dégager des éléments en dehors d’une quelconque idéologie politique. Certes, on ne peut pas contenter tout le monde mais on peut arriver à un consensus. L’ambition est vraiment de porter un collectif large, de droite, de gauche, de la société civile.

    Les Brèves