Les Brèves

    FAUT-IL CRÉER DES « BASSINES D’EAU » POUR L’AGRICULTURE ?

    sécheresse

    Durant la période estivale, les cours d’eau d’Indre-et-Loire se sont asséchés. La gestion de la ressource en eau et les usages même de l’eau deviennent conflictuels. En juillet dernier, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a déclaré être favorable à l’autorisation de nouvelles retenues d’eau, demandées par certains agriculteurs. L’idée serait de pallier les effets du changement climatique. Ce qui fait bien évidemment bondir les écologistes et les protecteurs de l’environnement. La SEPANT, pour exemple, exprime son désaccord : « l’eau est un bien commun qui ne doit pas faire l’objet d’appropriation privative par les utilisateurs de bassines », souligne-t-elle notamment. Ces fameuses bassines donneraient lieu à un gaspillage d’eau, car le liquide s’évapore en période chaude.

    Changer les pratiques

    La SEPANT estime qu’une réflexion « sur l’évolution des pratiques agricoles » doit être menée afin de « s’adapter au changement climatique ». Cette idée est massivement relatée par le parti des Verts : « l’agriculture doit être plus responsable et limiter les productions gourmandes en eau ». Mais côté agriculteurs, qu’en pense-t-on ? La FDSEA est particulièrement favorable à la création de retenues d’eau. Actuellement, il en existe déjà en Indre-et-Loire. Elles contiennent en moyenne 20 000 litres ; une vingtaine d’agriculteurs en bénéficient pour les cultures et les fourrages. Mais tous ne sont pas d’accord. À la Confédération paysanne, on refuse de voir « les grands projets de retenues et bassines comme une solution miracle ». 

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