Les Brèves

  • Encore des maths !

    Finies les séries S, ES, L... Et bonjour les spécialités, dès la première, avec la réforme du bac. Les élèves choisiront trois spécialités en première, puis devront en janvier prochain se décider à n'en choisir que deux pour la terminale. De quoi offrir des combinaisons variées et certainement donner du fil à retordre aux proviseurs pour constituer les emplois du temps. « Un sondage a été fait dans les établissements au deuxième trimestre et une cellule d'aide a été constituée. Il n'y a que cinq élèves qui n'ont pas pu suivre les spécialités qu'ils souhaitaient, mais ils pourront le faire avec le CNED et l'équipe enseignante sur place. »

    Malgré cette possibilité de s'affranchir des traditionnelles séries, les maths, la physique et les sciences économiques et sociales restent les trois spécialités les plus plébiscitées... dans l'académie. Parmi les nouveaux enseignements, histoire géographie, géopolitique et science politique ont été choisies par 33 % des élèves et 10 % ont opté pour l'enseignement numérique et sciences informatiques.

RENDRE L'ÉCOLE PLUS INCLUSIVE

Les vacances sont bien terminées. Mardi dernier, Katia Béguin, la rectrice de l’Académie d’Orléans-Tours, a fait le point sur la rentrée scolaire et annoncé une volonté de mettre en place un grand service de l'école inclusive dans chaque département. Gaëla Messerli

Même si tout n'est pas encore affiné, « 6 000 élèves bénéficient de classes dédoublées en CP/CE1 dans l'académie, soit 501 classes, a évoqué mardi dernier la rectrice Katia Béguin lors de sa conférence de presse de rentrée. Cela illustre, selon elle, « la volonté de mettre la priorité au niveau de l'école primaire. La nouveauté cette année réside aussi dans l'abaissement de l'âge où l'instruction est obligatoire : désormais, c'est à partir de 3 ans. Cela représente quand même 800 enfants pour la classe d'âge concernée au niveau de l'académie. La maternelle joue un rôle essentiel en matière de sociabilisation, mais aussi dans l'apprentissage du vocabulaire, afin d'aller vers l'écriture et la lecture. C'est une manière de lutter contre les inégalités. »

D'ailleurs, dans cette même idée de développer l’égalité des chances, le dispositif « devoirs faits au collège » remporte « un franc succès auprès des familles », selon la rectrice. En effet, dans l’Académie, 25 360 collégiens en bénéficient, soit 23,8 % des effectifs. C’est plus que la moyenne nationale de 22,6 % des collégiens.

Aucun contractuel dans le premier degré

Cette lutte contre les inégalités territoriales passe aussi par une volonté de mettre en place des moyens humains, mais aussi d'offrir une vraie diversité de spécialités dans le cadre de la réforme du bac au sein des établissements ruraux. « On n'a rien saupoudré au niveau des spécialités, mais on a suivi les demandes d'ouverture venant des établissements, a expliqué la rectrice. Cela va contre la tendance à la métropolisation, que l'on observait depuis de nombreuses années, et qui asséchait certains lycées de villes qui ne sont pas des préfectures... Alors que l'enseignement y est tout autant de qualité. »

Des moyens humains, la rectrice et son secrétaire général estiment en avoir cette année, avec « seulement 128 supports vacants (équivalents postes à temps complet) à l'échelle du second degré dans l'académie à la rentrée. » « C'est peu, a affirmé Katia Béguin. Nous faisons appel à des contractuels, mais nous sommes en difficulté pour certaines disciplines comme le génie mécanique, la construction ou l'économie-gestion. » « Il y a un service dédié au remplacement avec une cellule dédiée à l'enregistrement de ces besoins, a indiqué Michel Daumin, le secrétaire général du rectorat. On essaye de fidéliser les contractuels avec des contrats envoyés dès juillet et la possibilité d'embaucher à plein temps. » De quoi compléter le bastion des 500 enseignants en zone de remplacement. Par contre, côté premier degré, l'académie a encore un peu plus de possibilités (8 % des effectifs dédiés aux remplacements), avec aucun contractuel recruté pour l'heure.

Pour les élèves handicapés

L'Académie a mis aussi l'accent sur la mise en place d'un grand service de l'école inclusive dans chaque département. « Jusqu'à présent, il y avait des enfants qui attendaient longtemps d'obtenir une aide en classe, a développé Katia Béguin. Là, c'est la démarche inverse : il y aura des accompagnants (AESH) possibles dans les lieux de scolarisation. Ils seront répartis dans chacun des 167 pôles inclusifs d'accompagnement localisé. Les AESH travaillent en équipe et sont recrutés avant la rentrée. Ils pourront, dans certains cas, se partager entre un élève en école et un autre au collège, par exemple. Cette organisation permet de proposer des 80 % jusqu'à des temps pleins. Ce sont de vrais métiers, avec des contrats de trois ans pouvant déboucher sur un CDI. »

L'Académie compte 2 200 accompagnants d'élèves en situation de handicap. Un fonctionnement qui s'ajoute à la création de 16 nouvelles Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire (ULIS) à l'échelle de l'académie. En Eure-et-Loir, l'expérience a même été poussée plus loin, « grâce à un partenariat avec l'ARS, en scolarisant dans l'école de secteur des enfants qui seraient en instituts médicaux-éducatifs. » Une initiative mêlant « temps ordinaire d'école » et dispositif médico-social, et qui vaudra ce vendredi la visite dans ce département du ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer et de Sophie Cluzel, la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées. 

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    C'est le nombre d'élèves de l'académie Orléans-Tours qui ont fait leur rentrée cette semaine, de l'école jusqu'au lycée.