Les Brèves

    CITÉ DE LA GASTRONOMIE : C’EST RE-REPARTI

    Tours

    Dans le cadre du label Tours Cité internationale de la gastronomie, la Villa Rabelais va devenir une « Maison des cultures gastronomiques ». Le site va être aménagé en conséquence d’ici quelques années. Florian Mons

    Les partenaires entendent afficher leur « belle collaboration », selon les mots de Christophe Bouchet. Mairie, Région, Université, IEHCA (Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation) ont présenté, le 2 octobre, le nouveau projet élaboré dans le cadre du label Tours cité internationale de la gastronomie. Après une suite de modifications radicales du projet initial, initié en 2013 et quelques atermoiements – dessaisissement de l’association de l’application du label au profit de l’IEHCA et de Tours événements, fin du controversé festival Les Franco-gourmandes, annonce d’un nouvel événement finalement oublié?–, ce nouveau projet devrait cristalliser les énergies et rendre plus lisible un concept jugé parfois un peu confus. Mais désormais, « l’articulation est trouvée » se réjouit Christophe Bouchet et le label va « prendre son envol », assure le conseiller régional Jean-Patrick Gilles.

    La villa Rabelais réaménagée

    La Villa Rabelais, déjà désignée comme navire amiral du label, où s’est installé l’IEHCA en février dernier – y organisant des rencontres, conférences et animations – prendra une nouvelle dimension, pour devenir une « Maison des cultures gastronomiques ». Le site connaîtra des aménagements en conséquence : le rez-de-chaussée du bâtiment sis rue Victor Hugo ainsi que le jardin, deviendront un « espace food cultures », aménagé comme un restaurant avec cuisine et terrasse. L'endroit, dont Francis chevrier, directeur de l'IEHCA, espère qu’il deviendra « la table la plus branchée » de Tours, proposera des animations, comme des soirées découvertes de produits ou des rencontres avec des chefs – stars pour certains – en résidence. S’y installera également, au premier étage, une École du repas gastronomique, pour la « mise en cuisine » d'un savoir à l'élaboration duquel participera le « pôle Science gastronomique », consacré à la recherche, déjà assurée par l'IEHCA, et installé au deuxième étage. Ce dernier comportera un laboratoire d’analyse sensorielle, un labo de dégustation, ainsi qu’un espace de travail consacré aux nouvelles technologies. Ce pôle scientifique investira également les étages supérieurs de la Villa Rabelais, au sein de laquelle on trouvera aussi un « pôle lecture », « convivial et cosy ». Mais d'un grand événement du type des Franco-Gourmandes ou de Planet good food, il n’est plus question, la mairie et Tours événements préférant « capitaliser sur l’existant » : Ferme expo et Mondial du fromage.

    Les travaux, qui débuteront prochainement, permettront l’ouverture du manoir Béranger en 2020 et l’aile de la rue Victor-Hugo en 2022. En attendant, on pourra suivre les Rencontres François Rabelais, consacrées cette année à l’éducation au goût, qui se tiendront les 22 et 23 novembre prochains à la fac des Tanneurs. 

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    • A SAVOIR

      Indre-et-Loire

      La Croix-Mélier cherche de l’aide

      Les pleurs, la sidération, la désillusion, en pleine vendange. À la fin du mois de septembre, le hangar de l’exploitation viticole de Philippe et Dominique Ivancic, à Husseau, au domaine de la Croix-Mélier, est parti en fumée. Un court-circuit aurait provoqué les premières flammes.

      Le couple était arrivé il y a deux ans, lâchant leur vie parisienne pour s’installer dans le Val de Loire avec leur trois enfants. 7 300 bouteilles devaient être étiquettées cette année. Depuis l’incendie, une « chaîne de solidarité » s’est créée : le voisin, « qui travaille chez EDF », a remis le courant ; des viticulteurs ont proposé du matériel ; un vigneron a pris du raisin sauvé pour le presser chez lui en attendant que la Croix-Mélier reprenne du service. Une cagnotte Leetchi a même été lancée pour que l’exploitation reparte car les assurances ne pourront pas couvrir l’ampleur des dégâts causés par le feu.

      Saint-Épain

      Raconter la ferme

      À la ferme du Gros Buisson, le public peut découvrir les pratiques agricoles et les produits locaux. Récemment, le couple d’exploitants a créé un petit cinéma dans une grange afin de diffuser un film sur les vers de terre. Surtout, il s’agissait de découvrir des techniques de conservation des sols et de « communiquer » de manière positive sur les problèmes actuels de l’agriculture.