Les Brèves

  • Mobilisation générale au Conseil régional

    Le mardi 26 novembre se sera tenue, à la faculté de médecine de Tours, une session extraordinaire du Conseil régional sur la question de la santé et de la désertification médicale. À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ignorons la nature des échanges lors cette séance, mais à l’ordre du jour des discussions figuraient « 4 ambitions et 20 priorités » constituant une « plate-forme de mobilisation et d’engagement pour une région 100 % santé. » Le Conseil régional entend continuer à prendre à bras-le-corps les questions de la formation et de l’installation des médecins, de l’accès aux soins de proximité dans chaque territoire, de la prévention ou encore de l’attractivité territoriale. La région entend notamment augmenter le nombre de médecins formés, le portant à 340, développer des Communautés professionnelles territoriales de santé augmenter le nombre d’assistants médicaux, réduire l’exposition des habitants aux produits toxiques, préserver le maillage des hôpitaux, etc. Des orientations pour lesquelles l’État sera nécessairement sollicité.

LA DÉSERTIFICATION MÉDICALE EN QUESTION

Congrès des maires d’Indre-et-Loire

Une semaine après être revenus du congrès parisien, les maires d’Indre-et-Loire se retrouvent à Tours ce jeudi pour leur congrès à eux. Au programme notamment, la désertification médicale et l’annonce du projet de Cédric de Oliveira d’un projet d’ « école des maires ». Florian Mons

Les maires d’Indre-et Loire ont rendez-vous ce jeudi au Vinci pour leur 74e congrès. Outre une intervention d’un représentant de l’État qui, sans présumer de son contenu, devrait susciter des débats, les maires assisteront à un exposé des « solutions pour les déserts médicaux. »

11,5 % de la population en zone prioritaire

Avec 96 médecins généralistes pour 100 00 habitants (médecins à exercice particulier compris) -581 – au total –

et 105 médecins pour 100 000 habitants. à Tours, l’Indre-et-Loire s’en tire mieux que ses voisins de la région Centre-Val de Loire. Pour autant, cette dernière figure parmi les moins denses en la matière et, en Indre-et-Loire, près de 11,5 % de la population est située en zone prioritaire, surtout au sud du département. Un constat auquel il faut ajouter des disparités selon les communes. En outre, 35 % des médecins du département refusent des nouveaux patients et il aura fallu l’intervention de treize députés pour lever le blocage du numerus clausus, limitant le nombre d’étudiants en médecine, qui avait donné un coup de chaud aux élus de la région en mai dernier. Bref, malgré les efforts faits pour l’installation des Maisons de santé, le désert ne recule pas encore assez. L’Association régionale de santé (Ars) a lancé, fin 2017, Instaltoidoc, un site Internet, à destination des médecins, afin de les informer sur les aides prévues pour l’installation, selon un classement établi la même année, des territoires en zones d’intervention prioritaires. Dans ces dernières, sous conditions, le médecin peut être aidé à hauteur de 50 000 € par l’Assurance maladie et bénéficier d’exonérations fiscales. Des zones d’actions complémentaires ont été également définies, où des aides par les collectivités sont possibles, sur lesquelles l’Ars entendait aussi communiquer. Mais, malgré 4 000 vues pour 2 700 utilisateurs à son lancement, le site, qui a coûté 15 000 € à la Région, n’a pas encore eu, selon l’Ars, les effets escomptés et l’agence travaille à son amélioration. Faudra-t-il « être plus directif », comme le souhaite François Bonneau, président de Région, et ne plus se contenter de ces incitations ?

L’enjeu de la formation

Des initiatives des maires seront également présentées au Congrès parmi lesquelles devrait figurer la proposition du président de l’Association des maires Cédric de Oliveira de la création d’une « école des maires » qui proposera, en collaboration avec l’Université de Tours, des sessions de formation d’une semaine. Une initiative qui devrait être bien reçue par les élus, confrontés à des changements majeurs et complexes, comme par les conseillers municipaux de petites communes, qui disent leur besoin urgent de formation. Mais ces futures sessions leur seront-elles ouvertes ? À Beaumont-Village, 260 habitants, Claude Jousset, « jeune » conseiller municipal de 64 ans – c’était sa première mandature – considère que si « le maire est la pièce essentielle, il doit pouvoir aussi déléguer. Ça peut être confortable pour les conseillers municipaux de lui laisser tout faire, mais nous voulons nous impliquer davantage. Et la tâche du conseil devient de plus en plus compliquée, dans cette période de transition. Nous allons être très sollicités. » explique celui qui porte, au conseil municipal, la question de l’accès à Internet et de l’installation de la fibre optique et qui se rendra au congrès pour rencontrer les opérateurs. « C’est très important pour les conseillers municipaux comme moi, qui ne s’y connaissent pas assez ». Un enjeu démocratique, en somme. 

Les Brèves

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    C’est le nombre de Maisons de santé pluridisciplinaires (Msp) ouvertes en Indre-et-Loire. En région Centre-Val de Loire, 80 projets ont été validés dont 70 réalisés, soutenus par le Conseil régional.