Les Brèves

    PLUS DE PORTE À VENDRE

    CENTRES-VILLES

    L’Insee Centre-Val de Loire a publié la semaine dernière une enquête sur les pôles commerçants de 18 villes de taille intermédiaire de la région. Elle confirme ce que les habitants pressentaient : le nombre de commerces y diminue, en particulier dans les secteurs de l’alimentation et de l’équipement de la personne et de la maison. FLORIAN MONS

    Les chiffres encourageants de la progression du commerce de proximité au plan national, où l’emploi salarié a augmenté de 4,3 % et le nombre de commerces de 1,8 %, pas plus que l’ « orientation relativement favorable de la région Centre-Val de Loire » relevée par l’Insee, n’y changent rien. Le commerce de proximité des villes de la région Centre-Val de Loire poursuit son érosion.

    alimentation, vêtements et pharmacies s’éloignent

    Moins de commerces dans les centres...

    Depuis 2009, rapporte l’institut, les commerces de proximité des centres-villes ont perdu 4 % de leurs emplois et 2,5 % de leurs magasins. Une situation plus marquée pour les villes de taille intermédiaire (VTI) que pour les métropoles, où l’emploi des commerces a augmenté de 1,4 %. Mais dans ces VTI de la région, qui accueillent plus d’un tiers des commerces de proximité, la baisse est « presque générale », avec une diminution de 6,2  % des commerces et de 5,2 % des emplois. Sauf exceptions, cette situation est à rapprocher de celle de l’emploi en général – particulièrement préoccupante à Vierzon, Nogent-le-Rotrou et Châteaudun – et d’une diminution du nombre d’habitants, pour une sur deux des VTI du Centre. D’ordinaire plutôt situés dans ces centres-villes, les commerces d’équipement de la personne, tels que l’habillement, la pharmacie, les opticiens, la bijouterie, ont tendance à s’en éloigner, comme ceux de l’équipement de la maison (meubles, quincaillerie…) ainsi que les commerces de détail alimentaire ou les services tels que les auto-écoles ou les blanchisseries.

    … mais plus d’activités à l’échelle des agglomérations

    Au plan national, l’Insee constate que cette situation des centres-villes dégradée, ne correspond pas à la situation des agglomérations. Si les activités décroissent dans les centres-villes de ces dernières, « les effectifs salariés du commerce de proximité augmente pour 52 % d’entre elles ». Une augmentation soutenue par les activités hors centre-ville. Toujours au plan national, en effet, les établissements et emplois détruits en centre-ville n’empêchent pas une augmentation de 100 établissements et de 1 600 salariés par an dans les VTI. 

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