Les Brèves

  • Conseils et accompagnement

    Dans le cadre de sa mission de conseil et de promotion des énergies renouvelables, l’Agence locale de l’énergie d’Indre-et-loire (Alec) accompagne les particuliers, les copropriétés, les collectivités et les professionnels dans la rénovation énergétique ou dans leurs démarches d’économies d’énergie. Conseils techniques ou actions de sensibilisation ont ainsi concerné 85 communes, 1 500 particuliers et une centaine de copropriétés, et l’Alec propose également un accompagnement des actions contre la précarité énergétique.

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TOURS ÉVITE D’ÊTRE TROP ÉNERGIVORE

Énergie

Éclairage, chauffage, décorations de Noël… Quoiqu’en passe d’être concurrencé par des étés caniculaires et leur cortège de climatiseurs, l’hiver est la saison de la grande consommation énergétique. Rapide tour d’horizon dans la métropole tourangelle. Florian Mons

Chères, les décos de Noël ? « Légende urbaine, répond Brice Droineau, adjoint en charge de l’espace public urbain à la mairie de Tours. Nous avons fait le choix du 100 % led ». La facture de la consommation sera de 5 000 €, du 22 novembre au 8 janvier.

Le led à la rescousse

Reste le coût de l’installation elle-même, qui s’élève à 340 000 €. « Nous utilisons 60 000 leds, et 6 km de guirlandes pour illuminer 115 rues. Nous avons acheté environ 1 400 motifs, d’autres ont été loués et environ 1 200 autres appartiennent à la ville », détaille M. Droineau. Mais là encore, l’adjoint rappelle les solutions qu’il a trouvées pour faire baisser une facture qui s’élevait à 425 000 € au début de la mandature. « L’installation précoce des guirlandes a surpris les gens, mais si nous nous y sommes pris tôt c’est parce que cette anticipation nous a permis de faire appel à moins de prestataires, et, par conséquent, de diminuer le coût initial qui était de 425 000 € », explique l’élu. Des efforts ont été faits également quant à l’éclairage public. Là aussi, le led a remplacé les anciens modèles d’ampoules qui équipent les 20 000 lampadaires de la ville. « Avec la baisse des dotations en 2014, il nous fallait trouver des solutions. L’utilisation des ampoules led nous a permis d’économiser 400 000 € », précise Brice Droineau, pour qui toutes les économies sont bonnes à prendre : « nous avons en outre utilisé les anciennes ampoules pour la maintenance de celles qui étaient en cours de remplacement », ajoute-t-il. Des solutions que salue le conseiller municipal écologiste Emmanuel Denis. « Cela va dans le bon sens, le sujet est pris en compte », estime-t-il.

Le chauffage, « passoire énergétique » ?

Mais ce qui, pour l’élu, mérite encore plus de prise en considération, c’est la consommation d’énergie nécessaire au chauffage. Une des « passoires énergétiques » négligées selon lui trop longtemps par la municipalité. « Le chauffage est le premier émetteur de gaz à effet de serre, explique Emmanuel Denis. Or, le plan climat est à l’abandon depuis 2014 et rien n’a été fait pour la réduction de la consommation. » Si le plan de rénovation des écoles, qui prend en compte la baisse de la consommation énergétique, est pour lui une bonne chose, le conseiller municipal écolo déplore que celui-ci n’arrive que tardivement. « Nous avons perdu un mandat », estime-t-il.

À Tours Métropole, la transition énergétique a fait l’objet, en 2013, de la création d’une Direction de l’énergie. Elle travaille notamment à la mise en place d’un « réseau de chaleur » à l’ouest de Tours et prévoit pour 2023, l’alimentation de 9 800 « équivalents logements » par le réseau de la chaufferie biomasse du Menneton. La part du « résidentiel », dont le chauffage, représente 35 % de la consommation énergétique de la métropole. La centrale biomasse de Menneton devrait réduire l’émission de Co2 de 19 210 tonnes, annulant le bilan carbone des bâtiments publics. Mais quant au détail de la consommation énergétique, qu’il s’agisse du chauffage ou de l’éclairage, et la localisation précise des endroits et des secteurs les plus consommateurs, les données manquent, à plus forte raison celles qui concernent le domaine privé. Quelle consommation représente, par exemple, le chauffage électrique ? Que représente celle de l’éclairage des commerces ?

Faut-il éteindre les vitrines ?

Le collectif Résistance à l’agression publicitaire de Tours se préoccupe de cette dernière question. « Si, au plan national, les vitrines des magasins ne doivent pas être allumées entre 1 h et 6 h, des aménagements de ces horaires sont possibles localement et sont en cours de définition à Tours Métropole » expose Manon Dubois, membre du collectif tourangeau. Mais l’obligation légale n’est pas toujours respectée et le collectif envoie régulièrement des signalements à la mairie. Signalements trop peu suivis d’effets, selon ses membres. Ce qui préoccupe également les militants, c’est l’installation de panneaux d’affichage numériques, inutilement énergivores, sur les abribus ou les abris presse. « Un panneau de 2 m² avec une face numérique consomme 6 818 kW par an et avec deux faces 12 665 kW, précise la militante, soit l’équivalent de 32 réfrigérateurs congélateurs. » Néanmoins, pour ce qui concerne le domaine privé, rien n’empêche les magasins de se doter de cet affichage numérique. Aussi, certains afficheurs travaillent à des partenariats avec des grands magasins pour contourner la réglementation. « Ça n’a aucun intérêt pour les petits commerçants, estime Manon Dubois. Ce sont les grandes enseignes qui sont concernées. » 

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  • 600 000

    Ampoules led ont été utilisées pour les décorations de Noël à Tours cette année.