Les Brèves

  • 1 256 €

    C’est le montant moyen dépensé par un touriste pour un séjour œnotourisitique.

LA FILIÈRE ŒNOTOURISTIQUE VEUT SE STRUCTURER

Économie

Le 25 novembre se tenaient à Tours les premières Assises interrégionales de l’œnotourisme. S’y sont retrouvés l’agence Atout France, les collectivités et les professionnels du vin et de l’hôtellerie. Les acteurs entendent saisir les opportunités d’une filière qui pesait, en 2016, 5,2 milliards d’euros en France. Florian Mons

Avec les Assises nationales organisées l’année dernière par Atout France, ils ne s’agissait pas moins que de « prendre le leadership mondial de la filière œnotouristique ». Pour cela, vingt mesures avaient alors été listées. Parmi elles, l’animation des destinations labellisées « Vignobles et découvertes », l’équipement de la filière d’outils de mesure, la définition du concept de vendange touristique ou encore la signature de conventions avec le secteur hôtelier.

Une meilleure connaissance mutuelle

C’est de ce rapprochement dont il était question cette année, avec une convention signée par Atout France, le Conseil supérieur de l’œnotourisme, présidé par Hervé Novelli, et le Groupement national des chaînes hôtelières. Aux premiers revient l’élaboration d’une cartographie des prestataires « Vignobles et découvertes », aux seconds la diffusion de cette carte auprès des clients et l’organisation de rencontres entre les secteurs hôtelier et vinicole. « Avec cette collaboration, le touriste est mieux pris en charge » estime Jean-Martin Dutour, président d’Interloire et viticulteur à Chinon. « Il n’est plus inondé de flyers dans lesquels il se perd. L’hôtelier est invité à personnaliser son offre et le vigneron peut recommander un hôtel », précise-t-il. Pour cela, il faut que les uns et les autres se connaissent mieux, ce à quoi travaille l’association Vignobles et découvertes d’Indre-et-Loire, qui regroupe les appellations Chinon, Azay-le-Rideau, Bourgueil et Saint-Nicolas-de-Bourgueil.

Les vignerons professionnels du tourisme ?

C’est aussi un petit bouleversement culturel. « Alors qu’il y a dix ans  les vignerons vendaient 60 bouteilles dans leur caves aux touristes, ils en vendent moins de 10 aujourd’hui, indique J. M. Dutour. Il faut vendre autre chose et proposer une expérience touristique. Une expérience payante. Car même une simple dégustation se paie, et pas seulement 5 €. La profession doit comprendre cela. » Un autre métier, même si l’enjeu est de taille. « Les œnotouristes dépensent en moyenne plus que les touristes en général. Ils vont plus profondément dans les territoires. Il faut saisir cette opportunité », plaide le président d’Interloire.

Autre point important de ces assises ? La collaboration des Régions Centre-Val de Loire et Pays de la Loire pour le développement de l’œnotouristique afin de « renforcer les synergies » et de créer « une destination à dimension nationale et internationale ». 

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  • Touristes vendangeurs

    Offrir aux touristes en quête d’authenticité l’expérience des vendanges sera désormais possible. Même si certains vignerons le proposaient déjà et si les contrôles étaient rares, ils le faisaient hors d’un cadre légal, ces vendanges étant considérées comme du travail dissimulé. En septembre, cette interdiction a été levée par une clarification du cadre égal et sous certaines conditions. Parmi ces dernières, la nécessité d’intégrer ces vendanges à une prestation touristique pour laquelle le touriste a payé, sans lien de subordination juridique, et limitée à une superficie réduite du vignoble.