Les Brèves

  • 40 %

    Des artisans d’Indre-et-Loire ont des difficultés de trésorerie 

Si au premier semestre 2019, l’activité des entreprises artisanales de la région n’était pas au beau fixe, elle connaît une embellie ces derniers mois. En Touraine, la situation reste stable. C.S

Les fêtes de fin d’année arrivent à grande vitesse et les entreprises artisanales du secteur alimentaire se mobilisent pour gérer les commandes et les livraisons. Pour elles, cette période est propice à l’amélioration du chiffre d’affaires ; pour les autres également le temps est à l’embellie pour cette seconde partie de l’année 2019. L’activité de toutes les entreprises artisanales du Centre-Val de Loire connaît une hausse de 4 %. Si bien que 29 % d’entre elles souhaitent investir, dans les six prochains mois, et 24 % ont des projets de développement pour 2020. En Indre-et-Loire, la situation est relativement semblable même si elles sont moins enthousiastes. Seuls 10 % des artisans tourangeaux prévoient d’augmenter leurs effectifs malgré de possibles investissements et projets.

Pour la Chambre des métiers et de l’artisanat en Centre-Val de Loire, ces projets de développement sont « un bon indicateur de la volonté affichée par les artisans de se tourner vers l’avenir. »

Trop peu d’apprentis recrutés

Pourtant, ils sont peu (12 %) à envisager de recruter un apprenti, afin de faire perdurer leur savoir l’an prochain. La cause ? Les artisans affirment manquer de travail et de temps pour former un jeune. Les Chambres des métiers et de l’artisanat « vont poursuivre » la levée des freins à l’embauche et « inciter davantage les jeunes » à intégrer une voie en apprentissage. Dans le secteur du bâtiment, les difficultés à recruter, tant en apprentissage qu’en contrat de travail, sont réelles. La main-d'œuvre qualifiée « fait parfois défaut » ce qui favorise le recours aux intérimaires. D’ailleurs, près d’un artisan sur dix déclare avoir eu recours à du personnel intérimaire au cours du dernier semestre, en majorité dans le bâtiment et dans l’alimentaire. 

Les Brèves

  • À Noël, on joue la proximité

    Les métiers de bouche (charcuterie, boulangerie, pâtisserie, poissonnerie…) et les métiers de service (fleuristes, coiffeurs, esthéticiennes) sont les plus sollicités lors des fêtes de fin d’année. L’année dernière, les cinq semaines avant Noël ont été marquées par les manifestations des gilets jaunes, ce qui a engendré une perte du chiffre d’affaires pour de nombreux artisans dans les centre-villes d’Indre-et-Loire. Alors, cette année, pour eux mais aussi dans une démarche éco-responsable, et si on achetait nos mets et nos cadeaux auprès des artisans locaux ? « Chez un artisan local, on vient chercher un gage de qualité, un savoir-faire reconnu, des produits made in France et même made in territoires, indique-t-on à la Chambre des métiers et de l’artisanat d’Indre-et-Loire. Faire ses achats chez un artisan est un acte citoyen. »