Les Brèves

    Acheter dans l’ancien n’est pas anodin !

    ACHAT

    L’ancien a ses atouts : un prix plus abordable que le neuf, le charme du passé, la possibilité de rénover à son goût… Mais aussi un point-clé à vérifier : la qualité énergétique du logement, que ce soit une maison ou un appartement… P.N.

    Forcément, c’est tentant : avec des prix inférieurs de 10 à 15 % à ceux dans le neuf, les biens anciens sont plus accessibles. D’autant plus qu’il y a dans nos communes de nombreux pavillons construits dans les années 50-60 dont les propriétaires arrivent à un âge certain qui les oblige à quitter leur maison si ce n’est déjà fait… De fait, les annonces proposant ces pavillons des années 50 sur sous-sol complet ne sont pas rares. À Tours-Nord, à Joué-lès-Tours, à Saint-Pierre ou Saint-Avertin, les opportunités ne manquent pas, même si elles sont moins nombreuses qu’il y a quelques années. Et c’est tant mieux pour les familles avec enfants en quête d’espace. De même, les appartements dans les résidences des années 60, comme les Rives du Cher ou le quartier Montjoyeux à Tours, sont nombreux à la vente, avec des prix très attractifs. Mais cela s’explique aisément : le prix de vente est souvent plus bas que pour des biens similaires de même surface parce que les charges y sont aussi plus élevées. Mais ce que vous économisez sur le prix d’achat, vous allez peut-être devoir le prévoir pour les charges. Eh oui, dans l’ancien, la facture d’énergie est souvent plus élevée pour peu que la résidence n’ait pas été l’objet d’une rénovation.

    Prévoir un budget supplémentaire pour l’isolation

    C’est donc le point-clé à vérifier quand vous achetez un appartement ancien : au-delà du prix de vente au mètre carré, il faut estimer ce qu’il va vous coûter en charges de copropriété si le chauffage est collectif ou en facture énergétique si le chauffage est individualisé. Le diagnostic énergétique doit être étudié de très près.

    Dans le cas d’une maison individuelle, pas de charges de la collectivité à supporter, mais une isolation du bien à étudier de très, très près… Vérifiez si la maison qui vous tente est isolée, un peu, beaucoup, partiellement, totalement ? Les combles sont-ils isolés ? Les ouvertures ont-elles un double vitrage ? Le sous-sol ouvert à tous les vents est-il bien isolé de l’étage ? Les points à vérifier sont nombreux et le diagnostic énergétique doit vous y aider…

    Pourquoi vérifier tout cela ? Parce que si la maison n’est pas isolée, la facture de chauffage risque d’être salée puisque vous serez dans une de ces fameuses « passoires énergétiques » dont on entend beaucoup parler. Dans ce cas, il faut prévoir en plus du budget d’achat (prix de la maison et frais de notaires à charge de l’acquéreur), un budget pour les travaux de rénovation donc d’isolation ! Vous ne pouvez pas consacrer tout votre crédit à l’achat du bien pour ensuite vous retrouver dans l’incapacité de l’isoler au risque de vous retrouver avec des factures de chauffages démesurées. Il faut donc anticiper et garder une partie du budget pour les travaux de rénovation. Si vous ne pouvez pas rénover une maison pas bien isolée, ne l’achetez pas ! Il est difficile d’évaluer le coût des travaux, cela dépend évidemment du bien acheté, mais il faut compter entre 300 et 400 euros au mètre carré pour une rénovation totale. Pour une maison de 100 m2, il faudra compter 30 000 à 40 000 euros, ce n’est pas anodin ! Donc l’ancien, c’est tentant, mais à condition d’avoir les moyens de bien isoler le bien !

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