Les Brèves

    Records de douceur et d’ensoleillement en janvier !

    MÉTÉO

    Dans le prolongement d’une année 2019 remarquable par sa douceur, ce début d’année est marqué par un mois de janvier – le plus chaud au niveau de la planète – qui bat aussi des records d’ensoleillement et de douceur en Touraine. Avec les risques inhérents en cas

    de coup de gel sur une végétation qui s’éveille précocement... P. N

    Où sont passés les hivers rigoureux et les neiges d’antan ? Quand on se penche sur les relevés de la station Météo France de Parçay-Meslay, on peine à trouver des données d’un hiver digne de ce nom. Ainsi, en janvier, la moyenne des températures calculée avec deux relevés quotidiens (un au petit matin au plus frais, l’autre dans l’après-midi au plus chaud) est supérieure de 2,6°C aux normales de saison, avec une moyenne constatée sur le mois de 7,2°C contre 4,6°C les années passées ! Pour les minimales, l’écart est de même ampleur avec 4,5°C relevés en moyenne sur les 31 jours du mois au plus froid contre 2°C habituellement ! Soit plus du double des normales...

    Côté ensoleillement, la tendance est aussi nette puisqu’on a comptabilisé 90 heures de soleil sur la Touraine contre 70 en moyenne habituellement, soit près d’un quart de soleil en plus.

    Ce début d’année se place clairement dans le prolongement d’une année 2019 exceptionnelle à bien des égards, avec des records de chaleur d’aridité pendant l’été mais aussi de pluviosité à l’automne. Au final, l’année passée a été la 3e la plus chaude depuis 60 ans et l’existence des relevés après 2018 et 2011. La température moyenne sur l’année a été de 13,2°C contre 11,8°C pour une année « normale ».

    À titre de comparaison, en 2018, année la plus chaude de l’histoire des relevés, la température moyenne était de 14,5°C tout de même !

    2 150 heures de soleil contre 1 830 en moyenne habituellement

    L’année 2019 a été marquée par deux épisodes de chaleur exceptionnelle : en février et en juillet. Ainsi le 27 février on mesurait 23,4°C à Amboise, 23°C à Tours, record absolu de chaleur jamais enregistré à cette période de l’année. Puis il y eut la canicule fin juin, à la fois remarquable par sa précocité au tout début de l’été puis par des températures record avec 41,5°C enregistré le 29 juin. Un peu plus tard il y eut la 2e vague de grosses chaleurs fin juillet avec le record absolu de 43°C enregistrés dans le Véron, près de Chinon tandis qu’à Tours on frôlait les 41°C (40,8°C exactement). Fin août on frôla aussi les 38°C, température tout aussi exceptionnelle pour cette période. De fait, on a aussi frôlé les records pour l’ensoleillement qui a grimpé à 2 150 heures en 2019 contre 1 830 par an en moyenne.

    Conséquence de cet été étouffant, les précipitations furent très rares puisqu’on a comptabilisé 30 mm de pluie pendant 3 mois, de mi-juin à mi-septembre, à rapprocher des 50 mm en moyenne mensuellement. Mais après cet été historiquement sec, nous eûmes droit à un hiver exceptionnellement pluvieux puisque de mi-septembre à mi-novembre on comptabilise 300 mm de pluie contre 100 à 120 mm en « temps normal »...

    Une sécheresse estivale compensée par deux mois très pluvieux en fin d’année : voilà comment on pourrait résumer une année marquée par une météo atypique. Mais à laquelle on risque de devoir s’habituer car ces phénomènes hiératiques devraient se multiplier à l’avenir... 

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