Les Brèves

    Sans le net, vous êtes invisibles !

    Référencement

    Aujourd’hui, aucune activité professionnelle ne peut se passer d’une présence sur internet. Mais dans ce monde en perpétuelle évolution, l’absence de visibilité est plus préjudiciable que jamais. « Olivier Andrieu, une « référence » en la matière a été récemment invité par des jeunes entrepreneurs de la région. L’occasion de percevoir l’importance du référencement naturel et de découvrir certains de ses codes. »

    Par Philippe Hadef

    Avoir un site Internet ne sert à rien si personne ne le voit. Ce serait aussi préjudiciable que d’avoir une boutique en plein cœur de ville, dans la rue la plus commerçante, avec une bâche tendue sur l’ensemble de la devanture empêchant toute visibilité de l’extérieur.

    Cette réalité s’impose à tous, que le site soit simplement une vitrine de l’activité ou a fortiori un magasin en ligne.

    Ce message, Olivier Andrieu, une sommité dans le domaine du référencement naturel, est venu le marteler à l’occasion d’une conférence organisée à destination d’entrepreneurs.

    « Si vous voulez cacher un cadavre, mettez le en deuxième page Google et personne ne le trouvera jamais », lâchait Olivier Andrieu.

    Car tout l’enjeu est bien là. Le plus beau site Internet du monde n’est rien s’il n’est vu par personne. Et pour générer du trafic il y a quelques impératifs qui sont autant de fondamentaux.

    Google, l’incontournable en Europe

    Il y a tout d’abord les éléments qui doivent conduire à la réflexion lors de sa conception. Si on prend en considération qu’en France, 95 % des sollicitations passent par le seul moteur de recherche Google, il ne sert à rien de s’intéresser aux autres. Sauf, pour les USA où Google ne représente que 65 %, Bing se positionnant comme un réel concurrent.

    Pour autant « pas plus de 5 % des sites en France sont Google friendly », assure Olivier Andrieu. Et cela passe notamment par une bonne relation entre le développeur qui réalise la partie technique et le rédacteur qui aura en charge les textes du futur site. Car, et c’est probablement l’une des clés essentielles, la sémantique joue un rôle majeur dans le référencement. La simple réflexion sur le contenu des « balises titres » peut, par la mise en œuvre de titres informatifs, faciliter l’indexation du site. Mais quand on parle de sémantique, cette notion a aussi vocation à répondre à une évolution qui se fait jour et qui ne va que croître : les nouveaux usages en lien avec la prolifération des « mobinautes ». Le smartphone est dorénavant l’outil qui suscite la majorité des sollicitations sur les moteurs de recherche (50 % dans le monde, 30 % en France avec une évolution quasi exponentielle). Et l’utilisation de la commande vocale ne cesse de croître. De fait, on n’interpelle plus les moteurs de recherche comme précédemment par l’utilisation de mots clés mais à l’aide d’une phrase interrogative. Cette modification dans la nature des demandes impacte fortement l’émergence des résultats.

    Les Mobinautes font évoluer le référencement

    D’ailleurs, dans l’univers d’Internet, impossible de ne pas prendre en compte les « mobinautes ». Et ce d’autant plus que bientôt, toujours selon Olivier Andrieu qui effectue une veille constante sur les évolutions de Google, l’indexation pour le référencement sur ce moteur de recherche passera uniquement par les versions mobiles des sites Internet. Autant dire que si d’ores et déjà, l’absence d’une version mobile d’un site est une erreur fondamentale pour se mettre en adéquation avec les nouveaux usages, dans quelques années, cette absence de compatibilité sera quasiment sanctionnée d’invisibilité.

    Si prendre en considération les évolutions de Google dans son indexation est évidemment un prérequis, il ne faut pas pour autant oublier l’internaute lui-même. Et ce d’autant que pour ce qui concerne Google, il est presque impossible, sans avoir une équipe dédiée, de suivre sa progression. Olivier Andrieu rappelait en effet que l’algorithme d’indexation de Google connaissait environ un millier de modifications par an. Certaines peuvent être anecdotiques, d’autres majeures.

    Une navigation facile et simple qui permet en trois ou quatre clics maximum d’atteindre l’ensemble des informations présentes, un temps de téléchargement raisonnable, voilà deux des éléments de base qui permettra à l’internaute de rester sur votre site. Dans le cas contraire, c’est vers d’autres lieux qu’il ira immédiatement satisfaire sa curiosité… Là aussi, les évolutions sont notables.

    La sécurité impacte également les usages. L’apparition et la généralisation des « https » – s comme site sécurisé – peut aussi donner confiance et faciliter l’attractivité de votre site.

    Dépendance à Google

    Enfin, et Olivier Andrieu a martelé cet impératif : être dépendant totalement de Google pour générer du trafic est particulièrement dangereux. Les évolutions constantes dans les algorithmes d’indexation confirment que rien n’est figé dans ce domaine et que tout peut très rapidement être remis en question. L’interaction avec les réseaux sociaux pour offrir une autre porte d’entrée, tout comme les liens positionnés sur la toile sur des sites partenaires ou des blogs divers peuvent permettre de conserver un équilibre nécessaire à la pérennisation de ce trafic. La notoriété acquise par des communications traditionnelles, y compris sur des supports papier peuvent aussi assurer cette capacité à se servir de Google sans en être totalement dépendant. « Voir plus de 50 % de son trafic générer par Google est un véritable danger » confirme Olivier Andrieu. Mettre tous ses œufs dans le même panier, voilà en effet une maxime antique qui est toujours d’actualité, y compris au cœur de cette nouvelle économie du numérique.

    Pratique :

    Pour plus d’informations sur le référencement naturel, suivre le blog d’Olivier Andries sur www.abondance.com

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