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Les Brèves

  • Offensif !

    Date inhabituelle, délibération symbolique… Samedi matin, les conseillers municipaux de Tours ont dit oui à la métropole et demandé, par délibération, que le statut leur soit accordé. Comme dans l’intervalle la loi leur permet d’effectuer cette demande et que Tours comme d’autres sont validées, il ne reste qu’une formalité administrative à laquelle devront aussi se plier les élus des vingt-et-une autres communes… Mais ce qui a peut-être été plus notable encore durant cette séance, c’est la volonté, l’ambition portée par les élus. Car il ne suffit pas d’être métropole pour en avoir la dynamique et l’aura. Il faut du contenu. Le contenu, certains l’imaginent dans l’opposition… Non pas l’opposition politique, mais dans la nécessité de se confronter à d’autres villes. Une lutte d’influence en quelque sorte. De façon sous-jacente, on entend aussi revenir en surface cette frustration de ne pas être capitale dans une région qui comptera bientôt deux métropoles. Xavier Dateu… lui voudrait que le titre de capitale émerge d’une politique ou d’une autre. Sophie Auconie, elle, souhaiterait que Tours puisse contester quelques implantations à d’autres voisins comme Chateauroux, Niort, Limoges « des communes de moindre importance ou tout au plus similaires » et qui engrangent selon elle des résultats plus probants. Et bien évidemment, Orléans… Orléans, capitale, métropole, et visiblement, pour Sophie Auconie, plus « offensive » sur le plan économique. « Comment expliquer alors l’implantation d’un Amazon à Orléans alors que nous possédons ici cinq branches autoroutières, cinq branches ferroviaires, et un aéroport ? ». La présidente de l’UDI 37 n’en démord pas, il faut se montrer combattif et déterrer la hache de guerre si nécessaire. Même si, quand on l’interroge sur le sujet, tout se fait dans la nuance. Tours et Orléans qui, officiellement, étaient si proches d’une association de destin, n’auront visiblement pas de chemin commun. Pourtant, Sophie Auconie le reconnaît : « le site Mame, sous l’impulsion de Philippe Briand et Thibaud Coulon » serait un exemple à suivre. Un exemple à méditer en effet puisque la French Tech Loire Valley est le seul exemple concret de rapprochement entre les deux métropoles. Mais il n’est pas certain que cette association imposée à l’époque puisse, à terme, survivre aux nécessités de la politique et du chacun pour soi. Car les réussites de la capitale de la région ne sont pas celles de Tours. Et on préférerait faire le constat inverse, quitte à rallumer la flamme de la défiance de part et d’autre de l’axe ligérien.