Les Brèves

    « Le statut de métropole va renforcer la visibilité de la ville »

    Professionnel de l’immobilier

    Vincent Briand vient d’être élu Président de la FNAIM Touraine. Dans cette période où tout semble en mouvement avec une série de rebond sur les prix et sur les taux, quel regard porte-t-il sur la situation du marché à Tours ? Quelles évolutions peut-on attendre du passage en métropole ?

    Propos recueillis par Philippe Hadef

    Cela fait maintenant un mois que vous avez été élu président de la FNAIM Touraine. Pourquoi avoir souhaité prendre cette responsabilité ?

    Vincent Briand : J’ai été un peu porté par un mouvement. Et il y a de très importants dossiers sur lesquels il faut être en capacité d’agir ou d’être vigilant. Notre métier connaît de nombreuses transformations. C’est le cas notamment avec la révolution réelle d’Internet, notamment dans la part d’interactivité avec le client. Mais il y a aussi les évolutions législatives, les nouvelles contraintes, la complexification du travail pour les syndics… Et puis il y a enfin la multiplication des acteurs : les mandataires indépendants, les notaires, les agents immobiliers et même les particuliers…

    Malgré les évolutions du marché ces derniers mois, l’investissement dans la pierre reste encore très productif ?

    Vincent Briand : Oui, cela reste plus que jamais un produit d’investissement. Le marché a connu ces dernières années un réajustement des prix qui, aujourd’hui encore, restent raisonnables. Les taux sont encore très bas et on a des rentabilités, au regard de ce que l’on peut trouver sur d’autres supports, qui sont de l’ordre de 5 à 6 % sur de l’immobilier de rapport et plus encore pour de l’immobilier de bureau.

    Comment faut-il aborder un investissement pour de l’immobilier de rapport ?

    Vincent Briand : Il faut d’abord raisonner par rapport à sa propre situation. Quel est l’objectif que l’on veut atteindre en faisant cet investissement : défiscalisation, complément de revenu, patrimoine... Il faut aussi prendre en compte, sur cette notion de rentabilité, qu’un immeuble d’habitation ou de bureau n’auront pas le même prix et pas la même rentabilité qu’un studio à Tours centre. Il ne faut d’ailleurs pas pour autant toujours chercher la rentabilité. Cela ne peut pas être le seul critère de décision. Il faut raisonner patrimoine. Est-ce que cela vaudra toujours de l’argent, dans dix ou quinze ans ? Voilà une question importante.

    Acheter un appartement pour les études de ses enfants, c’est toujours une bonne affaire à Tours dans cette perspective d’investissement rentable ?

    Vincent Briand : Oui, évidemment. D’autant que Tours est une ville dynamique sur le plan universitaire. Il y aura donc toujours de la demande. Cumuler le besoin de fournir un logement à son enfant et ensuite le convertir en produit d’investissement, c’est toujours un calcul payant et on va trouver des niveaux de rentabilité intéressants.

    Tours qui devient métropole… C’est un levier positif pour l’immobiliser ?

    Vincent Briand : On n’aura évidemment pas un effet immédiat mais cela va renforcer la visibilité et la notoriété de Tours. C’est donc une chance de développement supplémentaire ce qui ne peut que renforcer, à moyen terme, les perspectives pour l’immobilier. 

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