Les Brèves

    Tours Métropole candidate à l’exposition universelle

    Exposition universelle de 2025

    C’est une initiative inédite dans le cadre d’une candidature à l’Exposition universelle. Le Grand Paris a associé 17 métropoles, chacune proposant une thématique particulière. Tours Métropole a été parmi les premières à s’associer à cette candidature. Christophe Bouchet, adjoint en charge du rayonnement était présent lors de la conférence de presse qui précédait le dépôt du dossier. Réponse en novembre 2018.


    La France serait-elle en passe de devenir le centre du monde dans la prochaine décennie ? La question se pose de façon légitime puisqu’après avoir décroché les Jeux Olympiques en 2024, le Grand Paris vient de déposer sa candidature officielle au siège du Bureau International des expositions (BIE). Particularité de cette proposition faite par la France, ce n’est pas une ville, ni un département qui se propose d’accueillir cet événement planétaire mais un réseau de villes. Paris – et particulièrement son site universitaire de Paris-Saclay – sera évidemment le centre principal de cette exposition mais elle a construit, à la suite d’un appel à projet, tout un réseau de villes d’accueil. Ainsi ce sont 17 métropoles qui ont été sélectionnées, dont Tours Métropole – la seule représentante de la Région Centre-Val de Loire – qui s’est positionnée sur une thématique jardin.

    C’est au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères que Christophe Bouchet s’est retrouvé face à la presse pour cet acte officiel de présentation aux côtés de celui qui a porté cette proposition faite au monde, Christophe Fromentin, maire de Neuilly-sur-Seine, Pascal Lamy, ancien directeur de l’OMC, délégué interministériel désigné par Emmanuel Macron lui-même pour accompagner l’organisation et, évidemment, Valérie Pécresse, présidente de la Région. La liste des élus serait trop longue et sans un grand intérêt. On retiendra surtout, qu'Emmanuel Macron avait, alors qu’il était à Bercy, assuré Christophe Fromentin de son soutien et qu’il est aujourd’hui, en tant que président de la République, aussi très impliqué. Est-ce le faible investissement public qui avait séduit à l’époque le ministre de l’Économie ? On dit même qu’à cette époque il était plus intéressé par cette manifestation que séduit par la candidature aux J.O. Il faut en effet noter que sur le budget de 3,5 milliards, à l’exception de quelques investissements annexes des collectivités, la grande majorité du budget sera supportée par des investisseurs privés.

    Bien évidemment la France n’est pas seule à présenter une candidature pour 2025. Le Japon, l’Azerbaïdjan et la Russie sont également sur la ligne de départ. Peut-on supposer que la France, déjà pays hôte des Jeux Olympiques, devra porter cette désignation de 2024 comme un handicap ? Pas nécessairement. Les infrastructures nouvelles, notamment en termes de transports, seront un des atouts complémentaires de cette candidature.

    « Pour Tours Métropole, c’est une occasion unique »

    « Cette candidature n’est pas seulement celle de Paris mais de la France entière », explique Christophe Bouchet qui a porté, pour Tours Métropole, cette proposition tourangelle. Et pour cause, à l’inverse des J.O. et pour la première fois dans l’histoire des expositions universelles, la proposition est de rayonner sur plusieurs territoires qui proposeront, chacun, une thématique particulière. Tours Métropole a vu son dossier validé sur la thématique des jardins. Et le périmètre retenu ira de Chambord à Fontevraud. C’est ainsi une grande partie du Val de Loire avec, en son centre Tours, qui sera portée par cette initiative. « Il ne s’agira pas pour autant de proposer une simple déambulation », précise Christophe Bouchet, « il va falloir donner du contenu. On parlera jardin, mais pas seulement des châteaux. On mettra en lumière les jardins ouvriers, nourriciers… La santé par le biais de l’agriculture et de ces produits devront donner à voir, à penser, à se cultiver, à manger… ». Et Christophe Bouchet d’insister sur un point essentiel : « ce n’est pas seulement une occasion exceptionnelle pour notre territoire c’est une occasion unique ! ».

    Si la France est effectivement désignée, ce sont 40 millions de visiteurs additionnels qui pourraient déferler sur la capitale avec, pour Tours, cette opportunité de se trouver à une heure trente de l’épicentre de cette exposition universelle. Et Christophe Bouchet, ainsi que les équipes de Tours Métropole planchent déjà sur le meilleur moyen de créer de façon naturelle cette transition. « Il faudra être immersif très vite et faire de ce parcours, déjà, une passerelle vers l’univers que nous aurons à leur faire découvrir ».

    L’enjeu pour Tours est évidemment considérable. D’autant que l’exposition universelle profitera pleinement de la visibilité planétaire des Jeux Olympiques l’année précédente. Et pour la Touraine, avec les grands événement prévus pour fêter la Renaissance à partir de 2019, il y aura là une forme de continuité qui pourrait faire exploser les compteurs du tourisme et renforcer les emplois qui s’y rattachent pour une décennie, a minima. 

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    • À SAVOIR

      Paris, finalement

      Visiblement, il n’a pas été simple d’emporter l’adhésion de la maire de Paris pour cette exposition universelle. Jusqu’à… ce que l’on décide d’inclure l’anniversaire de la COP 21, signé en 2015 dans la thématique de l’exposition. « 2025 marquera les 10 ans de la COP 21 et de l'Accord de Paris sur le climat », a expliqué Anne Hidalgo, maire de Paris. « Avec l'Exposition universelle, nous pouvons faire de cet anniversaire un temps d'opportunités, d'optimisme et d'innovation. »

      Au cœur de l’université

      L’exposition universelle aura son pôle central à Paris-Saclay. Il se déploiera sur 110 hectares. L’objectif, après ce rendez-vous de 2025, s’il est effectivement une réalité, sera de transformer les pavillons en structures d’accueil pour les étudiants, les chercheurs, les entreprises innovantes.

      La compétition est ouverte

      Comme pour les Jeux Olympiques, c’est une véritable campagne qui va s’ouvrir afin d’emporter les votes des 169 autres États membres du BIE. Chacun des candidats aura de novembre 2017 à novembre 2018 pour faire valoir la particularité de son projet. Les autres candidats sont : le Japon (Osaka), la Russie (Ekaterinburg) et l’Azerbaïdjan (Bakou).

      Des emplois

      Si le coût de l’exposition universelle est estimé à 3,5 milliards, dont un milliard pour le seul globe qui sera le pendant de la Tour Eiffel, des estimations ont été réalisées pour projeter la dynamique économique que cet événement planétaire pourrait engendrer. On parle alors de 23 milliards de retombées économiques et de 160 000 emplois pour le pays.