Les Brèves

    Des militants Greenpeace à Tours

    Environnement


    Tours a fait partie des 20 villes françaises où les militants Greenpeace ont mené une action samedi 14 octobre. Leur ambition ? Alerter les citoyens français sur les risques qui planent sur les centrales nucléaires, et plus particulièrement leurs piscines d’entreposage du combustible usé. Celles-ci seraient, selon un rapport d’experts indépendants, mal protégées face à des actes de malveillance. « En cas d’attaque extérieure, si une piscine est endommagée et que l’eau s’écoule, le combustible n’est plus refroidi. L’accident nucléaire se déclenche avec des conséquences radiologiques très graves. Un tel accident pourrait avoir des conséquences encore plus étendues sur le territoire que celles de l’accident de Fukushima (plus de 80 kilomètres) », explique l’ONG. Elle demande ainsi à EDF d’effectuer les travaux nécessaires pour sécuriser ces piscines. « Avec 58 réacteurs nucléaires en France et donc 58 piscines d’entreposage du combustible usé, tout le monde est concerné par ce risque en France mais aussi en Europe », insiste-t-elle. L’Indre-et-Loire, elle, est marquée par la présence de la centrale de Chinon, à une cinquantaine de kilomètres de Tours. Cette intervention de Greenpeace a eu lieu au même moment où la sûreté des tuyauteries des systèmes de pompage d’eau froide de la centrale de Chinon a été pointée du doigt, en cas de séisme. C’est l’Autorité de sûreté nucléaire qui a alerté sur ce point. Une inquiétude qui concernait 19 autres réacteurs nucléaires exploités en France. EDF a ensuite affirmé avoir corrigé le problème. 

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