Les Brèves

  • Qu’est-ce qui changerait ?

    L’actuel bâtiment des Halles devrait être entièrement refait. À l’étage, des restaurants et un bar lounge sont prévus. La circulation autour de la structure va également évoluer puisqu’elle pourrait fermer à l’est pour être élargie et en deux sens à l’ouest. Le parking souterrain pourrait être agrandi. Quant au marché du mercredi et du samedi matin, il devrait légèrement se déplacer à l’emplacement actuel du kiosque. Le coût estimé du chantier ? 50 millions d’euros.

LES COMMERÇANTS REJETTENT LE PROJET

Plusieurs commerçants des Halles ont signé une tribune pour s’opposer à l’avant-projet de rénovation des Halles de Tours tel qu’il est aujourd’hui. Ils estiment n’avoir pas été entendus par la Ville. Claire Seznec

L’avant-projet de modernisation des Halles de Tours continue de faire parler de lui. Au début du mois de septembre, Christophe Bouchet, le maire de la Ville, a déclaré sur la chaine TV-Tours que les travaux devraient débuter au second semestre 2020 et devraient durer entre 5 et 6 ans. Cette fois, pour les commerçants, c’en est trop : 70 d’entre eux ont signé une tribune, sous l’égide de l’Union commerciale des Halles, pour rejeter « le simple projet immobilier imposé par Icade (le promoteur) et la seule plus-value immobilière envisagée par la Mairie de Tours ». Leurs raisons sont multiples et restent les mêmes depuis l’annonce du projet, en novembre 2018 : le projet ne ferait que « modifier l’armature du bâtiment » et ne se concentrerait que « sur la construction de nouveaux bâtiments résidentiels » en lieu et place des places des Halles et Gaston Paillhou. De plus, ils estiment que le quartier ne survivra pas à cinq ans de chantier, de problèmes de circulation et de stationnement. Néanmoins, les commerçants, artisans, salariés des Halles souhaitent que les lieux se modernisent et se développent pour que le quartier devienne un « village économique et véritable poumon du centre-ville », pas un centre commercial ni un quartier résidentiel.

« Le projet se fera »

Suite à ce communiqué assez vindicatif, Christophe Bouchet a réagi en se félicitant que les commerçants « adhèrent à un projet de rénovation des Halles ». Il affirme partager, également, la vocation des lieux de devenir un village économique dans la ville. Néanmoins, il précise qu’ « une longue concertation » avec les commerçants, avec « de nombreux échanges », s’est déroulée jusqu’en juin dernier. De leur côté, les commerçants estiment que leur voix n’a pas été entendue… « Le projet des Halles se fera, a une nouvelle fois conclu le maire. Il se fera d’autant plus que d’importants travaux de mises aux normes sont obligatoires pour que les commerçants continuent leurs activités. » Pourtant, lors de la présentation de cet avant-projet, il y a un an, Christophe Bouchet avait précisé que si une seule voix discordante se faisait entendre, le projet n’aboutirait pas (lire La Tribune Hebdo de Tours n°434). 

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    • 3,5

      Le nombre de millions de nuitées enregistrées dans l’hôtellerie, fin juillet, dans la région Centre-Val de Loire. 

    CARTON PLEIN POUR LA RENAISSANCE !

    La saison touristique en Centre-Val de Loire

    La saison touristique n’est pas encore achevée en région, mais les indicateurs sont tous au vert, avec une croissance à deux chiffres de la fréquentation. Reste à voir si l’essai sera transformé dans les années qui viennent. Gaela Messerli

    Avec les 500 ans de la Renaissance et une programmation de près 700 événements dans le Centre-Val de Loire, une fréquentation touristique à la hausse était attendue cette saison en région. Et le pari semble réussi, selon les premiers résultats dévoilés par François Bonneau, président de la Région, et par les professionnels du secteur : « nous observons une croissance à deux chiffres et pas uniquement en un seul point, sur tout le territoire ! »

    En effet, fin août, le Centre régional du Tourisme enregistrait + 11 % de visiteurs par rapport à 2018 dans les grands sites (de +4 % à Maintenon, en Eure-et-Loir, à +39 % de visiteurs à Meung-sur-Loire, dans le Loiret). Une progression qui n’était pourtant pas gagnée avec la canicule. « Les jardins ont enregistré une chute des deux tiers de leur fréquentation les jours les plus chauds », ont expliqué les professionnels. Septembre semblait également se présenter sous de bons auspices, pour cause de « allongement très fort de la saison touristique. »

    Touristes et locaux

    Les 500 ans de la Renaissance ont en effet été un puissant moteur. Jean-Louis Sureau, le directeur général du château royal d’Amboise, confirme : « nous avions presque une obligation de résultats ! » Avant de conclure : « Merci Léonard ! » Au Clos-Lucé, François Saint-Bris, le président de l’ancienne demeure de Léonard de Vinci qui accueillait la tapisserie de la Cène (un trésor jamais sorti des musées du Vatican), rebondit : « on a atteint notre objectif avec +33 % de visiteurs au 31 août. Nous avons accueilli 400 000 visiteurs fin août et devrions atteindre les 500 000 d’ici la fin de l’année. » Au Clos-Lucé, on a notamment attiré des visiteurs de la région (+ 60 %), mais aussi des touristes étrangers (+11 %), notamment des Italiens (+30 %), des Belges (+37 %), des Hollandais (+37 %) et des Chinois (+26 %). « En 2020, il faudra transformer l’essai », explique François Saint-Bris, qui annonce au passage la création d’un nouvel équipement culturel : « un voyage autour de Léonard de Vinci, peintre et architecte. »

    À Orléans, Valérie Beaudouin, restauratrice du Cabinet Vert, a également le sourire. « Nous avons enregistré 40 % de fréquentation en plus cette saison. Les gens sont très contents, mais regrettent par contre qu’il n’y ait pas eu plus de bons restaurants ouverts en semaine… » 

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    • Une région « goût de France »

      Pour confirmer l’essai de cette année 2019, les élus ont décidé de miser sur l’alliance entre la culture - « mais pas ennuyeuse »- et une restauration de qualité, « naturellement bonne ». Pour cela, « nous allons engager une programmation pluriannuelle et travailler l’attractivité avec les régions voisines, dont l’Île-de-France », affirme François Bonneau, qui a déjà le regard tourné vers « les nouvelles Renaissance(s) en Centre-Val de Loire ». La Région Centre-Val de Loire sera aussi labellisée « Région Goût de France » l’an prochain. Ce sera également le 20e anniversaire du classement du Val de Loire au patrimoine mondial de l’Unesco.