Les Brèves

    COMMENT SORTIR DU GLYPHOSATE ?

    Agriculture et environnement 

    Les représentants de l’État font actuellement la tournée des popotes en régions pour convaincre les agriculteurs de ranger leurs stocks de glyphosate au placard d’ici à 2020. En début de semaine dernière, le Centre-Val de Loire était évangélisé par les pontes parisiens. B.V

    Ce n’est pas un inconnu qui a présenté mardi dernier à Orléans les directives de l’État pour sortir du glyphosate et diminuer l’usage des produits phytopharmaceutiques dans l’agriculture : Pierre-Étienne Bisch, ancien préfet du Centre-Val de Loire, est depuis le 1er décembre 2018 coordinateur interministériel du plan de sortie du glyphosate. Et il a rendu visite aux cultivateurs et aux représentants des chambres d’agriculture du coin en début de semaine dernière.

    Sa démarche vise à faire remonter dans les hautes sphères les difficultés que rencontrent les agriculteurs pour se débarrasser de l’herbicide honni. Mais il y a aussi l’envie de bien faire redescendre la bonne parole présidentielle : le glyphosate est en effet autorisé jusqu’en 2022, et après cette date, c’est encore flou, puisqu'il y a débat aux niveau national et européen. Il sera probablement interdit par la suite, mais rien n’est encore tranché. Et cela fait quelques années déjà que le glyphosate et les produits phytosanitaires font partie du débat, très exactement depuis le Grenelle de l’environnement ouvert par Nicolas Sarkozy en 2007. Un bail.

    70 millions sur la table

    Or, a insisté Pierre-Étienne Bisch, il y a aujourd’hui « urgence ». Non seulement parce que l’échéance se rapproche, mais aussi parce que l’opinion publique commence à se crisper sur un sujet devenu emblématique. « C’est très chaud, abonde l’ancien préfet du Centre-Val de Loire. Il y a des tensions. » La polémique autour des « arrêtés anti-pesticides » en est, effectivement, l’un des plus récents exemples. Cependant, l’urgence pointée par les représentants de l’État ne paraît pas, pour le moment, avoir affolé plus que cela les agriculteurs : entre 2009 et 2017, les ventes de glyphosate ont augmenté de 19 % en France.

    Comment inciter les paysans à refermer définitivement l’ère du glyphosate ? Bien que relativement évasif sur le sujet, Pierre-Étienne Bisch a rappelé que 70 M€ d’argent public serait mis sur la table pour accompagner les bons élèves qui souhaiteraient diminuer leur usage de glyphosate. Pratiquement, « des solutions » existeraient aussi, comme le développement de la « polyculture avec élevage » ou encore, selon Philippe Noyau, le président de la Chambre d’Agriculture du Centre-Val de Loire, l’allongement de l’assolement. « Mais ce dont nous avons besoin, c’est d’abord de recherche et d’innovation », a expliqué ce dernier, en en appelant notamment à l'accompagnement de l'INRA. 

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    • Le glyphosate pour les nuls

      Pour faire (très) court, le glyphosate est un herbicide, le premier vendu au monde, et que la France utilise à hauteur de 8 000 tonnes chaque année (source : France 24). Il aurait des effets indésirables sur l’organisme humain, puisque certains le soupçonnent de favoriser les cancers ou d’agir comme un perturbateur endocrinien.

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      Commerçants de Tours adhèrent à la charte propreté citoyenne

    DES COMMERÇANTS S’ENGAGENT POUR LA PROPRETÉ

    Centre-ville de Tours

    À Tours, la Ville a proposé une charte de propreté citoyenne aux commerçants. Mais très peu s’engagent pour créer un centre-ville propre... C.S.

    Qui n’a jamais vu tous ces mégots de cigarette par terre, partout en centre-ville ? Pourquoi n’y a-t-il pas de cendriers sur les tables des bars et cafés de la place Plum’ ? Pourquoi y a-t-il des papiers et des cartons à côté des points d’apport volontaire et pas dedans, notamment du côté de la rue Nationale ? En se promenant dans les rues de Tours, on ne peut pas vraiment apprécier la propreté. Alors le service commerce de la Ville a lancé une charte propreté citoyenne. Il propose aux 2 000 commerçants d’y adhérer afin de faire de Tours une ville propre... Mais ils ne sont que treize à avoir signé et à pouvoir coller sur leur vitrine l’autocollant « Ici, commerçant citoyen ». Pourquoi si peu ? D’après des témoignages, de nombreux commerçants n’ont pas été « informés » mais seraient d’accord pour s’engager dans la démarche. D’autres estiment que la fameuse charte n’est que de la « politique » : « il faut que ça suive du côté de la mairie », entend-on, notamment place Plumereau.

    Quels sont les engagements ?

    Lorsqu’un commerçant s’engage dans la charte propreté citoyenne de la Ville de Tours, il doit suivre plusieurs résolutions : ne pas sortir sa terrasse avant le passage des services de propreté ; nettoyer régulièrement sa terrasse ; mettre à disposition de ses clients des cendriers de tables et les vider dans des sacs poubelles ; ne pas laisser de sacs poubelles et déchets en dehors des points d’apport volontaire ; respecter le règlement des collectes ; sensibiliser les clients ; être vigilant et actif sur le maintien de la propreté autour de son établissement ; réduire ses déchets ; viser le zéro plastique.

    Certains se sont donc lancés dans l’aventure. Parfois, ils étaient déjà dans cette démarche et la charte ne fait que la « labelliser » officiellement sur la vitrine. On compte donc parmi les bons élèves Le Pym’s, les Misérables, Quand Julie pâtisse, l’UMIH Indre-et-Loire, le Valmy et encore Smäak (retrouvez la liste complète sur le site de la Ville de Tours). 

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