Les Brèves

  • PROTÉGER LES MINEURS

    Grégory Dorcel se dit particulièrement sensible aux problématiques du visionnage de porno sur Internet par les jeunes générations. « Nous poussons plutôt les pouvoirs publics, qui sont très longs à se bouger, car ils ont peur d’apparaître comme étant liberticides, indique le DG du groupe. Nous, tous nos sites sont ultra-sécurisés, et on a intérêt, parce que la loi dit que nous risquons trois ans de prison et des dizaines de milliers d’euros d’amende si nous rendons des films X accessibles aux mineurs... »

LE PAPE DU PORNO ARRIVE EN CENTRE-VAL DE LOIRE

NOUVEAU

Marc Dorcel, bien connu des amateurs de films X, a ouvert la semaine dernière son premier concept store à Chambray-lès-Tours, une première dans la région. Benjamin Vasset

C’est un mastodonte du sexe qui vient de s’implanter dans l’agglomération tourangelle. Le groupe Dorcel, ses 38 M€ de chiffre d’affaires d’annuel, sa centaine de salariés en France et ses 50 studios, y a installé son concept store de 250 m², dans une zone commerciale, entre vendeurs de canapé et marchands de salles de bains. Après s’être développé dans l’ouest, son idée est « d’être sur toute la France » d’ici à trois ans et d’ouvrir une quarantaine de magasins dans l’Hexagone.

« Luxure chic »

Grégory Dorcel, directeur général du groupe éponyme, se désole de constater que, niveau sexe, la « France est le pays le plus conservateur d’Europe occidentale ». D’où son intention d’évangéliser les masses par l’ouverture de magasins spécialisés et répondant à de nouvelles tendances : « s’il n’y a jamais eu aussi peu d’érotisme dans la sphère publique, les gens ont pris davantage leur plaisir en main dans la sphère privée, explique-t-il. Ce n’est pas le sexe qui s’est démocratisé, c’est le plaisir féminin. Et ce depuis la diffusion, en France, de la série Sex and the city. »

Preuves à l’appui, Grégory Dorcel s’appuie sur des « sondages » que son groupe aurait menés ces dernières années. Et celles-ci convergeraient : « 92 % des adultes français ont déjà consommé du X, certifie-t-il. 71 % des Français ont utilisé ou utilisent un sex-toy. Et 26 % des femmes adultes ont déjà vu du porno au moins une fois dans leur vie. » Il y aurait donc une demande que Dorcel s’empresserait d’assouvir en ouvrant des magasins qualifiés de « premium » : « nous nous adressons plutôt aux couples, et autant aux femmes qu’aux hommes, poursuit Grégory Dorcel. D’ailleurs, les clientèles, dans nos différents concept-stores, sont composées d’un tiers d’hommes, d’un tiers de femmes et d’un tiers de couples. Leur âge se situe autour de 18 à 65 ans, avec une petite prédominance de trentenaires. » La communication appuie, en outre, sur le côté « luxure chic » : « avez-vous vu dans ce magasin un seul visuel porno ? Nous, nous voulons parler de toutes les formes de plaisir. » Un petit tour dans les rayons confirme cet état de fait : le lieu n’a rien à voir avec les bons vieux peep-shows des années 80 et 90, autrefois tenus par des patrons moustachus aux allures de margoulins. 

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      PLUS DE PORTE À VENDRE

      CENTRES-VILLES

      L’Insee Centre-Val de Loire a publié la semaine dernière une enquête sur les pôles commerçants de 18 villes de taille intermédiaire de la région. Elle confirme ce que les habitants pressentaient : le nombre de commerces y diminue, en particulier dans les secteurs de l’alimentation et de l’équipement de la personne et de la maison. FLORIAN MONS

      Les chiffres encourageants de la progression du commerce de proximité au plan national, où l’emploi salarié a augmenté de 4,3 % et le nombre de commerces de 1,8 %, pas plus que l’ « orientation relativement favorable de la région Centre-Val de Loire » relevée par l’Insee, n’y changent rien. Le commerce de proximité des villes de la région Centre-Val de Loire poursuit son érosion.

      alimentation, vêtements et pharmacies s’éloignent

      Moins de commerces dans les centres...

      Depuis 2009, rapporte l’institut, les commerces de proximité des centres-villes ont perdu 4 % de leurs emplois et 2,5 % de leurs magasins. Une situation plus marquée pour les villes de taille intermédiaire (VTI) que pour les métropoles, où l’emploi des commerces a augmenté de 1,4 %. Mais dans ces VTI de la région, qui accueillent plus d’un tiers des commerces de proximité, la baisse est « presque générale », avec une diminution de 6,2  % des commerces et de 5,2 % des emplois. Sauf exceptions, cette situation est à rapprocher de celle de l’emploi en général – particulièrement préoccupante à Vierzon, Nogent-le-Rotrou et Châteaudun – et d’une diminution du nombre d’habitants, pour une sur deux des VTI du Centre. D’ordinaire plutôt situés dans ces centres-villes, les commerces d’équipement de la personne, tels que l’habillement, la pharmacie, les opticiens, la bijouterie, ont tendance à s’en éloigner, comme ceux de l’équipement de la maison (meubles, quincaillerie…) ainsi que les commerces de détail alimentaire ou les services tels que les auto-écoles ou les blanchisseries.

      … mais plus d’activités à l’échelle des agglomérations

      Au plan national, l’Insee constate que cette situation des centres-villes dégradée, ne correspond pas à la situation des agglomérations. Si les activités décroissent dans les centres-villes de ces dernières, « les effectifs salariés du commerce de proximité augmente pour 52 % d’entre elles ». Une augmentation soutenue par les activités hors centre-ville. Toujours au plan national, en effet, les établissements et emplois détruits en centre-ville n’empêchent pas une augmentation de 100 établissements et de 1 600 salariés par an dans les VTI. 

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