Les Brèves

    LE PAYS DES CHÂTEAUX FÊTE NOËL

    Touraine

    L’événement Noël au pays des Châteaux grandit : cette année, sept châteaux du Val de Loire célèbrent les fêtes de fin d’année. Le petit nouveau ? Villandry. Claire Seznec

    Toute l’année, les châteaux du Val de Loire attirent de nombreux visiteurs, tourangeaux et étrangers. Au mois de décembre, certains d’entre eux ont décidé de combiner l’atmosphère festive et lumineuse de Noël avec celle du patrimoine. Pour la 4e édition de cet événement, sept châteaux offrent des visites magiques aux petits comme aux grands : le château royal d’Amboise, le château d’Azay-le-Rideau, le château de Chenonceau, la forteresse royale de Chinon, le château de Langeais, la cité royale de Loches et enfin, le petit dernier, le château de Villandry. Chacun d’entre eux s’est emparé d’une thématique différente. Impossible de louper une seule visite, d’autant que les expositions et animations sont comprises dans le prix habituel d’entrée des sites.

    Un Noël 7 fois plus beau !

    À Amboise

    Pour un Noël tout doux et moelleux, le roi Nounours s’installe sur son trône au château d’Amboise. Des dizaines d’ours blancs et nounours bruns prennent d’assaut le monument et veille sur un ours géant. Mais, au fait, êtes-vous au courant de la légende du gentil ours en peluche de notre enfance ?

    À Azay-le-Rideau

    Les douceurs sucrées investissent le château d’Azay-le-Rideau dans toutes les salles, entre les décors de Noël. Pour mieux les découvrir et les comprendre, des visites sont organisées tout au long de la période de fin d’année. Vos cinq sens vont se mettre en éveil aux côtés de Christophe Prouteau.

    À Chenonceau

    Pour rendre hommage à la Renaissance, le château de Chenonceau a créé un bestiaire extraordinaire avec les grandes découvertes du début du XVe siècle. L’Asie, l’Afrique et les Amériques y livrent leurs trésors, animaux étranges voire légendaires et produits exotiques. L’ensemble est réalisé par l’Atelier floral du château.

    À Chinon

    Que va-t-il y avoir au pied du sapin cette année ? Selon les époques, les décorations ont évolué. Les jeux et jouets offerts aux plus jeunes aussi. La forteresse royale offre une belle rétrospective de l’émotion de Noël au XXe siècle. Un escape-game pour les enfants est également ouvert tous les jours en début d’après-midi.

    À Langeais

    Au temps des seigneurs, la table se couvre de festins somptueux, aux mets incroyables. Faisans et paons reconstitués de leurs plumes se dressent sous les lumières de Noël. Afin de s’y rendre, de luxueuses parures attendent, dans les chambres, d’être revêtues pour aller dîner et danser. Le temps d’un conte magique, Langeais se teinte de tendresse.

    À Loches

    Connaissez-vous Casse-Noisette ? Ce conte écrit par Ernst Theodor Amadeus Hoffmann en 1816 enchante toujours autant les enfants...et les adultes. Lectures du conte dans le Logis royal, animations et ateliers pour créer des couronnes de Noël et pour comprendre la vie hivernale au Moyen Âge.

    À Villandry

    Cette année, et pour la première fois, la famille Carvallo ouvre le château de Villandry pour Noël au Pays des Châteaux. Du salon aux chambres, en passant par la cuisine, les décorations de Noël aux couleurs hispaniques et anglo-saxonnes vont vous émerveiller. Célestine va vous guider au fil de plusieurs contes féeriques de Noël. 

    Noël au Pays des Châteaux, jusqu’au 5 janvier 2020.

    Les Brèves

      Les Brèves

      • 1 256 €

        C’est le montant moyen dépensé par un touriste pour un séjour œnotourisitique.

      LA FILIÈRE ŒNOTOURISTIQUE VEUT SE STRUCTURER

      Économie

      Le 25 novembre se tenaient à Tours les premières Assises interrégionales de l’œnotourisme. S’y sont retrouvés l’agence Atout France, les collectivités et les professionnels du vin et de l’hôtellerie. Les acteurs entendent saisir les opportunités d’une filière qui pesait, en 2016, 5,2 milliards d’euros en France. Florian Mons

      Avec les Assises nationales organisées l’année dernière par Atout France, ils ne s’agissait pas moins que de « prendre le leadership mondial de la filière œnotouristique ». Pour cela, vingt mesures avaient alors été listées. Parmi elles, l’animation des destinations labellisées « Vignobles et découvertes », l’équipement de la filière d’outils de mesure, la définition du concept de vendange touristique ou encore la signature de conventions avec le secteur hôtelier.

      Une meilleure connaissance mutuelle

      C’est de ce rapprochement dont il était question cette année, avec une convention signée par Atout France, le Conseil supérieur de l’œnotourisme, présidé par Hervé Novelli, et le Groupement national des chaînes hôtelières. Aux premiers revient l’élaboration d’une cartographie des prestataires « Vignobles et découvertes », aux seconds la diffusion de cette carte auprès des clients et l’organisation de rencontres entre les secteurs hôtelier et vinicole. « Avec cette collaboration, le touriste est mieux pris en charge » estime Jean-Martin Dutour, président d’Interloire et viticulteur à Chinon. « Il n’est plus inondé de flyers dans lesquels il se perd. L’hôtelier est invité à personnaliser son offre et le vigneron peut recommander un hôtel », précise-t-il. Pour cela, il faut que les uns et les autres se connaissent mieux, ce à quoi travaille l’association Vignobles et découvertes d’Indre-et-Loire, qui regroupe les appellations Chinon, Azay-le-Rideau, Bourgueil et Saint-Nicolas-de-Bourgueil.

      Les vignerons professionnels du tourisme ?

      C’est aussi un petit bouleversement culturel. « Alors qu’il y a dix ans  les vignerons vendaient 60 bouteilles dans leur caves aux touristes, ils en vendent moins de 10 aujourd’hui, indique J. M. Dutour. Il faut vendre autre chose et proposer une expérience touristique. Une expérience payante. Car même une simple dégustation se paie, et pas seulement 5 €. La profession doit comprendre cela. » Un autre métier, même si l’enjeu est de taille. « Les œnotouristes dépensent en moyenne plus que les touristes en général. Ils vont plus profondément dans les territoires. Il faut saisir cette opportunité », plaide le président d’Interloire.

      Autre point important de ces assises ? La collaboration des Régions Centre-Val de Loire et Pays de la Loire pour le développement de l’œnotouristique afin de « renforcer les synergies » et de créer « une destination à dimension nationale et internationale ». 

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      • Touristes vendangeurs

        Offrir aux touristes en quête d’authenticité l’expérience des vendanges sera désormais possible. Même si certains vignerons le proposaient déjà et si les contrôles étaient rares, ils le faisaient hors d’un cadre légal, ces vendanges étant considérées comme du travail dissimulé. En septembre, cette interdiction a été levée par une clarification du cadre égal et sous certaines conditions. Parmi ces dernières, la nécessité d’intégrer ces vendanges à une prestation touristique pour laquelle le touriste a payé, sans lien de subordination juridique, et limitée à une superficie réduite du vignoble.