Les Brèves

    Activités économiques : l’optimisme toujours de mise

    Conjoncture

    Alors que l’année 2017 se profile avec un lot croissant d’incertitudes liées au contexte international et aux élections en France et en Allemagne, 2016 se termine sur une bonne orientation et cela devrait perdurer. Mais pour l’instant, l’impact sur l’emploi reste mesuré.

    Par Philippe Hadef

    Les chefs d’entreprise ont plutôt le moral. Cela pourrait paraître comme une anecdote mais s’il affiche un sourire prudent c’est aussi et surtout que l’activité se renforce et que la visibilité s’améliore. D’autant que les banques auraient été plus dynamiques pour soutenir les investissements. Ce que confirme Olivier Bruneau, directeur départemental de la banque de France d’Indre-et-Loire : « Les banques, surtout dans un contexte de taux bas, ont intérêt à faire des affaires, à condition bien sûr qu’elles estiment que les projets sont viables ».

    Et de poursuivre à la lumière des enquêtes qui sont réalisées régulièrement : « un certain nombre de secteurs économiques ont fait une bonne année 2016 et ont de bonnes perspectives. Il restera maintenant à confirmer ces impressions par une réalité que l’on pourra là aussi mesurer ». Parmi ces secteurs qui ont eu le vent en poupe, Olivier Bruneau évoque en particulier l’automobile et tous ses sous-traitants, l’aéronautique et l’imposant écosystème qui l’entoure. Mais aussi le bâtiment qui a beaucoup souffert et qui relève la tête.

    La courbe est certes positive, mais elle s’élève en douceur. Mais depuis 2014 qui « a été épouvantable » ajoute Olivier Bruneau, le frémissement de la reprise n’a cessé de faire évoluer les indicateurs.

    2017, l’incertitude qui amène à la prudence

    La principale incertitude vient du contexte. Si l’économie en général a profité de taux historiquement bas du secteur bancaire et d’un prix du pétrole très favorable – y compris pour redonner une part de pouvoir d’achat aux ménages –, la situation s’inverse, heureusement sans excès pour l’instant. Le contexte, lui, est moins engageant. L’inquiétude est réelle après les élections aux États-Unis et il pourrait influer sur les échanges internationaux. En Europe aussi, l’incertitude plane en lien avec les élections qui sont programmées en France et en Allemagne. « Les années d’élection ne sont jamais, historiquement, les meilleures », confirme Olivier Bruneau même s’il ajoute que « pour l’instant, si cela peut potentiellement introduire une incertitude, on ne connaît pas dans le détail les intentions des candidats pour ce qui concerne la fluidité du marché du travail ». Et effectivement, c’est bien cette portion des programmes qui sera scrutée. Mais si un certain nombre de responsables de sociétés peuvent être incités à la prudence, d’autres, qui ont des carnets de commandes qui évoluent notablement, n’auront pas le loisir d’attendre et devront soutenir leur production. Le volume conséquent de personnel intérimaire explique en partie cette incertitude et à la fois cette nécessité de répondre aux marchés.

    Autre élément et pas des moindres : la consommation des ménages. Si l’optimisme évalué au début d’année venait à se confirmer, ce serait une des clés de la reprise qui serait engagée pour déverrouiller le moteur économique. « La consommation des ménages, c’est 59,4 % du PIB. C’est le principal moteur de l’économie », ajoute Olivier Bruneau.

    Si les Français eux-mêmes ne sont pas plongés dans l’attentisme avant de passer aux urnes, l’année 2017 pourrait continuer à alimenter cette courbe positive.

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        Un nouveau centre innovant

        Nouvelle implantation

        Le Centre d’affaires des Deux Lions du Crédit Agricole est novateur à plus d’un titre et valide la dynamique d’un quartier qui a trouvé ses marques dans sa mixité et dans son attractivité économique.

        Voilà quelques semaines que le bâtiment flambant neuf du Crédit Agricole a connu les honneurs de son inauguration avec son lot d’officiels, de clients… Mais si les petits-fours et les pétillants sont rangés au placard, l’aspect innovant, transversal reste totalement d’actualité. À l’évidence, plus qu’un discours c’est une réalité pour cet acteur du secteur bancaire.

        « À la demande de notre directeur général, il s’agissait avant tout de réfléchir sur une implantation de proximité dans ce quartier qui était dépourvu d’agence bancaire dans son centre. Mais nous avons également très vite initié un projet immobilier », commente Daniel Veillot, directeur de l’immobilier au sein du crédit Agricole.

        Cet immeuble de rapport, d’une surface totale de 2 600 m2 avait ainsi vocation à accueillir des services de la banque mais aussi d’autres locataires. Ce qui est novateur, c’est surtout le projet du Crédit Agricole et la façon dont elle a décidé de s’investir au sein de ce quartier pour en faire un lieu inédit en Touraine. « La question centrale était de savoir quelle force on pouvait donner à ce bâtiment. Très rapidement, la transversalité s’est imposée ».

        Certes, comme prévu, une agence de proximité a ainsi pris possession des lieux, mais au fil des réflexions, c’est un regroupement de nombreux services qui s’est opéré sur les 1 268 m2 de surface sur deux niveaux. En l’occurrence, plus qu’un simple déplacement physique, c’est une véritable synergie interservices qui a vu le jour. « On peut ainsi avoir un véritable croisement d’expérience et de compétences. C’est un plus pour nos clients professionnels et privés » analyse le directeur de l’immobilier. C’est notamment ce qui explique aussi que le bâtiment possède trois entrées dont une spécifiquement prévue pour la mise à disposition d’une salle de réunion possédant tous les équipements nécessaires. « Elle a vocation à être mise à disposition de nos clients ou d’associations du quartier », précise Daniel Veillot.

        Un lieu de vie au cœur du bâtiment

        Avec cet équipement nouveau, le quartier des Deux Lions trouve ainsi un lieu de vie complémentaire à ceux qui ont fleuri et, pour la banque, un véritable outil d’accompagnement pour cet environnement très riche constitué de près de 4 700 étudiants, 2 100 habitants et autant de salariés répartis sur un parc d’activités de près de 20 hectares. Un quartier qui devient très attractif comme en témoigne l’installation d’Orange ou encore d’EDF. « C’est un quartier qui arrive à maturité entre le Cher et Joué-lès-Tours, ajoute Daniel Veillot. Le tramway joue un rôle important dans cette dynamique. Le centre commercial L’Heure Tranquille, qui avait eu du mal à trouver sa place lors de son installation, lui aussi est sur les bons rails. Véritablement, de la même manière que nous avons pu ouvrir deux nouvelles agences rue Marceau et à Rabelais, notre implantation ici avait du sens ». Et ce d’autant qu’au nombre des innovations, le centre d’affaires ainsi que tous ses services sont ouverts sans discontinuer de 9h à 19h. « C’est en effet un service nouveau ».

        L’initiative du pôle immobilier du Crédit Agricole a également dégagé de l’espace pour l’activité tertiaire. Un espace qu’a décidé d’occuper la Mutuelle Générale des Affaires Sociales qui a profité de cette opportunité pour s’implanter en région Centre-Val de Loire créant ainsi quinze emplois pour assurer ce déploiement. 

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            En 2017, la CCI veut « rompre l’isolement des chefs d’entreprise »

            Commerce et industrie

            Philippe Roussy, président de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Touraine, évoque les nombreux changements à prévoir pour cette nouvelle année 2017, entre la redéfinition des compétences avec la loi NOTRe, un espoir de redressement économique et l’enjeu, devenu vital, du numérique.

            Par Marie Deroubaix

            Une relance de l’économie est-elle à espérer en 2017 ?

            Philippe Roussy : Nous sommes dans un contexte économique qui semble annoncer un léger redressement, ou du moins un arrêt de la descente. La Touraine a toujours eu un gros ressort, on ne ressent jamais de gros à-coups : quand l’économie va mal on chute moins vite mais lorsqu’elle remonte, on remonte aussi moins vite. Cela s’explique par le fait qu’en Touraine, le gros de l’activité, ce n’est pas l’industrie mais le service.

            Quels sont vos objectifs en 2017 ?

            Philippe Roussy : Nous continuerons à favoriser le développement des entreprises du territoire. Mais nous allons travailler différemment, et s’attacher à accompagner les entreprises sur les sujets importants : le digital, le numérique, et, ce qu’il y a d’essentiel en Touraine : le tourisme ! La chambre va également essayer de faire fonctionner des mises en réseaux.

            On est arrivé dans une époque où on ne travaille plus du haut vers le bas et du bas vers le haut mais avec des cellules qui vont intervenir les unes avec les autres.

            Pourquoi cette notion de mise en réseaux est-elle importante ?

            Philippe Roussy : Nous souhaitons nous appuyer sur la notion de mise en réseaux afin de rompre l’isolement des chefs d’entreprise. Notre rôle est de les accompagner quand ils ont besoin de se développer, mais aussi quand ils se confrontent à des difficultés de carnet de commandes ou encore de trésorerie.

            Comment allez-vous procéder ?

            Philippe Roussy : Nous allons mettre l’accent sur nos nouveaux outils, comme l’impulseur by CCI, qui est un accélérateur de projet. Face à des chefs d’entreprise qui sont toujours en manque de temps, le nez dans le guidon, nous organisons des sessions de formation à la chambre, on les exclut du quotidien pour qu’ils puissent discuter entre eux et avec des experts et aboutir à la mise en œuvre de leurs idées, ce qui permettra d’accroître leur activité.

            En quoi le digital constitue-t-il un enjeu aujourd’hui ?

            Philippe Roussy : Aujourd’hui, pour un commerce, la première vitrine, ce n’est pas la vitrine physique mais celle du web. Nous sommes en pic de réflexion sur la manière d’attirer les consommateurs qui sont très versatiles et qui n’ont pas besoin de passer devant une vitrine pour être attirés par un commerce. Il faut désormais les attirer par le web pour qu’ils se déplacent physiquement sur les sites. Nous assistons à une réforme des modes de consommation avec le web et nous sommes là pour attirer l’attention des commerçants indépendants sur les changement sociétaux.

            « Chaque département ne peut plus faire ce qu’il veut dans son coin »

            Quels changements pour la CCI de Touraine impliquent la loi NOTRe, portant sur la nouvelle organisation territoriale ?

            Philippe Roussy : C’est une année de changement qui s’annonce. La CCI de la région Centre-Val de Loire va prendre la main sur les CCI départementales. On est parti pour déterminer les axes stratégiques et d’intervention au niveau régional et on va également devoir agir en concertation avec les deux grandes métropoles qui vont arriver. Nous allons être en relation avec les chambres d’industrie et les chambres consulaires. Chaque département ne peut plus faire ce qu’il veut dans son coin.

            Il doit y avoir un travail de proximité dans les départements vis-à-vis des entreprises et des élus locaux mais dans le cadre d’une stratégie régionale qui sera définie à la CCI régionale.

            Les Brèves

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                Un nouvel acteur au service des entreprises tourangelles

                Dev’up

                À Tours, l’antenne de la nouvelle agence économique de la région Centre-Val de Loire sera inaugurée d’ici quelques jours. Comment va-t-elle pouvoir aider les entreprises à se développer ? Pourquoi une telle entité vient-elle de naître ?

                Par Marie DEROUBAIX

                Dev’up. C’est le nom de la nouvelle agence économique de la région Centre-Val de Loire en charge de l’emploi, l’innovation et le développement numérique. Elle vient de naître suite à la loi NOTRe (nouvelle organisation territoriale de la République) : « La loi a redistribué les cartes entre la région et les départements. Elle a donné les compétences exclusives à la région sur toutes les aides aux entreprises (sauf l’aide a l’immobilier qui relève de la compétence des intercommunalités) », explique Jean-Louis Garcia, directeur général de Dev’up, avant d’ajouter : « Il devient donc nécessaire de travailler en bonne coordination entre la région et les EPCI (NDLR : Établissements publics de coopération intercommunale) et d’associer les chambres consulaires autour de ce tryptique. »

                « Notre rôle à nous, c’est d’être un facilitateur »

                Une antenne de Dev’up sera présente dans chacun des six départements du Centre-Val de Loire. À Tours, son équipe s’installera lundi 13 février, au 3 place du général Leclerc. Son inauguration sera célébrée officiellement le 21 février. Le coordinateur de l’antenne est Emmanuel Lionnais. Il sera assisté par deux autres personnes : « Notre présence sur le territoire départemental est limité à trois personnes. C’est une petite équipe car nous allons nous appuyer sur l’ensemble des acteurs économiques, que ce soit les trois chambres consulaires ou l’ensemble des établissements publics de coopération intercommunale, c’est-à-dire les communautés de communes et l’agglomération. Il y a déjà beaucoup d’acteurs qui font des choses. Notre rôle n’est pas de prendre leur place. Notre rôle à nous, c’est d’être un facilitateur », explique le directeur général de Dev’up. Concrètement, les missions de cette nouvelle agence sont l’accompagnement des entreprises sur le numérique, l’export ou encore l’innovation. Elle mettra en place d’ici juin un portail Internet d’orientation destiné aux chefs d’entreprise ou acteurs économiques, qui devrait permettre, en quelques clics, de trouver le meilleur interlocuteur pour accompagner un projet. « Par exemple, si une entreprise a besoin de capitaux pour redémarrer son activité après une période difficile, Dev’up va, en fonction des projets présentés, mettre en place les bons outils pour l’accompagner. »

                Dev’up dispose d’un budget global de 8,8 millions d'euros, « dont 4 millions consacrés aux salons à l’étranger », précise Jean-Louis Garcia. Le principal financeur est la région, puis les entreprises, l’Union européenne, l’État et les cotisations des membres. » Dans un contexte économique difficile pour les entreprises en 2016, Dev’up va devoir vite trouver ses marques pour incarner ce qu’il a promis d’être : un accélérateur d'entreprises au service de l'emploi.

                Les Brèves

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                    « On a stoppé l’hémorragie qui touchait notre secteur depuis cinq ans »

                    Artisanat

                    Après plusieurs années difficiles pour l’artisanat, avec des milliers d’emplois détruits rien que pour la région Centre-Val de Loire, la fin de la décroissance semble annoncée. Pour 2017, Gérard Bobier, président de la chambre de métiers et de l'artisanat départementale et régionale, se veut optimiste, même si rien n’est encore gagné.

                    Par Marie Deroubaix

                    Quel bilan dressez-vous de l’année 2016 ?

                    Gérard Bobier : On a arrêté de perdre des emplois dans l’artisanat. On en a créé 400 dans le département durant le premier semestre 2016. À l’échelle de la région Centre-Val de Loire, ce chiffre s’élève à 590. Nous avons également augmenté le nombre d’apprentis qui était décroissant depuis 2010. Le CFA de la chambre des métiers d’Indre-et-Loire a enregistré 108 inscriptions de plus cette année, soit une hausse de 7 % par rapport à l’année précédente. J’ose y voir un début de reprise économique, même si les années électorales ne sont généralement pas favorables à la relance.

                    « Le nombre de micro-entreprises explose »

                    Vous êtes donc confiant pour l’année à venir ?

                    Gérard Bobier : Je pense que l’on a stoppé l’hémorragie qui touchait notre secteur depuis cinq ans. Dans la région Centre, on avait perdu pas moins de 2 000 emplois ! En 2015, en Indre-et-Loire, le solde d’entreprises enregistrées par notre chambre était de + 406. En 2016, il affichait + 664 entreprises. À la lecture uniquement de ces chiffres, on pourrait dire que c’est fabuleux. Mais il y a un bémol. Les micro-entrepreneurs représentent pratiquement sept installations sur dix (69 %) au premier semestre 2016. Le chiffre d’affaires de ces micro-entreprises est plafonné, ce qui a deux aspects négatifs : ils ne peuvent pas embaucher, et ne peuvent pas non plus former d’apprentis. Ainsi, lorsqu’on dit que la création d’entreprises est en développement, en réalité leur nombre est en développement mais le nombre d’entreprises classiques qui embauchent est en diminution. Si c’est ce régime qui devient majoritaire, quid des embauches et quid des formations aux jeunes en apprentissage ?

                    Comment expliquer cette hausse du nombre de micro-entrepreneurs ?

                    Gérard Bobier : Certaines personnes, qui ont subi des plans sociaux, ont eu envie de créer leur micro-entreprise. En parallèle, les gouvernements successifs ont poussé à leur création pour faire baisser les chiffres du chômage. Mais seulement 2 % des micro-entreprises finissent par devenir des entreprises classiques et 57 % des micro-entreprises ne déclarent aucun chiffre d’affaires.

                    Quels sont les secteurs de l’artisanat les plus porteurs ?

                    Gérard Bobier : Les secteurs des services dans les domaines de la beauté et du bien-être (coiffure, spa, massage…) et tous les métiers arts et cuir (tapisserie, restauration de fauteuil…) marchent bien. Les services à la personne sont aussi montés en flèche.

                    Quels sont vos projets pour cette nouvelle année 2017 ?

                    Gérard Bobier : Nous voulons travailler sur le numérique. L’artisan n’a plus son crayon dans sa poche et son stylo derrière l’oreille. On est passé à l’ère du digital. Si on avait dit il y a 10 ans qu’un artisan boucher aller faire du commerce en ligne, on aurait parlé de science-fiction. Maintenant, c’est essentiel, il faut développer tous les nouveaux outils. Nous voulons également aider les artisans à exporter leurs produits. Beaucoup d’entres eux ont des produits qui pourraient s’exporter mais ils n’ont pas la structure pour le faire. 

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                        Sans le net, vous êtes invisibles !

                        Référencement

                        Aujourd’hui, aucune activité professionnelle ne peut se passer d’une présence sur internet. Mais dans ce monde en perpétuelle évolution, l’absence de visibilité est plus préjudiciable que jamais. « Olivier Andrieu, une « référence » en la matière a été récemment invité par des jeunes entrepreneurs de la région. L’occasion de percevoir l’importance du référencement naturel et de découvrir certains de ses codes. »

                        Par Philippe Hadef

                        Avoir un site Internet ne sert à rien si personne ne le voit. Ce serait aussi préjudiciable que d’avoir une boutique en plein cœur de ville, dans la rue la plus commerçante, avec une bâche tendue sur l’ensemble de la devanture empêchant toute visibilité de l’extérieur.

                        Cette réalité s’impose à tous, que le site soit simplement une vitrine de l’activité ou a fortiori un magasin en ligne.

                        Ce message, Olivier Andrieu, une sommité dans le domaine du référencement naturel, est venu le marteler à l’occasion d’une conférence organisée à destination d’entrepreneurs.

                        « Si vous voulez cacher un cadavre, mettez le en deuxième page Google et personne ne le trouvera jamais », lâchait Olivier Andrieu.

                        Car tout l’enjeu est bien là. Le plus beau site Internet du monde n’est rien s’il n’est vu par personne. Et pour générer du trafic il y a quelques impératifs qui sont autant de fondamentaux.

                        Google, l’incontournable en Europe

                        Il y a tout d’abord les éléments qui doivent conduire à la réflexion lors de sa conception. Si on prend en considération qu’en France, 95 % des sollicitations passent par le seul moteur de recherche Google, il ne sert à rien de s’intéresser aux autres. Sauf, pour les USA où Google ne représente que 65 %, Bing se positionnant comme un réel concurrent.

                        Pour autant « pas plus de 5 % des sites en France sont Google friendly », assure Olivier Andrieu. Et cela passe notamment par une bonne relation entre le développeur qui réalise la partie technique et le rédacteur qui aura en charge les textes du futur site. Car, et c’est probablement l’une des clés essentielles, la sémantique joue un rôle majeur dans le référencement. La simple réflexion sur le contenu des « balises titres » peut, par la mise en œuvre de titres informatifs, faciliter l’indexation du site. Mais quand on parle de sémantique, cette notion a aussi vocation à répondre à une évolution qui se fait jour et qui ne va que croître : les nouveaux usages en lien avec la prolifération des « mobinautes ». Le smartphone est dorénavant l’outil qui suscite la majorité des sollicitations sur les moteurs de recherche (50 % dans le monde, 30 % en France avec une évolution quasi exponentielle). Et l’utilisation de la commande vocale ne cesse de croître. De fait, on n’interpelle plus les moteurs de recherche comme précédemment par l’utilisation de mots clés mais à l’aide d’une phrase interrogative. Cette modification dans la nature des demandes impacte fortement l’émergence des résultats.

                        Les Mobinautes font évoluer le référencement

                        D’ailleurs, dans l’univers d’Internet, impossible de ne pas prendre en compte les « mobinautes ». Et ce d’autant plus que bientôt, toujours selon Olivier Andrieu qui effectue une veille constante sur les évolutions de Google, l’indexation pour le référencement sur ce moteur de recherche passera uniquement par les versions mobiles des sites Internet. Autant dire que si d’ores et déjà, l’absence d’une version mobile d’un site est une erreur fondamentale pour se mettre en adéquation avec les nouveaux usages, dans quelques années, cette absence de compatibilité sera quasiment sanctionnée d’invisibilité.

                        Si prendre en considération les évolutions de Google dans son indexation est évidemment un prérequis, il ne faut pas pour autant oublier l’internaute lui-même. Et ce d’autant que pour ce qui concerne Google, il est presque impossible, sans avoir une équipe dédiée, de suivre sa progression. Olivier Andrieu rappelait en effet que l’algorithme d’indexation de Google connaissait environ un millier de modifications par an. Certaines peuvent être anecdotiques, d’autres majeures.

                        Une navigation facile et simple qui permet en trois ou quatre clics maximum d’atteindre l’ensemble des informations présentes, un temps de téléchargement raisonnable, voilà deux des éléments de base qui permettra à l’internaute de rester sur votre site. Dans le cas contraire, c’est vers d’autres lieux qu’il ira immédiatement satisfaire sa curiosité… Là aussi, les évolutions sont notables.

                        La sécurité impacte également les usages. L’apparition et la généralisation des « https » – s comme site sécurisé – peut aussi donner confiance et faciliter l’attractivité de votre site.

                        Dépendance à Google

                        Enfin, et Olivier Andrieu a martelé cet impératif : être dépendant totalement de Google pour générer du trafic est particulièrement dangereux. Les évolutions constantes dans les algorithmes d’indexation confirment que rien n’est figé dans ce domaine et que tout peut très rapidement être remis en question. L’interaction avec les réseaux sociaux pour offrir une autre porte d’entrée, tout comme les liens positionnés sur la toile sur des sites partenaires ou des blogs divers peuvent permettre de conserver un équilibre nécessaire à la pérennisation de ce trafic. La notoriété acquise par des communications traditionnelles, y compris sur des supports papier peuvent aussi assurer cette capacité à se servir de Google sans en être totalement dépendant. « Voir plus de 50 % de son trafic générer par Google est un véritable danger » confirme Olivier Andrieu. Mettre tous ses œufs dans le même panier, voilà en effet une maxime antique qui est toujours d’actualité, y compris au cœur de cette nouvelle économie du numérique.

                        Pratique :

                        Pour plus d’informations sur le référencement naturel, suivre le blog d’Olivier Andries sur www.abondance.com

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