Les Brèves

    Un millésime exceptionnel pour la 15e fête des vins de Bourgueil

    Évènement

    Le tintement des verres qui s’entrechoquent se fera écouter samedi 25 mars au boulevard Heurteloup. 43 vignerons de Bourgueil présenteront leur millésime 2016 pour la 15e édition de la « Fête des vins de Bourgueil ».

    Par Marie DEROUBAIX

    Pour la 15e année consécutive, les amateurs de vins pourront satisfaire leur gosier samedi 25 mars avec la fête des vins de Bourgueil. 43 vignerons seront présents au niveau du Boulevard Heurteloup, à Tours, pour faire découvrir leur millésime 2016. « Un millésime précieux », comme le rappelle Guillaume Lapaque, directeur des Vins de Bourgueil, puisque le gel en avril a fait perdre aux viticulteurs de la commune trois quarts de leur récolte. Mais pas question pour Guillaume Lapaque de s’éterniser sur cet épisode fâcheux : « On vend du plaisir, on insiste pas sur nos malheurs ». D’autant que si quantitativement l’année 2016 a été mauvaise, qualitativement c’est tout le contraire ! « Pendant les deux derniers mois de la saison, il y a eu deux mois de soleil sans discontinuer. On a un dicton de vignerons qui dit que c’est septembre qui fait le vin. Avec ce cru nous touchons donc à l’excellence. »

    Historiquement, la fête des vins de Bourgueil se déroulait dans les caves troglodytes, au mois de mars, mais, comme l’explique le directeur des Vins de Bourgueil, « au fil des années, la fête a perdu de son intérêt car il n’y avait guère plus que les vignerons qui venaient. En plus, l’évènement se déroulait au mois de mars, ce qui n’est pas une période attractive pour les touristes à Bourgueil. » Le maire tourangeau de l’époque, Jean Germain, a alors mené des réflexions pour que la fête se déroule à Tours. « En faisant cela, il voulait tester son idée de Vitiloire. Il avait peur que proposer du vin à la dégustation attire une faune douteuse qui pourrait causer des troubles à l’ordre public. Mais le rapport au vin fait que la fête attire des gens intéressés qui posent des questions sur le terroir et le millésime, et non pas des gens qui veulent se mettre la tête à l’envers. Vitiloire a été créé juste après, 2 mois plus tard. »

    Au programme

    Après avoir acheté un verre de dégustation (2 euros), les amateurs découvriront le millésime 2016, pourront rencontrer les vignerons, et remplir leur cave des meilleurs vins rouges et rosés de l’appellation. Pour bien accueillir les familles, la fête des vins de Bourgueil proposera également un espace enfants animé par CQFDégustation : cet atelier abordera l’éveil au goût, les 5 sens, les 4 saveurs, le monde des odeurs, des couleurs, des textures, et proposera des petits jeux sensoriels et des dégustations combinées de jus de raisin de cabernet franc en association avec le Sainte-Maure-de-Touraine.

    Parmi les artisans des métiers de bouche exposant sur le boulevard Heurteloup aux côtés des vignerons, Jean-François Brémaud, pâtissier, chocolatier et glacier à Bourgueil, viendra présenter sa « galette bourgueilloise », marque déposée depuis 1976. Il s’agit d’une galette briochée garnie d’un crème légère à la vanille... Tous à vos papilles !

    Pratique

    15e fête des vins de Bourgueil. Samedi 25 mars, de 10h à 19h. Boulevard Heurteloup à Tours. 2 euros le verre de dégustation. www.vinbourgueil.com

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      • Offensif !

        Date inhabituelle, délibération symbolique… Samedi matin, les conseillers municipaux de Tours ont dit oui à la métropole et demandé, par délibération, que le statut leur soit accordé. Comme dans l’intervalle la loi leur permet d’effectuer cette demande et que Tours comme d’autres sont validées, il ne reste qu’une formalité administrative à laquelle devront aussi se plier les élus des vingt-et-une autres communes… Mais ce qui a peut-être été plus notable encore durant cette séance, c’est la volonté, l’ambition portée par les élus. Car il ne suffit pas d’être métropole pour en avoir la dynamique et l’aura. Il faut du contenu. Le contenu, certains l’imaginent dans l’opposition… Non pas l’opposition politique, mais dans la nécessité de se confronter à d’autres villes. Une lutte d’influence en quelque sorte. De façon sous-jacente, on entend aussi revenir en surface cette frustration de ne pas être capitale dans une région qui comptera bientôt deux métropoles. Xavier Dateu… lui voudrait que le titre de capitale émerge d’une politique ou d’une autre. Sophie Auconie, elle, souhaiterait que Tours puisse contester quelques implantations à d’autres voisins comme Chateauroux, Niort, Limoges « des communes de moindre importance ou tout au plus similaires » et qui engrangent selon elle des résultats plus probants. Et bien évidemment, Orléans… Orléans, capitale, métropole, et visiblement, pour Sophie Auconie, plus « offensive » sur le plan économique. « Comment expliquer alors l’implantation d’un Amazon à Orléans alors que nous possédons ici cinq branches autoroutières, cinq branches ferroviaires, et un aéroport ? ». La présidente de l’UDI 37 n’en démord pas, il faut se montrer combattif et déterrer la hache de guerre si nécessaire. Même si, quand on l’interroge sur le sujet, tout se fait dans la nuance. Tours et Orléans qui, officiellement, étaient si proches d’une association de destin, n’auront visiblement pas de chemin commun. Pourtant, Sophie Auconie le reconnaît : « le site Mame, sous l’impulsion de Philippe Briand et Thibaud Coulon » serait un exemple à suivre. Un exemple à méditer en effet puisque la French Tech Loire Valley est le seul exemple concret de rapprochement entre les deux métropoles. Mais il n’est pas certain que cette association imposée à l’époque puisse, à terme, survivre aux nécessités de la politique et du chacun pour soi. Car les réussites de la capitale de la région ne sont pas celles de Tours. Et on préférerait faire le constat inverse, quitte à rallumer la flamme de la défiance de part et d’autre de l’axe ligérien.

      Actualités en bref

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      • Route Tours-Loches : « Un serpent de mer qui n’a que trop duré »

        Il fait de la sécurisation de l’axe Tours-Loches, sur la RD 943, son cheval de bataille. Jean-Gérard Paumier, président du Département, ne peut plus supporter ce « serpent de mer qui n’a que trop duré ». Il a ainsi adressé une lettre ouverte à tous les élus des services concernés par ce projet d’aménagement, dans l’espoir d’en responsabiliser quelques-uns, et d’être épaulé sur ce dossier. Le hic ? François Bonneau, président de la Région, ne veut pas mettre la main au porte-monnaie, estimant avoir déjà suffisamment donné pour la nouvelle ligne ferroviaire et le numérique. Mais pour Jean-Gérard Paumier, « la Région doit pouvoir trouver des crédits sans que cela ne la dépouille ». Autre acteur indispensable dont Jean-Gérard Paumier demande le soutien, l’État. Le président du département ressort d’ailleurs de son chapeau une enveloppe de 5 millions d’euros accordée par le gouvernement en 2005 qui n’avait pas encore été consommée jusque là. Mais aujourd’hui, il en faut bien plus pour pallier le faux plat présent sur cette route, où plusieurs accidents mortels ont déjà eu lieu. Prochaine étape pour faire avancer le projet ? Le classement en « intérêt régional » de la RD 943 que réclame la ministre, élue du Lochois et candidate aux législatives, Marisol Touraine. Une demande qui relève plus de l’effet d’annonce car même avec l’obtention de ce classement, rien n’obligera la Région à débloquer des fonds… Pour le moment et concrètement, le Département a engagé des travaux au niveau du rond-point de Chambray. Est prévu également l’aménagement d’un Carrefour à Reignac et le lancement d’une étude pour raccorder la départementale du Lochois à l’A85.