Les Brèves

    Où manger local ?

    Touraine

    La tendance des locavores – personnes qui mangent des produits locaux et de saison – est en plein boom. Et la Touraine n’échappe pas à ce phénomène. Tour d’horizon non exhaustif des acteurs de notre territoire privilégiant un circuit court et le travail avec les producteurs du coin.


    La charrette des producteurs

    La charrette des producteurs, c’est un circuit ultra-court, puisque c’est le fruit du regroupement de douze agriculteurs et éleveurs d’Indre-et-Loire. Leurs produits sont cultivés sur 9 hectares dont 1,5 hectare de serre froide. Ils ont choisi comme modèle l’agriculture raisonnée et utilisent des engrais et des insecticides biologiques. Ils défendent leurs produits contre les insectes par des lâchés de prédateurs afin d'éviter les traitements. Leur volonté est de proposer des produits frais afin que les consommateurs puissent réapprendre leur goût. Ils insistent également sur le fait que « l'aspect parfois irrégulier d'un fruit ou d'un légume ne change pas la qualité gustative. » Leur magasin est situé à côté du lycée agricole de Chambray-lès-Tours, Route de Loches. Les consommateurs qui s’y rendent sont invités à poser toutes les questions qu’ils souhaitent sur les pratiques agronomiques des producteurs et ainsi prendre conscience du travail de production réalisé en amont, des contraintes de production et des aléas climatiques auxquels ils sont soumis. En savoir plus sur www.lacharrettedesproducteurs.fr.

    Panier de Touraine

    De la vente en ligne de produits 100 % Touraine en direct des producteurs aux consommateurs, c’est le concept de Panier de Touraine. Un concept né il y a cinq ans lorsque ce couple de Parisiens, Christophe Marquis et Béatrice Grégoire, sont venus s’installer sur le territoire. « Nous en avions marre de la malbouffe. C’est un sujet important pour nous, qui avons, à nous deux, six enfants », explique la fondatrice. Il a fallu deux ans avant que la mise en œuvre du site Panier de Touraine soit effective. Au départ, le couple travaillait avec trois producteurs, désormais ce nombre a été multiplié par dix. Cela représente plus de 700 produits locaux disponibles. Tous les producteurs sélectionnés sont à moins de 60 kilomètres de Tours. Le couple se déplace chez eux pour récupérer les produits : « notre ramassage équivaut à un itinéraire de 200 kilomètres, au lieu de 1 500 à 2 000 kilomètres si tous les producteurs se déplaçaient », explique Christophe Marquis. Les commandes se font en ligne au plus tard le mardi, à minuit. Ensuite, une livraison a lieu chaque jeudi et vendredi à domicile ou sur son lieu de travail (si l’on est à Tours ou dans son agglomération). Il est également possible de se déplacer au point relais à Tours centre (quartier Prébendes), les jeudis et vendredis après-midi pour récupérer ses courses. Plus de renseignements sur www.panierdetouraine.fr.

    Le court-circuit

    Ce café-restaurant porte bien son nom puisqu’il est en contact direct avec une trentaine de producteurs locaux, qui lui livrent de quoi préparer leurs repas tous les jours, sauf le dimanche et le lundi, midi et soir. L’entité est gérée par six salariés associés qui forment une société coopérative de production (Scop). Deux autres salariés complètent le tableau et tous se mettent à tour de rôle aux fourneaux pour proposer des plats de saison aux Tourangeaux. Le concept de ce café-restaurant ne se résume pas à ce que l’on retrouve dans notre assiette. Il est également bon d’y faire un tour pour ces espaces communs où l’on échange ses expériences. De nombreux ateliers et conférences y sont également organisés. On peut par ailleurs citer les ateliers argile ou massage, ou encore les conférences sur « comment se soigner avec les plantes sauvages », « la communication non-verbale », ou encore les cours d’apprentissage de l’esperanto... 

    Plus de renseignements sur www.facebook.com/courtcircuit.tours.

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    • Pourquoi être locavore ?

      • Diminuer le gaspillage dans les circuits de distribution classique (les fournisseurs ne livrent que ce qui est commandé).

      • Un fruit de saison produit localement peut consommer 10 à 20 fois moins d'énergie qu'un fruit importé hors saison.

      • La réduction des intermédiaires garantit une meilleure rémunération des producteurs.

      • Grâce à des marges faibles, le coût des produits locaux de qualité est abordable.

      • La qualité des aliments est meilleure lorsqu'ils sont consommés rapidement.

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      Le Grand Repas : Pourquoi manger local et de saison ?

      Santé et environnement

      Cette année encore, et pour la troisième édition, les habitants de la Touraine sont invités à partager le même repas, le même jour. Produits locaux et de saison sont au menu. À vos fourneaux ! 

      Tours et le Val de Loire regorgent de spécialités culinaires... Des richesses pas toujours exploitées par leurs habitants. C’est de ce constat qu’est né le concept du Grand Repas, en janvier 2016, par l'association "Tours, cité internationale de la gastronomie en Val de Loire". L’idée ? Partager, une fois par an, le même menu conçu à base de produits locaux et de saison, le même jour, sur un même territoire : Tours, la Touraine et le Val de Loire. On peut participer à ce grand moment de convivialité quel que soit le lieu où l’on se restaure, et sans préjuger de la manière dont on se restaure : restauration scolaire et universitaire, restauration traditionnelle, restauration d’entreprise, restauration collective, à la maison, entre amis, entre collègues, en famille, en amoureux, sur le pouce, sur un plateau repas ou sur une jolie nappe... Cette année, et pour la troisième édition, l’événement aura lieu jeudi 19 octobre.

      Pourquoi manger local ?

      Avec cette opération, Tours cité internationale de la gastronomie en Val de Loire rappelle des valeurs primordiales à adopter dans notre manière de consommer, sur le plan de l’alimentation. Le Grand Repas incite à la consommation locale de produits de saison. Les établissements participants s’engagent d’ailleurs à s’approvisionner à hauteur de 90 % en produits locaux voire bio. De quoi protéger l'environnement et sa santé, et œuvrer pour un profond changement dans l'agriculture et l'alimentation. Manger local permet également de créer plus d'emplois sur le territoire concerné.

      Les établissements participants s’engagent à s’approvisionner à hauteur de 90 % en produits locaux voire bio.


      Quelles sont les spécialités culinaires du Val de Loire ?

      N’importe quel tourangeau digne de ce nom pourrait citer les spécialités culinaires du Val de Loire. Il s’agit du célèbre fromage de chèvre de Sainte-Maure-de-Touraine, des rillons et des rillettes de Touraine, des vins ou encore de la truffe – qui trouve des conditions très favorables à son développement à Richelieu... Il ne faut pas non plus oublier que la gastronomie ligérienne regorge d’excellentes matières premières comme les produits maraîchers.

      L’éducation au goût et la lutte contre le gaspillage

      Le Grand Repas est l’occasion, notamment pour les scolaires (de la maternelle au lycée) d’apprendre à manger bien et à manger bon, en alliant l’utile à l’agréable, et en travaillant sur la saisonnalité des produits. Toujours dans cet esprit de mieux prendre conscience de la manière dont nous consommons les produits de nos assiettes, le Grand Repas adresse aussi un message de lutte contre le gaspillage alimentaire. Une lutte qui commence bien souvent chez soi, par des gestes simples mais utiles, comme congeler ses aliments pour mieux les conserver, accommoder les restes ou encore ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre. 

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      • Quel menu cette année ?

        C’est Julien Perrodin, Chef du restaurant le Barju à Tours, qui a imaginé le menu du Grand Repas cette année :

        • Terrine de foies de volaille, compotée de prunes

        • Confit de boeuf au vin de Chinon et lasagnes de légumes du Val de Loire

        • Chèvre frais et petites herbes

        • Oeuf au lait, butternut et gingembre

      • 100 000

        C’est le nombre de convives qui ont dégusté le Grand Repas en octobre 2016.