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  • 5 000

    C’est le nombre d’asssistant(e)s maternel(le)s en Indre-et-Loire. 

Assistant(e) maternel(le), un métier difficile ?

Petite enfance

Le métier d’assistant(e) maternel(le), plus familièrement appelée « nounou », est plus difficile qu’il n’y paraît. En Indre-et-Loire, elles sont 5 000 à l’exercer. Mais pour cela, il faut détenir un agrément délivré par le président du Conseil départemental. Zoom sur ce métier dont la société, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, ne peut pas se passer.

marie deroubaix


Actuellement, j’accueille quatre enfants. J’ai toujours un œil dessus ! Vous ne laissez pas un enfant tout seul dans une pièce ». Pour Chantal, 53 ans, habitante de Tours Nord, le métier d’assistante maternelle n’est visiblement pas de tout repos. Elle l’exerce depuis près de dix ans, après une carrière dans le commerce où elle a fini par vouloir « tourner la page ». Les enfants, mineurs, sont accueillis à domicile, et sont confiés par leurs parents de manière régulière ou occasionnelle. Chantal organise toujours une première rencontre avec les parents, où elle leur explique son organisation, puis leur laisse huit jours de réflexion, avant qu’ils ne doivent décider s’ils lui laisseront la garde de leur(s) progénitures(s). Quatre enfants est le maximum qu’un(e) assistant(e) maternel(le) puisse avoir sous sa responsabilité. Pour Chantal, c’est important d’en accueillir plusieurs, afin que l’enfant puisse s’habituer à vivre en collectivité, et apprendre les règles qui s’y attachent. Elle explique n’avoir jamais eu d’enfants lui posant problème : « ils respectent les règles ». Par contre, il arrive qu’il y ait quelques frictions avec les parents : « ils ne sont pas toujours d’accord avec mes procédés. Mais ce n’est pas parce que certains enfants font ce qu’ils veulent quand ils sont chez eux que c’est pareil chez moi. On ne peut pas être trop laxistes ! » Après avoir obtenu son agrément, qui a désormais une validité de cinq ans, et avant d’accueillir son premier enfant, Chantal a suivi une formation obligatoire. Elle est de 67 heures et est financée par le Département. Elle ne l’a pas jugée difficile. En effet, ayant déjà eu elle-même des enfants, aujourd’hui devenus grands, elle connaissait déjà les rouages et les codes de la petite enfance. Au bout d’un an, elle a ensuite suivi une seconde formation, de soixante heures. Cette formation aborde différents thèmes relatifs à l’enfant et à l’exercice professionnel : développement, santé, rythmes et besoins de l’enfant, aspects éducatifs, initiation aux gestes de premiers secours, relations avec les parents. À noter également que parmi les choses à savoir, on retrouve tout le côté sécuritaire lié à la maison d’accueil : « des barrières doivent être installées au niveau des escaliers, les tiroirs de cuisine doivent être bloqués... » énumère, en exemples, Chantal. Pour mieux comprendre les enjeux du métier, le Conseil départemental organise des réunions publiques d’information. Après Loches, Chinon, Chateau-Renault et une première réunion à Tours, une deuxième aura lieu dans la ville, à l’hôtel du département, salle Charles de Gaulle, le 12 décembre de 14 à 16 heures. « Ce sont des réunions très suivies. Parfois, cela permet à certains de conforter leur choix de départ, et d’autres, plus conscients de la réalité du métier, abandonnent. C’est un beau métier, mais il y des contraintes », résume Barbara Darnet-Malaquin, élue en charge de la Protection maternelle et infantile (PMI) pour le département  

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  • À savoir

    Comment obtenir l’agrément ?

    • Avoir la nationalité française, ou être citoyen de l’Union Européenne, ou titulaire d’un titre de séjour en cours de validité autorisant l’exercice d’une activité professionnelle.

    • Ne pas avoir fait l’objet de condamnation pénale incompatible avec l’exercice de la profession.

    • Passer un examen médical mentionnant que votre état de santé est compatible avec l’accueil d’enfants.

    • Présenter des conditions d’accueil garantissant la sécurité, la santé et l’épanouissement des enfants (physique, intellectuel et affectif).

    Comment se déroule l’instruction ?

    L’instruction de la demande (3 mois) tiendra compte, selon les dispositions fixées par décret, de la connaissance du métier et des capacités à exercer la profession d’assistant maternel, notamment :

    • appliquer les règles relatives à la sécurité de l’enfant accueilli ;

    • maîtriser la langue française et la communication ;

    • prendre en compte les besoins de chaque enfant ;

    • s’organiser et s’adapter à des situations variées ;

    Et de vos conditions matérielles d’accueil :

    • dimension, état, aménagement, organisation de l’espace et sécurité du lieu d’accueil ;

    • moyens de communication permettant de faire face aux situations d’urgence ;

    • environnement et accessibilité du lieu d’accueil, sécurité de ses abords ;

    • présence d’animaux ;

    • transports et déplacements.

    Comment candidater ?

    Différents moyens existent pour obtenir son dossier de candidature d’assistant(e) maternel(le) : le récupérer à l’issue des réunions d’information, le demander au service agréments ou en venant le chercher à l’accueil situé 38, rue Édouard Vaillan à Tours, ou le télécharger sur les sites suivants : www.departement-touraine.fr et www.service-public.fr.

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    Comment le marché de Noël est-il sécurisé ?

    Tours

    60 chalets, 75 exposants et des milliers de visiteurs attendus tout au long du mois de décembre... La féerie de Noël a conquis Tours. Mais derrière les stands de chichis, de vin chaud ou encore de bijoux de créateurs, c’est toute une organisation qui a dû être mise en place, notamment du point de vue sécuritaire. marie deroubaix


    75 000 euros. C’est le budget alloué cette année pour la sécurisation du marché de Noël de Tours. L’année dernière, il était de 105 000 euros car il avait duré une semaine de plus. Mais « le dispositif n’a pas changé », explique-t-on. Des inspections visuelles sont réalisées par les agents de sécurité, à l’égard des personnes pénétrant dans l’enceinte du marché de Noël. L’ouverture des manteaux peut être demandée. Un rituel qui est presque « rentré dans les mœurs », pour Henri Rousseau, adjoint à la sécurité. Depuis les attentats qui ont frappé la France, et un an après l’attaque au camion-bélier sur un marché de Noël à Berlin le 19 décembre 2016, ce genre d’événements est très surveillé. « Vigipirate est toujours en vigueur, jusqu’en février 2018 », explique l’élu. Ainsi, des sentinelles sont là pour assurer des rondes, et la présence de la police municipale est renforcée. La police nationale, de son côté, assure également une partie de la sécurité. Des blocs de béton anti-intrusion sont disposés aux deux entrées du site, et trois caméras de surveillance « balaient la place où l’ensemble des visiteurs déambulent ». Si les moyens déployés pour la sécurisation de l’événement sont importants, pour Henri Rousseau, il est préférable que les forces de l’ordre se fondent dans la foule, en privilégiant « la discrétion ». Une discrétion qui en étonne certains, à commencer par un exposant, qui explique que si les fouilles sont bien visibles le week-end, « en semaine elles sont inexistantes. Ce n’est pas logique. On fait dans la demi-mesure. Pourquoi inspecter les visiteurs le week-end et pas en semaine ? ». À la mairie, on explique simplement que face à l’affluence des visiteurs le week-end, les précautions y sont renforcées, mais qu’il existe bien une inspection visuelle pour chaque personne entrante, même en semaine. Quoi qu’il en soit, la plupart des visiteurs déambulent de stand en stand sans se préoccuper de ces mesures, comme Michelle, 67 ans : « je n’ai pas de sentiment d’insécurité ». Et tant mieux ! Même si, comme le rappelle Henri Rousseau, « le risque zéro n’existe pas. » 

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