Les Brèves

    Un immeuble tout électrique à Joué-lès-Tours

    Transition énergétique

    L’électricité est un atout pour réussir la transition énergétique. À Joué-lès-Tours, on l’a bien compris puisque l’un des premiers immeubles tout électrique de la Région y a été inauguré.

    Marie Deroubaix

    Réussir la transition énergétique n’est pas une mince affaire. Élargir le champ de l’électricité bas carbone est une solution pour tendre petit à petit vers un idéal plus sûr pour la planète. Ce serait en effet le complément le plus judicieux des énergies renouvelables. C’est dans ce cadre qu’a émergé de terre, il y a presque deux mois, le premier programme de logements collectifs tout électrique bas carbone – construit par Bouygues Immobilier, en partenariat avec EDF – du Centre-Val de Loire, depuis la mise en application de la nouvelle Réglementation Thermique (RT 2012). Le complexe s’appelle Via Agora, et se situe dans le centre-ville de la commune de Joué-lès-Tours. Il affiche des besoins bioclimatiques très faibles, avec un coefficient Bbio (Besoin Bioclimatique) de plus de 50 % plus performant à ce qu’exige la réglementation, tout en utilisant une énergie bas carbone. Il bénéficie d’une étiquette énergétique de classe B et une étiquette GES de classe A. En somme, le projet capitalise sur un plan énergétique sobre et à faibles émissions de gaz à effet de serre. « Concrètement, pour l’habitant, ce projet est extrêmement vertueux, puisqu’il garantit une consommation énergétique équivalent à 168 euros par an (chauffage + eau chaude sanitaire), pour un logement T2 d’environ 47 m2 », conclut Guillaume Flachat, Directeur EDF Commerce Services et Territoires Centre-Val de Loire. 

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    • 46 %

      À l’échelle nationale, le bâtiment est le secteur le plus énergivore avec 46 % des consommations d’énergie et 23 % des émissions de gaz à effet de serre.

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      2018 une année qui sera peut-être un tournant

      Financer son achat immobilier

      Fabien Verrier, directeur de l’agence à Tours de La centrale de financement annonce un début d’année plutôt positif. Pour autant, la guerre que se livrent les sociétés d’assurance et les banques pourrait contraindre à une lutte qui ne serait qu'au bénéfice des acquéreurs. Mais 2018 devrait encore être une année pour faire de bonnes affaires.

      Comment s’est comporté le marché en 2017 et quels sont les premiers signaux pour 2018 ?

      Fabien Verrier : Ce fut une bonne année. Nous travaillons peu sur le rachat de crédit, nous sommes plutôt tournés vers les primo-accédants, les investisseurs… C’est plutôt notre cible. Et globalement 2017 a été une bonne année, même si l’on a pu ressentir un ralentissement un peu difficile à expliquer à partir d’octobre.

      Le début d’année 2018 repart plutôt bien avec des retours assez rapides, même si on entend dire que les taux remontent. Pour ce qui nous concerne comme nous avons des accords avec des acteurs bancaires, malgré la grille initiale, et en fonction du projet, on est encore en capacité de négocier.

      Il semble que 2018 sera plus chaotique avec une guerre qui s’annonce entre les assureurs et les banques sur le marché de l’immobilier. Vous craignez cette tension ?

      Fabien Verrier : Cela fait un petit moment que les banques ont compensé les taux très bas par les assurances. La loi Hamon permettait déjà aux gens de changer d’assurance pendant douze mois. Les banques avaient obtenu que ce départ ne pouvait se faire que sur des garanties équivalentes. Mais cela va changer. Les acquéreurs vont vouloir comparer et il peut y avoir des écarts assez importants. L’assurance peut représenter 40 % du coût du prêt.

      Mais pour ce qui est de cette « guerre » annoncée, toutes les offensives et les contre-offensives sont déjà dans les tiroirs.

      Que recherchent vos clients principalement ?

      Fabien Verrier : Des maisons, dans l’ancien principalement et plutôt en périphérie de Tours. Autant certains veulent se rapprocher de leur travail, autant d’autres iront dans des communes plus éloignées à condition que les infrastructures communales et éducatives soient de qualité.

      Qu’espérez-vous pour 2018 ?

      Fabien Verrier : On espère un développement des ventes évidemment et pourquoi pas les premiers effets du passage en métropole que nous ne ressentons pas encore. On espère aussi ne pas subir le contrecoup avec la réduction relative du PTZ. Mais globalement on sent que cela repart au point que nous avons ouvert une seconde agence dans la métropole.

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          Ventes en 2017 : « Ce fut une année record »

          Chambre des notaires

          2017 fut, sur le plan national, « une année record en nombre de transactions immobilières, avec plus d’un million d’euros générés contre 850 000 en 2016, qui était déjà une année record », précise la chambre des notaires d’Indre-et-Loire. Mais si c’est reparti à la hausse au niveau des volumes, il y a eu une stagnation au niveau des prix. Une tendance visible également dans le département. Tout le détail.

          Marie DEROUBAIX

          Nous avons observé en 2017, dans le département, comme pour l’année précédente, les mêmes disparités d’une commune à l’autre et d’un quartier à l’autre, avec une forte attractivité pour l’agglomération qui sera surement dopée en 2018 par le passage en métropole », résume d’emblée la chambre des notaires d’Indre-et-Loire. À Tours, le quartier le plus cher est l’hyper centre, avec par exemple une moyenne de 2 550 € le m2 pour les appartements anciens. Le quartier le moins élevé est les Rives du Cher, avec 1 290 € le m2, toujours pour les appartements anciens. « D’un quartier à un autre, c’est donc plus que du simple au double ! », insiste-t-on à la chambre des notaires.

          Le neuf

          Pour les maisons neuves du département, la moyenne est de 206 000 € pour 96 m2 de surface habitable et 470 m2 de terrain. Et là aussi, il y a de grosses disparités d’un secteur à l’autre. « L’attractivité de l’agglo est évidente : plus on s’éloigne de Tours, plus les prix baissent », analyse-t-on.

          Le neuf se porte bien car « il a été boosté par la loi Pinel, qui se prolongera jusqu’en 2021 pour les zones dites tendues, dont l’agglomération tourangelle fait partie. » Comme on peut s’en douter, les prix sont globalement plus élevés que dans l’ancien. Le prix moyen au m2 en Indre-et-Loire pour les appartements neufs est de 3 250 €, contre 1 940 € pour les appartements anciens. Par contre, il y a moins de distorsion dans les prix à l’intérieur du département pour l’achat dans le neuf : « Avec un prix médian de 160 400 € à Tours pour 48 m2 de surface habitable, contre 166 300 € en première couronne avec 53 m2 de surface habitable, les prix des appartements neufs installés dans la première couronne sont proches de ceux de Tours. »

          Les terrains à bâtir

          Le prix moyen des terrains à bâtir sur le département est de 52 000 € pour 720 m2. En première couronne, ils montent à 113 800 € pour 590 m2 et en seconde couronne, « ils baissent drastiquement à 72 000 € pour 640 m2. Ainsi, « plus on est éloignés, plus le terrain est important en surface et moins il vaut cher », conclut la chambre des notaires d’Indre-et-Loire. 

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          • Prix médian des terrains à bâtir :

            Indre-et-Loire : 52 000 € pour 720 m2 de terrain

            Première couronne : 113 800 € pour 590 m2 de terrain

            Seconde couronne : 72 400 € pour 640 m2 de terrain

            Troisième couronne : 60 000 € pour 750 m2 de terrain

            Nord département : 42 200 pour 700 m2 de terrain

            Secteur de Loches : 32 600 pour 870 m2 de terrain

            Secteur de Chinon : 40 000 € pour 810 m2 de terrain