Les Brèves

  • Les Semaines de la découverte

    Jusqu’au 11 octobre, l’Université de Tours organise les Semaines de la découverte. Elles doivent permettre aux étudiants une meilleure intégration et un bien-être personnel, physique et psychologique. Pour ce faire, plusieurs événements sont prévus notamment une réception à l’Hôtel de ville de Tours, le mardi 18 septembre. À cette occasion, des étudiants sportifs de haut niveau vont être mis à l’honneur. 

  • 10 %

    des étudiants de l’Université de Tours sont étrangers

L’UNIVERSITÉ ATTEINT LE NOMBRE MAXIMUM D’ÉTUDIANTS

Université de Tours

Forte de ses quelque 26 0000 étudiants, l’université tourangelle souffre quelque peu de son patrimoine immobilier : l’école Polytech doit s’agrandir et la fac des Tanneurs doit être restaurée. Si ces projets s’inscrivent dans la durée, d’autres projets se lancent, notamment dans la recherche. claire seznec


La semaine dernière, le Rectorat de l’Académie Orléans-Tours a annoncé que 150 jeunes restaient sans affectation définitive suite à leurs demandes Parcoursup. À l’Université de Tours, on se targue de pouvoir accueillir tous les candidats de la plateforme. Pour cela, avec l’accord du Rectorat, six places de plus ont été ouvertes en licence de psychologie, un des cursus les plus prisés. Au cours du semestre, entre 20 000 et 26 000 étudiants, tous niveaux confondus, vont être inscrits à Tours. « L’attractivité se confirme, estime Philippe Vendrix, le président de l’université tourangelle. Cependant, l’enveloppe budgétaire n’évolue pas et il faut éviter les dérapages financiers. Donc, aujourd’hui, on a quasiment atteint le maximum d’étudiants à l’Université de Tours. » Pourtant, le président ne s’oppose pas à un agrandissement de l’établissement dans les années à venir, notamment en ce qui concerne la recherche européenne. Grâce, notamment, à la recherche vétérinaire, Tours se positionne déjà parmi les 100 universités mondiales les plus pointues en termes de recherche, et entre la 20e et la 25e place en France. Désormais, elle se tourne vers la création d’un réseau d’universités européennes, hors dispositif Erasmus. « Ça prendra deux ans de montage, c’est l'un des chantiers lourds de cette année », précise Philippe Vendrix.

Sécuriser les Tanneurs

L’Université de Tours maille le territoire métropolitain tourangeau et s’étend même jusqu’à Blois. Elle possède 220 000 m2 de locaux sur plus de 50 ha. Mais les besoins immobiliers pressent. L’une des priorités concerne le quartier des 2 Lions. Les étudiants de Polytech y sont à l’étroit malgré les quelques préfabriqués situés à côté du lac, en zone inondable. Les travaux, évalués à entre 15 et 25 millions d’euros, devraient être lancés d’ici 2020, avant la fin du Contrat Plan État-Région (CPER). L’autre priorité immobilière se trouve dans le bâtiment emblématique de l’Université, les Tanneurs. Un filet de sécurité est tendu sur la façade pour éviter les drames lors de potentielles chutes de pierre. « Ce lieu mérite vraiment un entretien. Il faut refaire tous les châssis, les parements, mais aussi aménager l’accueil et la salle Thélème, énumère Philippe Vendrix. Les Tanneurs ont vocation à devenir un lieu de vie métropolitain. » Si tout se déroule comme prévu, les travaux doivent débuter dans quelques mois.

« Les Tanneurs ont vocation à devenir un lieu de vie métropolitain »
Philippe Vendrix, président de l’Université de Tours

Recruter un médecin

Tours est bien connue pour sa qualité de vie étudiante : les sorties nocturnes dans le centre de la ville, la programmation culturelle foisonnante et le passeport culturel étudiant attirent les jeunes. A contrario, les équipements sportifs peinent à se faire une place. « Sur ce point, on est très mauvais, admet le président de l’université. Il n’y a rien aux 2 Lions, rien aux Tanneurs, rien à la fac de médecine... » Seul le mur d’escalade relève quelque peu le niveau. Pas assez, selon Philippe Vendrix. Mais pour lancer de nouveaux projets sportifs, il faut un budget que l’université n’a pas actuellement. La nouvelle taxe, appelée contribution, de 90 € par étudiant non-boursier (le Centre national des œuvres universitaires et scolaires – CNOUS – reverse 41 € par étudiant à l’université) pourrait peut-être changer la donne. « Cette somme peut également nous permettre de recruter un nouveau médecin pour le service de santé université (SSU) », souligne-t-on dans l’établissement. Actuellement, des infirmières, psychologues et encore gynécologues y exercent. Depuis peu, les médecins sont autorisés à prescrire au sein des SSU. 

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  • Un budget participatif

    En septembre 2017, l’Université de Tours a lancé le premier budget participatif étudiant de France. Depuis, plusieurs universités ont développé ce système dont Rennes 2 et Grenoble-Alpes. Il y a deux ans, donc, près de 750 étudiants des Tanneurs ont proposé 18 projets. Le montant dudit budget s’élevant à 30 000 €, cinq d’entre eux ont été financés. Parmi eux, l’installation d’un piano en libre-service et la création d’espaces de détente et de repos. En 2018, 6 000 étudiants du campus des 2 Lions se sont lancés dans l’aventure. Les résultats de ce 2e budget participatif sont attendus dans le courant de l’année universitaire.

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  • 840

    C’est le nombre d’heures de stages réalisées par les aides-soignants stagiaires lors de leur formation.

DE L’HUMAIN ET DE L’EMPLOI !

Aide-soignant

Faire la toilette, aider les patients à se lever… L’aide-soignant est le premier métier que l’on apprend quand on aborde l’univers paramédical. Un métier par ailleurs très recherché en région Centre-Val de Loire, accessible après un cursus de dix mois. Gaëla Messerli et Claire Seznec

Avec le vieillissement de la population, le soin aux personnes âgées est un secteur qui ne va pas connaître la crise de sitôt. Et les besoins en aides-soignants en région Centre-Val de Loire le montrent bien : le secteur « santé » caracole toujours parmi les quinze premiers recruteurs sur les douze derniers mois, selon Pôle Emploi. Dans son enquête des besoins en main-d'œuvre datée de 2018, 1 566 projets de recrutements étaient ainsi envisagés sur le territoire régional dont 75 % en emploi de longue durée. Mais 57 % des employeurs potentiels indiquaient aussi avoir du mal à recruter les compétences

nécessaires...

Lors de son discours de rentrée, François Bonneau, le chef de l’exécutif régional, a souligné ce paradoxe : « nous manquons d’aides-soignants ! Pour la première fois, la Région Centre-Val de Loire fait le constat d’un manque d’effectifs dans les centres de formation d’aides-soignants, alors que la demande n’a jamais été aussi forte. Il faut véritablement accroître la main-d'œuvre ! » Autant dire que ceux qui envisagent ce métier ont des débouchés assurés…

3 formations en Touraine

Dans l’analyse métier portant sur les aides-soignants et publiée par le GIP Alfa Centre/ORFE, en octobre 2017, 19 instituts de formation étaient recensés en région, dont 3 relevant de l’Éducation nationale, pour une capacité d’accueil d’à peu près 1 000 places au total. Dans l’Indre-et-Loire, il existe trois formations délivrant le diplôme d’État d’aide-soignant : l’Institut de formation d’aide-soignant à Loches ; l’IFSS, institut de formation de la Croix-Rouge à Chambray-lès-Tours ; et l’institut

de formation des professionnels de santé du CHRU, à Chambray également. Dans ce dernier, 110 places sont ouvertes chaque année. L’ensemble de la formation comprend 1 435 heures d’enseignement théorique et clinique. Les stages, quant à eux, sont réalisés dans des structures sanitaires, sociales ou médico-sociales (chirurgie, médecine, service de psychiatrie, Ehpad....). Néanmoins, un stage dans une structure d’accueil pour personnes âgées est obligatoire dans le cursus.

Mais si le terme d’aide-soignant est connu, sa fonction l’est moins. On confond souvent infirmier et aide-soignant. Dans les faits, l’aide-soignant exerce sous la responsabilité de l’infirmier. Il réalise des soins afin de compenser un manque ou une diminution de l’autonomie du patient. L’aspect relationnel est donc primordial. Généralement, l’aide-soignant travaille au sein d’une équipe pluriprofessionnelle, en milieu hospitalier ou extrahospitalier. 

En région, et pour connaître les aides existantes, cliquez sur la rubrique « éducation et formation » du site de la Région Centre-Val de Loire. 

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  • POUR LA RENTRÉE 2019

    Vous avez raté le coche ou vous voulez devenir aide-soignant après le baccalauréat ? L’Institut de formation Croix-Rouge de Chambray-lès-Tours a déjà publié les dates de son concours. Les épreuves écrites d’admissibilité sont prévues le 13 mars 2019 ; les épreuves orales d'admission, courant des mois d’avril et de mai, pour une rentrée le 2 septembre 2019. Les inscriptions au concours sont du 7 janvier au 13 février prochain.

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  • 900

    C’est le nombre d’alternants au CFA Tours Alternance Formation.

OÙ TROUVER UNE FORMATION EN ALTERNANCE ?

CFA de Tours 

Depuis 40 ans, le CFA de Tours forme des centaines de jeunes alternants chaque année. L’établissement propose une multitude de formations, notamment en hôtellerie-restauration, un secteur toujours en recherche de jeunes. Claire Seznec

Hors campus des métiers, la métropole tourangelle ne possède qu’un Centre de formation des apprentis (CFA), installé au nord de Tours, à côté du lycée Choiseul. En recherchant l’établissement sur Internet, on découvre qu’il a eu différents noms au fil du temps, selon les changements de présidence. Aujourd’hui il se nomme CFA Tours Alternance Formation et accueille près de 900 alternants chaque année. Son offre la plus importante ? L’hôtellerie et la restauration, deux domaines prisés mais dans lesquels les professionnels peinent à recruter des alternants. « Dans le centre de Tours, certaines entreprises cherchent encore, notamment en cuisine et en salle, précise Nathalie Bois-Gigou, chargée de communication au CFA. Elles se heurtent aux préjugés sur les horaires et les cadences de travail. » Pourtant, du CAP au BTS, en passant par des spécialités comme la sommellerie, l’hôtellerie-restauration propose un large panel de métiers.

Une formation unique

Le CFA de Tours propose également des formations en alternance dans le commerce et la vente, dans la carrosserie et la peinture automobile, ainsi que dans un domaine moins courant, celui des ascenseurs, avec des métiers en pleine croissance. « Nos alternants travaillent autant sur le montage et la maintenance des ascenseurs que sur ceux des appareils pour les personnes à mobilité réduite, comme les élévateurs et les monte-escaliers », complète-t-on dans l’établissement. Dans la tour de 2 200 m2 où se déroulent ces formations, douze gaines, trois salles de simulateur, une zone de stockage et un atelier soudure ont pris place. « C’est la seule formation en ascenseur à avoir des équipements de pointe de ce type, que ce soit en France ou en Europe », affirme Nathalie Bois-Gigou. Les alternances se déroulent donc dans des entreprises nationales plus que locales.

S’informer chaque mercredi

Depuis le mois de juin et jusqu’à la fin du mois de septembre, le CFA Tours Alternance Formation met en place des temps d’accueil et d’information sur l’alternance. Tous les mercredis après-midi, les personnes intéressées peuvent s’y rendre afin de comprendre ce qu’est un contrat en alternance et connaître les formations proposées par le CFA. « Nous pouvons également les aider à obtenir un contrat, continue la chargée de communication. L’établissement est partenaire de plusieurs entreprises, ce qui permet de mieux répondre aux besoins et demandes des professionnels comme des futurs alternants. » Le tout étant de faire correspondre l’offre et la demande. 

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