Les Brèves

    ON CHANGE L’ÉQUIPE, ON GARDE L’ESPRIT

    Le Temps Machine

    Avec la nomination ce mois-ci d’un nouveau directeur en la personne d’Odran Trumel, et la programmatrice Marie-Line Calvo arrivée il y a un an, la salle de musiques actuelles renouvelle ses équipes, sans changer sa politique.

    Emilie Mendonça

    Le changement dans la continuité ; tel pourrait être le slogan de l’équipe du Temps Machine en cette rentrée 2018. On aurait en effet pu craindre un bouleversement avec le départ du programmateur historique de Terres du Son, Hugues Barbotin, également directeur et programmateur de la salle depuis 2016. L’Asso reste tout de même aux manettes du Temps Machine pour encore deux ans, dans le cadre d’une délégation de service public.

    « Populaire mais classe »

    Après l’arrivée de la nouvelle programmatrice Marie-Line Calvo à la rentrée 2017, la structure culturelle s’est dotée d’un nouveau directeur en septembre 2018. « J’étais déjà administrateur de l’association, l’équipe me connaît, et je connais l’esprit du projet, que l’on va donc continuer à porter sur les mêmes objectifs, explique Odran Trumel, nouveau capitaine du navire Temps Machine. On vise la stabilisation et la continuité de ce qui a été engagé, autrement dit continuer à proposer une programmation variée, et à porter des projets comme les afterworks ou le festival Allotropiques ». Côté programmation, Marie-Line Calvo ne cache pas son goût pour le rock mais n’en fait pas une priorité dans le choix des artistes. Le fil conducteur de ce qui se passe sur les scènes du Temps Machine ? « On pourrait dire que l’on propose au public de découvrir une diversité d’esthétiques, des artistes parfois peu connus, décrit la programmatrice. Quant aux têtes d’affiche, l’idée est d’avoir du « populaire mais classe » (rires). On ne veut pas juste faire du remplissage, c’est le propos artistique de chacun qui nous intéresse ». L’agenda des semaines à venir en témoigne : Toots and the Maytals, MNNQNS, Biga*Ranx, Pierre Lapointe (à Malraux)…

    Accompagner les artistes

    En coulisses, le Temps Machine loue également des studios de répétition aux musiciens du coin, accueille des groupes en résidence… et continue le Suprême LTM, un dispositif d’accompagnement poussé destiné aux artistes. Les plus attentifs auront constaté la disparition du dispositif « Coups de Cœur Terres du Son » propre au développement de groupes locaux. Depuis janvier 2018, le Suprême LTM a pris le relais : « le soutien fait partie de l’ADN du Temps Machine, mais n’était pas assez valorisé, précise Odran Trumel. Avec cette nouvelle formule, nous mettons en avant le travail de notre équipe auprès des groupes sélectionnés, qui sont des professionnels en début de carrière ». Parmi les groupes de cette 1re session, First Draft a ainsi enregistré un 1er album Irony and smiles. L’occasion d’un concert afterwork le jeudi 4 octobre.

    En définitive, on dirait donc bien que changer une équipe qui gagne est une stratégie prometteuse… pour gagner toujours plus de spectateurs ? L’avenir nous le dira !

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      • PROCHAIN CYCLE : SÉRIE NOIRE

        Tous les lundis, la Cinémathèque de Tours propose des films au cinéma Studios. Le premier cycle de l’année s’appelle « Série noire ». Trois films vont être projetés sur grand écran : Assurance sur la mort (1944) le lundi 1er octobre, En quatrième vitesse (1955) et L’ultime razzia (1956) le lundi 8 octobre.

        Plus d’informations sur cinematheque.tours.fr

      • AVIS DE RECHERCHE

        Lorsqu’elle était installée au Beffroi, la Cinémathèque de Tours avait sa propre salle obscure. Elle y a diffusé de nombreux films. Pour les annoncer, des affiches ont été dessinées. Plusieurs ont été retrouvées et vont être exposées à partir du 15 janvier prochain à la Médiathèque François Mitterrand. Mais l’équipe de la Cinémathèque cherche le dessinateur de ces anciennes affiches (voir-ci contre). Si jamais vous reconnaissez sa signature, n’hésitez pas à la contacter ! 

      PROMENADE DU BEFFROI AUX TANNEURS

      Depuis quarante-six ans, la Cinémathèque de Tours raconte l’histoire du 7e Art à travers des films anciens emblématiques. Chaque année, la programmation retrace les évolutions technologiques du cinéma. Claire Seznec

      Au début des années 60, le nord de Tours n’était que des champs et a été construit comme une nouvelle ville, raconte Agnès Torrens, la directrice de la Cinémathèque de Tours. En 1972, un centre social éducatif est né au Beffroi, créé par un passionné de cinéma. » Ce dernier a notamment rencontré Henri Langlois, père de la Cinémathèque Française de Paris. À cette époque, il a été décidé de faire de Tours une antenne de cette Cinémathèque. Un succès, puisqu’aujourd’hui encore, alors qu’elle s’est délocalisée en 1997 aux Tanneurs, en centre-ville de Tours, elle continue à raconter l’histoire du 7e art.

      L’histoire du 7e Art

      Qu’est-ce que le cinéma ? Comment est-il devenu un art ? Quelles sont ses évolutions au fil des années ? Autant de questions auxquelles la Cinémathèque tente de répondre en proposant une programmation de films emblématiques. « Ce sont des longs-métrages anciens mais ils ont encore des choses à nous dire, affirme Agnès Torrens. Ils parlent de nous, de nos espoirs, de nos attentes, de nos désillusions. Et les problématiques d’hier sont les mêmes qu’aujourd’hui. » En s’appuyant sur l’actualité, la Cinémathèque met en avant des films souvent oubliés et pourtant importants : certains ont révolutionné le montage, d’autres sont les initiateurs de la couleur à l’écran. « Ils sont comme une promenade dans l’histoire du cinéma, estime l’équipe de la structure. Même les films muets sont incroyables : les réa-

      lisateurs avaient une parfaite maîtrise de l’image. Il ne faut pas avoir peur du muet. » Néanmoins, pour des questions de droits d’auteur, il n’est pas toujours évident de trouver ces pépites cinématographiques. 

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          SUR LES MURS DE TOURS

          Expositions

          Les saisons culturelles se suivent et amènent de nouveaux artistes à exposer. Voici un petit florilège de ce qui vous attend en cette rentrée.

          Au musée des Beaux-Arts

          Pour la première fois de sa carrière, le poète et écrivain François Cheng expose ses calligraphies dans un musée. En raison de ses liens avec la Touraine, les Beaux-Arts de Tours sont ainsi privilégiés. Chaque signe, tracé à l’encre de chine sur papier de riz, semble flotter, léger, aérien, mais aussi lyrique et intense. « Être à l’écoute », « Du vrai échange naît l’infini »... La majorité d’entre eux ont une signification et résonne en nous.

          Les encres poétiques de François Cheng, du 5 octobre 2018 au 7 janvier 2019. Renseignements www.mba.tours.fr

          À l’Hôtel Goüin

          Trois artistes installés en Touraine, George Baylouni, Alain Plouvier et Dominique Spiessert, ont travaillé sur les formes de signes, qu’ils soient cabalistiques, arcanes, rites peints, mémoires d’homme. Ils explorent un imaginaire peuplé de fantastiques créatures mutantes dans un monde où foisonnent le végétal, l’animal et l’humain.

          Passeurs, jusqu’au 28 octobre. Renseignements www.hotelgouin.fr

          À la Galerie Rousseau

          Les vacances sont terminées et la galerie Rousseau ouvre de nouveau ses portes sur des artistes. La première à y présenter ses toiles, dessins et broderies est Hélène Duclos, dont les œuvres sont bien connues en Touraine.

          Le champs des possible, jusqu’au 27 octobre. Renseignements www.olivier-rousseau.com

          Au Cloître de la Psalette

          Originaire de Tours, le photographe François Tomasi a réussi le pari de transformer le Grand Palais de Paris en cathédrale. Cette fois, il installe ses œuvres dans sa ville natale afin de lui donner une nouvelle dimension, une autre identité visuelle.

          François Tomasi, jusqu’au 30 septembre.

          À la médiathèque François Mitterrand

          L’association Le Mouvement du Nid organise une exposition sur la prostitution des jeunes de 18 à 30 ans. Elle s’articule autour de l’histoire de la prostitution, de sa création à nos jours, et en présente les clichés les plus fréquents. L’urgence, pour l’association ? Rééquilibrer l’égalité homme-femme avec prévention et éducation, et ouvrir un espace de parole et de réflexion.

          La prostitution : du fantasme

          à la réalité, jusqu’au 30 octobre. Renseignements au 02 47 54 30 42

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          • ÇA CONTINUE À AZAY

            Une centaine de photographies dévoile les processus de créations artistiques de l’un des plus complexes personnages du XXe siècle, Salvador Dali. Elles révèlent étrangement des liens étroits entre le travail du photographe Robert Descharnes et de Dali. Sculptures, estampes, croquis surréalistes... Cette exposition permet de (re) découvrir Dali, sous un autre angle.

            Le Dali de Descharnes, jusqu’au 4 novembre. Renseignements www.expo-azaylerideau.com

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            Y’A PAS DE SAISON !

            Festivals

            Qui a dit que les festivals c’était seulement l’été ? La Touraine prouve encore et toujours qu’il n’y a pas de saison pour s’écarquiller les yeux, se dégourdir les oreilles et savourer des événements variés, y compris en automne-hiver.

            MUSIQUE CLASSIQUE

            Concerts d’Automne

            Côté classique, le festival Concerts d’Automne célèbrera sa 3e édition avec un programme riche : les cantatrices Ann Hallenberg, Julia Lezhneva et Vivica Genaux sont invitées, tout comme les ensembles locaux de renommée internationale, Consonance, Diabolus in Musica et Jacques Moderne. Des conférences, concerts intimistes et concerts jeunes talents enrichissent la palette de propositions musicales.

            Du 12 au 28 octobre à Tours. Programme et tarifs sur

             concerts-automne.com.

            CIRQUE

            Le festival du Cirque, 2e édition

            Cette année, le festival international du cirque en Val de Loire met la pédale douce sur la présence d’animaux et fait la part belle aux prouesses acrobatiques, poétiques et circassiennes. Un rendez-vous familial sur tout un week-end.

            Du ven. 28 au dim. 30 sept. au parc de la Gloriette, Tours. Tarifs 12 à 35€. Résa. www.festival-cirquetours.fr

            THÉÂTRE

            Les Devos de l’humour, un mois de rire

            Un week-end à Monnaie, mais tout un mois d’humour dans le département ! Comédie musicale, théâtre, one-woman-show et humour musical seront au programme.

            Sam. 29 et dim. 30 sept. à Monnaie, et du 20 sept. au 20 oct. en Touraine. Programme et tarifs www.devosdelhumour.com.

            JAZZ

            Emergences : jeunes pousses et talents confirmés

            Le festival co-organisé par Jazz à Tours et le Petit Faucheux accueillera notamment l’Orchestre National de Jazz et le saxophoniste Jowee Omicil, parmi les têtes d’affiche. Barathon et autres surprises seront au rendez-vous.

            Du 8 au 16 nov. au Petit Faucheux et lieux partenaires, Tours/La Riche. Tarifs 8 à 16€. Infos sur festivalemergences.fr

            THÉÂTRE

            Festhéa, quatre jours de théâtre à tout-va

            Le théâtre amateur est chaque année à la fête grâce à ce festival national de théâtre amateur. Chaque région participante a sélectionné une compagnie/une pièce, et toutes seront donc représentées pour ce bouquet final à découvrir à l’Escale et dans les salles partenaires.

            Du 27 oct. au 1er nov. à Saint-Cyr-sur-Loire et communes partenaires. Tarif 6/8€ par spectacle. Programme sur festhea.free.fr.

            MUSIQUES ACTUELLES

            3e édition pour les Quatre Temps

            Pour le festival des 16 et 17 novembre, 3e temps d’un événement se déclinant au fil de l’année en divers rendez-vous, on retrouvera à l’affiche : Karpatt, La Gapette, les Hurlements d’Léo, Jim Murple Memorial et quelques autres…

            16 et 17 nov. à l’espace des Quatre Vents, Rouziers-de-touraine. Tarif 15/20€. Infos www.festivaldes4temps.com.

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