Les Brèves

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    Un espace de conférences et de débats va permettre aux visiteurs du Salon de l’Auto de Tours d’échanger sur plusieurs thèmes avec des spécialistes. Voici les dates à retenir :

    Vendredi à 15 h : les seniors au volant

    Samedi à 15 h : la mobilité responsable avec le SIEIL (syndicat intercommunal d’énergie d’Indre-et-Loire) et le CEA

    Dimanche à 10 h 30 : le projet modula, qui consiste à déployer les infrastructures de recharge de tous véhicules utilisant une énergie durable

    Dimanche à 15 h : la transition écologique

    Dimanche à 16 h 30 : le sport automobile, avec la présence du pilote Jacques Laffite

LES COMBUSTIBLES VERTS ÉLECTRISENT TOURS

L’électrique, l’hybride et l’hydrogène ont le vent en poupe dans l’industrie automobile. Cette année, le Salon de l’Auto de Tours traite le sujet avec la présence de plusieurs acteurs du secteur et de nombreux véhicules « verts ». claire seznec

Le monde de l’automobile évolue sans cesse. À l’heure du réchauffement climatique et des polémiques liées aux carburants actuels (essences, diesel), des réflexions sur d’autres combustibles automobiles sont en cours. De nombreux essais ont d’ores et déjà été réalisés en ce sens ; et plusieurs technologies qui émettent peu de gaz à effet de serre avancent aujourd’hui particulièrement. L’hybride et l’électrique connaissent un intérêt croissant.

Durant les deux mois estivaux de cette année, « près de 6 000 immatriculations » ont été enregistrées. Le marché a progressé de 34 % par rapport à l’an dernier. Certes, la tendance n’est pas homogène : les ventes d’automobiles hybrides rechargeables ont bondi de près de 60 % contre 20 % pour les voitures électriques. Les véhicules à hydrogène, eux, peinent un peu plus à prendre leur essor. Seules neuf ventes ont été effectuées l’été dernier, soit un recul de 34,48 % en un an.

Si ces chiffres peuvent sembler corrects, l’Avere-France, association pour le développement de la mobilité électrique, affirme que les ventes ne sont pas encore au niveau attendu par la filière et par les acteurs de la mobilité durable. Certes la tendance est « globalement positive en France », mais le marché « manque de dynamique au regard des chiffres européens ». Pour être plus clair, la mobilité verte avance moins vite en France qu’ailleurs. « La promotion, les mesures incitatives et aides au passage à la mobilité électrique doivent être davantage soutenues, estime-t-on à l’Avere. Il faut offrir un environnement réglementaire et fiscal favorable afin de rejoindre les niveaux de croissance du trio de tête des pays européens et ainsi atteindre les objectifs fixés pour 2022. »

« La promotion, les mesures incitatives et aides au passage à la mobilité électrique doivent être davantage soutenues » L’association Avere-France

Cap sur l’hydrogène

Comme pour répondre à ce constat national, le salon de l’auto de Tours s’ouvre à ces nouvelles technologies automobiles. Dans son espace Mobilité responsable, des véhicules hybrides, électriques et à hydrogène vont être présentés pendant trois jours. De la voiture à la trottinette en passant par le vélo et l’overboard, tous les types de locomotion vont être passés au crible. De nombreuses marques, dont BMW, Nissan et encore Opel, se tournant vers les énergies combustibles vertes seront représentées. Dans le LAB, des innovations pour les véhicules de demain seront aussi à découvrir. Parmi elles, on compte notamment le solaire et l’hydrogène. Dans ce cadre, des prototypes de véhicules automobiles développés par les élèves du lycée Vaucanson de Tours vont être exposés aux visiteurs. Finalement, les nouveaux carburants appartiennent à un proche avenir. Même si les avancées sur l’hydrogène restent limitées, la Touraine est bel et bien au cœur du sujet : installé à Monts, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) est un précurseur dans le domaine depuis plusieurs années. Il est notamment partenaire du projet PUSHY, piloté par la société McPHY qui ambitionne de créer un hydrogène « vert et rentable ». Afin de développer cette étude, le CEA possède deux départements : l’institut de technico-économie des systèmes énergétiques, à Saclay, et le laboratoire L2ED, qui accompagne les programmes de développement sur les points clés qui limitent encore la compétitivité des solutions hydrogènes. À terme, l’objectif est de démocratiser l’usage des piles à combustible à hydrogène dans les véhicules. Lors du Salon de l’Auto de Tours, le CEA va donc exposer une maquette et une voiture à hydrogène. Des essais vont également être réalisés sur cette dernière...

La Salon de l’auto de Tours se tient du vendredi 19 au lundi 22 octobre, de 10 h à 19 h, au parc expos de Tours. Tarif : 5 euros ; gratuit pour les moins de 12 ans. En savoir plus sur salonautotours.com

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      LA MOBILITÉ ÉLECTRIQUE SUR LES CHAPEAUX DE ROUE

      Les véhicules électriques peinent à se développer en Europe comme en France. Pour tenter d’accélérer le marché, des bornes électriques sont installées, notamment dans les communes d’Indre-et-Loire et sur l’autoroute A10. Claire Seznec

      À la fin de l’année 2017, la Ville de Tours a annoncé vouloir installer quatre bornes de recharge électrique payantes afin de pouvoir recharger huit véhicules en même temps. Elles ont été placées dans les quartiers, notamment à Velpeau et au Beffroi. En Indre-et-Loire, en 2016, plus de 400 bornes de recharge lente et accélérée étaient dispersées dans la moitié des communes du département. Elles ont été installées par le SIEIL, syndicat intercommunal d’énergie d’Indre-et-Loire, afin de répondre à l’objectif de la loi Grenelle 2. Cette dernière prévoit effectivement de multiplier les points d’alimentation des véhicules électriques sur tout le territoire français. Actuellement, l’Indre-et-Loire fait partie des départements les plus pourvus en bornes de recharge.

      Mais le maillage territorial peine à se concrétiser. On compte environ 28 000 bornes accessibles au public aujourd’hui en France. Pourtant, selon l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique, avec près de 100 000 véhicules électriques, il faudrait au moins 120 000 bornes.

      Se charger en 20 minutes

      L’été dernier, deux stations-service ont inauguré leurs six bornes de recharge électrique à très haute puissance pour une recharge en moins de vingt minutes. Elles se situent sur les autoroutes A11, près d’Angers, et A11, près de Tours. Elles ont été déployées par le groupe Vinci et par Ionity, une co-entreprise créée par plusieurs constructeurs automobiles. Pour ces derniers, investir dans la mise en place de bornes pourrait bien booster le marché des véhicules électriques qui plafonne à seulement 1 % des ventes de voitures neuves en Europe. « L’enjeu aujourd’hui est de favoriser le développement de l’usage des véhicules électriques hors des zones urbaines, en rendant possibles les trajets de longue distance », indique Pierre Coppey, le président de Vinci Autoroutes, dans un communiqué. À terme, environ 80 stations-service des autoroutes gérées par Vinci doivent posséder des bornes de recharge. L’heure de traverser la France en voiture électrique n’est pas encore arrivée : il faut s’arrêter chaque heure et demie en moyenne et patienter une demi-heure pour faire « le plein ». Encore faut-il trouver une borne dès que le véhicule en a besoin... 

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        Bornes de recharge rapide pour voitures électriques sont recensées en Indre-et-Loire.

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        points de contrôle qualifiés de défaillances mineures sont traqués au contrôle technique

      VÉHICULE DE COLLECTION : LES RISQUES DU MÉTIER

      Nouveau contrôle technique 

      Entrée en vigueur le 20 mai dernier, la nouvelle version du contrôle technique est bien plus stricte. Ce haussement de ton inquiète les propriétaires de véhicules de collection qui craignent que leur voiture ancienne soit immobilisée. Qu'en est-il réellement ?

      Depuis le 20 mai dernier, le contrôle technique a évolué. Le dispositif traque désormais 139 points de contrôle qualifiés de « défaillances mineures » (sans contre-visite), 340 « défaillances majeures » (avec contre-visite dans les deux mois) et 127 points « critiques ». Ce dernier niveau d'évaluation entraîne l'apposition d'une vignette qui autorise le véhicule à circuler uniquement du centre de contrôle technique au réparateur puis du réparateur au lieu de la contre-visite, le tout sous 24 heures. Cette disposition a fait souffler un vent de panique chez les automobilistes qui se sont rués dans les centres avant la date fatidique. Les propriétaires de voitures anciennes craignent que le grand âge de celles-ci joue en leur défaveur et qu'elles soient immobilisées ou, pire, condamnées au musée. Une crainte qui n'est pas justifiée.

      Un contrôle plus souple

      Les effets d'annonce prennent souvent le pas sur la réalité. La fameuse « fuite d'huile » qui entraînerait une qualification en défaillance critique ne concerne pas, par exemple, les petits suintements du carter. La corrosion doit être particulièrement avancée et porter atteinte à l'intégrité structurelle du véhicule pour être retenue. Les véhicules anciens sont examinés par le prisme des exigences techniques en vigueur lors de leur première immatriculation. Le dispositif ne s'attend pas à ce qu'une Alpine de 40 ans freine aussi bien que le modèle actuel qui vient de reprendre la route. Dans les faits, le contrôle technique nouvelle version sera plus rude avec cette dernière, en raison des critères de plus en plus drastiques, qu'avec son illustre aînée. Ainsi, une voiture ancienne qui passait sans encombre le contrôle jusqu'à la réforme, le passera désormais aussi facilement.

      La carte grise « véhicule de collection »

      Une autre solution, en cas d'inquiétude, est de passer l'automobile sous le régime de la carte grise de collection. L'examen est plus facile. Certes, de 1992, année de sa création, à 2009, les vieilles voitures n'étaient pas concernées par le contrôle. Depuis neuf ans en revanche, elles le sont elles aussi, mais bénéficient d'un traitement particulier. La nouvelle disposition ne change pas cet état de fait. La Fédération française des véhicules d'époque (FFVE) a réussi à obtenir des dérogations particulières pour toutes les autos qui font le choix de la carte grise « véhicule de collection ». Premièrement, la périodicité n'est pas la même, puisqu'elle passe de deux à cinq ans. Les modèles qui datent d'avant 1960 sont même exemptés, tout comme ceux de plus de 3,5 t de PTAC. Les véhicules ainsi qualifiés peuvent même circuler dans les ZCR, les zones à circulations restreintes, qui nécessitent normalement la vignette CRIT'Air. Mais attention, ces avantages s'accompagnent de nombreuses restrictions. Premièrement, ces voitures ne peuvent être assurées pour un usage professionnel et, si l'on devait respecter scrupuleusement les textes, les trajets quotidiens pour se rendre au travail seraient interdits. Cette carte grise particulière est aussi sous la menace des changements d'humeur du gouvernement ou de Bruxelles qui peuvent à tout moment décider de créer une taxe ou de revenir au système antérieur à 2009, époque où les propriétaires devaient signaler à la préfecture leur volonté de circuler au-delà des départements limitrophes au lieu d'immatriculation. Enfin, l'administration accepte d'accorder cette carte grise à tout véhicule de plus de 30 ans sous simple demande envoyée à la FFVE. Mais il n'y a alors plus de possibilité de revenir en arrière. Il faut donc bien prendre en compte tous ces éléments avant de franchir le pas... 

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