Les Brèves

    LES INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS CRÉENT DE L’EMPLOI

    Le Centre-Val de Loire et le Loiret vivent à l’heure de la mondialisation et attirent les investissements étrangers. Une présence croissante et créatrice d’emplois pérennes, selon l’exécutif régional. G.M

    Il n’y a pas que le tourisme qui attire en Centre-Val de Loire : le 13 mai, l’agence régionale de développement économique a présenté les résultats d’une étude sur les investissements étrangers créateurs d’emplois en région. Celle-ci a recensé 34 projets d’investissement, pour 1 563 emplois créés ou maintenus l’an dernier (hors CDD, stages…). « 2018 est une bonne année, dans les secteurs de la production notamment », a indiqué François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire, qui a également insisté sur le poids important de l’industrie régionale. Celle-ci a phagocyté en 2018 les deux tiers des investissements étrangers en termes d’emploi.

    « Les secteurs qui prédominent sont la construction automobile et les équipementiers, la chimie et la plasturgie, ainsi que les équipements médico-chirurgicaux et dispositifs médicaux », a ajouté François Bonneau. Suivent les secteurs des services, puis de la distribution et de logistique. Le palmarès des secteurs en pourcentage d’emplois créés ou maintenus dans la région par ces investissements place la fabrication de biens de consommation en première position (46,8 % des emplois). Viennent ensuite les activités scientifiques et techniques (15,7 % des emplois), puis le transport et l’entreposage (13,6 %).

    Les Américains numéro 1 

    « Même si l’Asie est importante », le podium des nationalités qui investissent le plus dans la région est assez classique. En 2018, huit projets étaient américains et ont concerné 38 % des emplois créés ou maintenus par ces investissements étrangers. Le Royaume-Uni était en deuxième position et l’Allemagne en troisième. « Il faut faire monter les investissements asiatiques, mais on souhaite garder des installations européennes, a soutenu François Bonneau. Le Brexit peut même être intéressant ! Les entreprises britanniques n’ont pas envie de se couper du marché européen, et la France est bien positionnée. » Dans ce contexte, le Centre-Val de Loire occupe une place stratégique, « proche de l’Île-de-France. » 

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    • Le Loiret troisième

      Pour ce qui est de la répartition des projets et des emplois sur le territoire, c’est l’Indre-et-Loire qui tire son épingle du jeu en 2018, avec douze projets et 27,3 % des emplois créés ou maintenus. Le Loiret arrive en troisième position, avec six projets et 19,2 % des emplois maintenus ou créés. En 2018, dans le Loiret, le sous-traitant de produits cosmétiques chinois Beihao France s’est ainsi lancé, à Amilly, dans la fabrication de masques à l’eau florale et a créé vingt emplois. « On compte employer soixante personnes d’ici trois ans », a affirmé son directeur opérationnel, Yfan Chen, qui souhaite développer une gamme « Bellegarde » en lien avec les roses. « Comme quoi, on peut associer développement culturel et territorial… », a commenté François Bonneau.

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      experts sont présents lors du salon Objectif Entreprendre

    CRÉER, REPRENDRE... LES EXPERTS VOUS RÉPONDENT

    OBJECTIF ENTREPRENDRE

    Êtes-vous prêt à lancer votre entreprise ? Pensez-vous pouvoir reprendre une société ? Avez-vous les qualités requises pour vous lancer dans une telle aventure ? Le salon Objectif Entreprendre, organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de Touraine, va vous permettre d’identifier les plus et les moins de votre projet professionnel. Claire Seznec

    Chaque année, en Indre-et-Loire, 1 500 entreprises sont créées. À 95 %, elles n’ont qu’une seule personne en leur sein, le créateur. Ces deux dernières années, plus de 55 % des porteurs de projets de Touraine sont des femmes âgées entre 35 et 45 ans, généralement en fin de congé parental ou en reconversion. « Aujourd’hui, il est parfois plus facile de créer son emploi que d’être embauché, avance Gérard Vincent, vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Touraine en charge de la création-transmission-reprise d’entreprises. Mais tout le monde n’est pas fait pour ça... Il ne faut pas croire que c’est simple. » Pour s’en rendre compte, l’objectivité est de mise car les enjeux sont larges. Créer ou reprendre une entreprise est un véritable « projet de vie », autant professionnel que familial. Et le porteur de projet doit en avoir conscience. Il doit investir beaucoup de temps car « pour réussir, il faut que ce soit une obsession », affirme Gérard Vincent. Une autre qualité est requise pour ne pas échouer : « s’entourer des bonnes personnes, des bonnes compétences et rester humble : on ne peut pas tout connaître », spécifie-t-on à la CCI. Une méthodologie de travail doit être trouvée et tenue avec rigueur. Créer une entreprise n’est pas un « long fleuve tranquille » et les autres apportent au projet en racontant leurs expériences, en témoignant de leurs connaissances, en échangeant sur leur réseau. Quelquefois, le projet initial évolue tant, par les conseils des autres et les appétences du porteur, qu’il change complètement. « Il ne faut pas en avoir peur », estime Gérard Vincent.

    Des ateliers pour s’exercer

    Afin d’aider les porteurs de projet du département, la CCI Touraine a lancé le salon Objectif Entreprendre. L’an passé, 380 d’entre eux se sont inscrits. L’idée de cet événement ? Favoriser les rencontres entre les porteurs de projet et les experts (comptables, avocats, notaires, banquiers, assurances, de la protection sociale...) en une seule journée. « On les prend vraiment par la main, précise Gérard Vincent. Ils s’inscrivent ; la CCI les appelle pour les orienter vers les bons experts et prend même les rendez-vous pour le jour J. » Préparés, ils rencontrent donc un banquier, un assureur ou encore un avocat pour les aider dans leur projet. Certains s’inscrivent également dans des ateliers de groupe pour apprendre à « protéger le nom de sa société », pour réfléchir à la possibilité d’être franchisé, ou encore à comprendre les réseaux sociaux, « vecteur incontournable de business ». Deux autres ateliers vont permettre aux plus avancés dans leur projet de « se tester » : le mini-business Canvas, pour « se poser les bonnes questions, affiner son modèle économique et encore cibler les bons clients », et le pitch de projets, avec des questions du jury et un debrief. « Le jury est là uniquement pour écouter avec bienveillance et montrer les points à améliorer au porteur de projet, explique-t-on à la CCI Touraine. Il s’agit de guider ce dernier au mieux » pour réussir.

    d'infos

    Rendez-vous le mardi 18 juin, de 8h30 à 18h, à l’Hôtel de Ville de Tours.

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